‹ Les crochets du pere Martin drame en trois actesChapitre 66 sur 74 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mêmes, AMÉLIE.

AMÉLIE, i part.

Ils sont ensemble... c’est le moment! (Accourant et gaiement.) Bonne nouvelle, mon parrain, bonne nouvelle!

GENEVIÈVE, virement.

Hein?., quoi donc? Qu’y a-t-il?

AMÉLIE

Tout à l’heure, en revenant de mes leçons, j’ai rencontré je facteur, et il m’a remis une lettre de lui.

GENEVIÈVE

Une lettre d’Armand!

MARTIN, A part.

Celle que j’ai dictée ce matin à la petite!

GENEVIÈVE

Et toi, tu restes là... tu ne bouges pas... Mais viens donc écouter.

MARTIN

Donne-moi donc le temps!

GENEVIÈVE, impatiente.

Ahl Dieu ! si je savais lire !.. Lis-nous donc ça, Mélie.

AMÉLIE, lisant.

« Mes bons parents!., ma santé est excellente, et j’espère qu’il en est de meme de la vôtre... »

GENEVIÈVE

Cher enfant! grâce au ciel il se porte bien I

AMÉLIE, lisant.

« Je travaille avec ardeur, je gagne de l’argent gros comme moi, et, un jour où l’autre, je vous rendrai le bonheur avec lequel je vous embrasse tendrement. »

GENEVIÈVE

Et parle-t-il de son retour ?

MARTIN

Attends donc, elle va sans doute y arriver.

AMÉLIE, lisant.

« Notre départ n’est pas encore fixé... »

GENEVIÈVE

Mon Dieu !

AMÉLIE, lisant.

« Mais le capitaine Dubourg vous fait bien ses compliments, sans compter mes respects que je joins à la présente, avec un souvenir pour Mélie, dont je suis toujours le frère, en attendant mieux, ce qui fait que je reste votre fils pour la vie.... Armand. »

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