‹ Les crochets du pere Martin drame en trois actesChapitre 65 sur 74 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

hôpital... Non... non! quand le bouillon est bu, faut remplir la marmite.

A ton âge... faire un métier pareil !

MARTIN

Quand on n’en a pas d’autre, ou fait ce qu’on peut dans ce monde et personne n’a rien à y voir. D’ailleurs, j’y ai mis bon ordre. (s« letant.) Le jour où j’ai rattaché sur ma veste la plaque de commissionnaire : Attends un peu, que j’ai dit, nous allons mettre à côté ma médaille de soldait Travail, patrie! Deux belles choses qui vont bien ensemble. C’est pas les paresseux et les filous qui portent ça sur la poitrine! Et s'il se trouve des blagueurs, on leur dira : Saluez et taisez-vous 1

GENEVIÈVE, le regardant arec admiration.

Pauvre cher homme!

MARTIN, ae replaçant près d’elle.

Et puis, bahl.. ça me rajeunit de vingt ans de me trouver là! Te souviens-tu, Geneviève, lorsque tu venais m’apporter mon dîner ? .

GENEVIÈVE

Ici, à cette même place.

MARTIN

Et qu’assis tous deux sur mes crochets'...

GENEVIÈVE

Comme nous voilà...

MARTIN

Vêtus comme nous voilà...

GENEVIÈVE

Et pas plus riches que maintenant...

Nous parlidns de notre tendresse...

GENEVIÈVE

De nos économies...

MARTIN

Et de notre garçon !

GENEVIÈVE

Je priais Dieu alors de nous le garder.

MARTIN

Et tu le pries maintenant de nous le rendre... Ça viendra, • ma femme, ça viendra... Allons, à ta santé... à la sienne.

GENEVIÈVE, tristement.

OÙ est-il, maintenant?

MARTIN, è part, voyant Amélie qui parait au fond.

Bon ! v’ià Mélie !

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