SCÈNE VIII
Les mêmes, AMÉLIE.
AMÉLIE, i part.
Ils sont ensemble... c’est le moment! (Accourant et gaiement.) Bonne nouvelle, mon parrain, bonne nouvelle!
GENEVIÈVE, virement.
Hein?., quoi donc? Qu’y a-t-il?
AMÉLIE
Tout à l’heure, en revenant de mes leçons, j’ai rencontré je facteur, et il m’a remis une lettre de lui.
GENEVIÈVE
Une lettre d’Armand!
MARTIN, A part.
Celle que j’ai dictée ce matin à la petite!
GENEVIÈVE
Et toi, tu restes là... tu ne bouges pas... Mais viens donc écouter.
MARTIN
Donne-moi donc le temps!
GENEVIÈVE, impatiente.
Ahl Dieu ! si je savais lire !.. Lis-nous donc ça, Mélie.
AMÉLIE, lisant.
« Mes bons parents!., ma santé est excellente, et j’espère qu’il en est de meme de la vôtre... »
GENEVIÈVE
Cher enfant! grâce au ciel il se porte bien I
AMÉLIE, lisant.
« Je travaille avec ardeur, je gagne de l’argent gros comme moi, et, un jour où l’autre, je vous rendrai le bonheur avec lequel je vous embrasse tendrement. »
GENEVIÈVE
Et parle-t-il de son retour ?
MARTIN
Attends donc, elle va sans doute y arriver.
AMÉLIE, lisant.
« Notre départ n’est pas encore fixé... »
GENEVIÈVE
Mon Dieu !
AMÉLIE, lisant.
« Mais le capitaine Dubourg vous fait bien ses compliments, sans compter mes respects que je joins à la présente, avec un souvenir pour Mélie, dont je suis toujours le frère, en attendant mieux, ce qui fait que je reste votre fils pour la vie.... Armand. »