‹ Les croyances populairesChapitre 9 sur 35 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

ensemble. Or, si l'ordre déduit de vues méthodiques a présidé à la constitution du plan général, chacun des sujets traités — qu'il comporte une ou plusieurs leçons ou seulement, en raison de sa moindre importance, partie d'une leçon — est développé comme un thème de psychologie, de manière à rattacher les idées ou pratiques les plus étrangères en apparence à nos habitudes contemporaines, à des expériences familières à tous.

Voici, dans le présent volume, une leçon (la deuxième) intitulée « La Mort et la Survie » ; l'auteur a disposé ses matériaux dans Tordre suivant : « De tous les spectacles, celui de la mort est le plus émouvant. Nous autres civilisés, nous avons accepté la fatalité et la mort ; mais les peuplades sauvages continuent à croire que la mort ne devrait pas être, qu'elle est le résultat d'un accident ou qu'elle est causée par la haine des ennemis ou de méchants sorciers. En tout cas, on voulut que la vie continuât outretombe. Les primitifs font de cette vie posthume la continuation pure et simple de la vie actuelle ; les peuples civilisés admettent qu'elle la continue pour punir le vice et récompenser la vertu. De ces Paradis et de ces Enfers, les sorciers rapportèrent des révélations, qui constituèrent la première science et la première morale, etc.»

On saisit par cette simple lecture l'habile progression qui a permis à l'écrivain de rattacher à de fortes émotions, auxquelles nul n'a pu échapper, — et je recommande particulièrement la page éloquente, toute vibrante encore d'une expérience de la première enfance de Tauteur, par laquelle s'ouvre la leçon, — le travail de réflexion aboutissant, selon les âges et

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