Du fabuliste en général, mais surtout de La FoifTiUNE
2. CHATEAonRiAND (Génie du Christianisme, 3* partie, liv. IV, ch. v) : « II ne manquerait rien à BufTon, s'il avait autant de sensibilité que d'éloquence... Lisez l'admirable article du chien ; tous les clûens y sont... Qu'y manque-t-il enfin ? Le chien de l'aveugle. »
3..D00DAK {Mélanges et Lettres, t. I***, p. tZl) lui reproche cependant, mais avec beaucoup d'exagération, le défaut de simplicité: « Ce rhéteur, qui se croit naturel, parce qu'il perche sur les cèdres du Liban, en habit d'académicien . »
licables pour le soulagement du pauvre et Famélioration du sort des peuples. Par là, Buffon, malgré sa réserve, figure dans cette mission philosophique du xyiii® siècle, mission qui eut ses erreurs de zèle, ses imprudents apôtres et ses faux prosélytes, mais qui n'en fut pas moins grande dans l'intention comme dans ses effets, et dont l'intluence a transformé la société française et s'est étendue même sur les gouvernements absolus, qui la contestent ou l'accusent. Au milieu du mouvement intellectuel de son siècle, le pouvoir de Buffon fut dans son éloquence; et cette éloquence, exempte de passions et de querelles, tenait en grande partie à l'élévation même de ses études et au calme de sa vie.
(La Littérature au dix-huitième siècle, vingt-deuxième leçon *.)