NOUVELLES TENTATIVES, ETC
et du comité central de Florence). S'il était vrai qu'en nous rendant la politique du gouvernement italien favorable, nous avions moyen de nous rendre la politique du gouvernement français moins contraire, s'il sufiisait, pour cela, de faire une promesse de sang (Garibaldi dit : quelques coups de fusil tirés dans Rome), nous étions disposés à tenir cette promesse, en dépit de nos très-minces ressources, et à poursuivre. »
En attendant, lorsque la détermination des sicaires de Rome fut connue à Florence, les journaux du parti reprirent leur jactance , se moquèrent des catholiques, qui ne triomphaient que parce que la tentative d'invasion n'avait pas réussi. Le comité central, guide et âme de Cucchi, emboucha la trompette avant tous les autres, particulièrement dans le bulletin du 24 :
« L'alïaire n'est qu'à peine commencée... l'insurrection va reprendre sa marche avec la plus grande
vigueur Ceux qui connaissent le développement
des insurrections populaires, comprendront la suspension actuelle et l'énergie avec laquelle l'action va recommencer. Rome fera son devoir. »
Ce fut avec des sentiments de cette nature que les attentats se poursuivirent dans Rome, attentats replâtrés, pour ainsi dire chaque jour, et chaque jour éventés, quelquefois sanglants, mais toujours lâches, jusqu'au moment où les bataillons français vinrent détruire, pour le gouvernement italien, tout espoir de réussite.