‹ Les croyances populairesChapitre 13 sur 35 · XVI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XVI AVANT-PROPOS

tementdcs inconnus. J'avais entendu, dès mes années d'étudiant, signaler les frères Elic et Elisée Reclus comme des hommes d'une haute tenue morale. Si le hasard ne m'avait pas rapproché d'eux, il m'avait mis jadis, dans l'ancienne, pittoresque et quelque peu somnolente ville d'Orthez, en contact avec leurs parents, avec le pasteur Reclus, vieillard respecté qui se livrait avec un goût particulier à des spéculations prophétiques sur l'Apocalypse, avec Mn>e Reclus mère, qui dirigeait l'éducation des jeunes (illes prolestantes de la vieille cité calviniste.

Quand M. Elle Reclus m'eut désigné pour assurer la suite de ses études religieuses, je fus tout naturellement désireux de me mettre en relations avec les siens : avec son fils, dévoué lui aussi aux causes paternelles, avec son frère Elisée qui n'a pu survivre que de peu à la disparition de son aîné, avec sa veuve, également défunte depuis et chez laquelle la paralysie n'empêchait pas de surprendre, inextinguible comme la lampe des églises, la flamme du culte voué à celui dont elle avait partagé l'existence. M"'& Reclus fit l'efTort de me recevoir, voulut bien m'exprimer sa gratitude et manifesta par un accueil, dont j ai gardé un profond souvenir, combien son cœti*' s'ouvrait pour ceux que son mari avait jugés dignes de son amitié. Elle me remit un portrait d'Elie Rebltifs, que je reçus avec une respectueuse émotion de Ses mains tremblantes et auquel j'ai réservé une place d'honneur parmi les objets familiers de mon cabinet de travail.

Mais c'était l'homme dans ses livres et dans son

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