‹ Les croyances populairesChapitre 6 sur 35 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

n'avait pas achevé son programme ; il lui fallait, apcès avoir exposé les croyances et rites populaires, traiter des grandes religions historiques de l'antiquité, puis de l'évolution religieuse et philosophique des temps modernes. Mais ces derniers chapitres ne constituaient, à le bien prendre, qu'un complément de l'œuvre entreprise, et en somme, une partie non essentielle du cadre à remplir. En effet, l'éminent philosophe et sociologue s'était proposé avant tout d'étudier « la Religion » dans les faits, rites et pratiques qui forment son substratum, dans ce qui constitue sa couche profonde, constante, identique à elle-même aussi bien dans les cultes savants professés par les nations modernes, — christianisme dans ses différentes branches, islamisme, religions de l'Inde, de la Chine et de l'Extrême-Orient, — que dans les religions primitives, dites des non-civilisés. Après avoir, sinon épuisé, tout au moins traité d'une façon très suffisamment complète ce sujet dans ses leçons de Bruxelles, il n'avait plus, pour achever sa tâche, qu'à travailler sur les ouvrages imprimés, à la portée de tous, qui ont mis les études d'histoire religieuse dans une si satisfaisante condition, qu'il s'agisse de l'Inde ou de la Perse ancienne, de l'Egypte ou de TAssyrie-Babylonie, des religions de la Grèce, de l'Italie ou de l'Empire romain et du groupe, toujours capital à nos yeux, des religions issues du judaïsme. Sur tous ces points. Elle Reclus ne pouvait pas — et n'avait certes pas la prétention — d'apporter une œuvre nouvelle ; tout au plus pourrait-on dire, qu'il aurait rajeuni ces grands sujets d'étude et de méditation par la génialité primesautière d'une psychologie très avisée et par les qualités de pénétrante intuition, qu'on, appréciera

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