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tériens. Cette colonne fut d'abord commandée par le général de Courten, puis elle passa sous les ordres du lieutenant-colonel Giorgi ; elle entra, dans la soirée du 30 octobre, à Albano. Dans la nuit, lés bourgs et les châteaux avoisinants délaissèrent la cause garibaldienne et, à proximité des envahisseurs, ils poussèrent le cri unanime de : " Vive le Saint-Père! »
Le lendemain matin, Marino et Castel-Gandoltb envoyaient des députations au général pontifical, protestant de leur fidélité inviolable; on vit même la plupart des prisonniers que les garibaldiens avaient mis en liberté, venir se remettre entre les mains de leurs gardiens. Genzano, où un capitaine garibaldien était venu se placer dans le palais Césarini, y établissant le foyer de la révolte, Genzano renvei'sa les drapeaux plantés par les révoltés et prêta hommage-lige ^ Tout cela se passait quatre jours avant la déroute des garibaldiens à Mentana, et les populations purent à peine espérer le secours des troupes.
En attendant, le bon général Joseph Garibaldi, ayant reçu des nouvelles des gros bataillons conduits par Nicotera, nouvelles (Jui lui venaient d'un général (Orsini) qui dépendait de Nicotera, avec à peu près 24 officiers supérieurs , Garibaldi , disons-nous , comptait beaucoup sur l'aile gauche, et ordonnait à Nicotera de marcher immédiatement sur Rome. Il n'y a pas à douter qu'il n'ait multiplié par plusieurs voies cette consigne; nous en avons lu, nous l'affir-
(1) Rapports du délégué extraordinaire Apolloni, dans le.s doc. jnanusc. des archives du 30 octobre.