‹ Les croisés de Saint PierreChapitre 24 sur 32 · RETRAITE DES GA RIR ALDI E N S · texte numérisé non relu

RETRAITE DES GA RIR ALDI E N S

des mains de ses sicaircs de bas étage), l'aumônier du Casale qui, revenu de sa profonde consternation, fat, par la suite, conduit à Rome sur les caissons de l'arlillerie; cet homme indiqua aussi les lits sur lesquels Garibaldi et ses esclaves avaient passé la nuit en compagnie de Menotti ; ces lits étaient encore chauds ^

Nous avons nous-raême entendu ces vaillants ofliciers poaiilicaux regretter, avec une inconsolable amertume, de n'avoir pu arriver sur le terrain une heure plus tôt. « Car, disaient-ils, en nous comptant tous, nous étions bien neuf cents hommes armés; nous avions deux pièces de canon ; nous l'eussions acculé entre le Tibre et le Tevorone, et nous, les mercenaires, nous lui eussions, de grand cœur, donné un fameux bain froid gratis. » ]\Iais Garibaldi trompa ces songes couleur de rose par « la contremarche, » et l'ébouriffante gasconnadc des proclamations de conquête.

M. Castella, pensant que les masses qui battaient en retraite pourraient s'établir derrière quelque hauteur solitaire, et tenter de reprendre les positions qu'elles avaient abandonnées, y laissa une grand'garde de légionnaires et de zouaves; mais elle n'eut d'autre accident de guerre que celui, bien agréable, de recevoir le Roi de Naples, qui venait ce jour-là visiter les postes avancés, comme il s'était plu, pendant les journées précédentes, à se trouver aux postes

(1) Rapport général du coinmand/int feupèiieur Zappi, (l;ms les documents manuscrits des archives, à la date du 5 novembre ; Kcla.tions spéciales; Mencacci, lieu cité.

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