TOME I. o
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répondent à l’ordre des arachnides antennistes de M. de Lamarck. L’organe de la vision n’est ordinairement , dans ces animaux , qu’un assemblage plus ou moins considérable d’yeux lisses , sous la forme de petits grains. Les ordres suivants composent la classe des insectes du même naturaliste. Par ses rapports naturels , celui des suceurs , qui ne comprend que le genre puce , semble devoir terminer la classe. Mais comme je mets en tête les insectes qui n’ont point d’ailes, cet ordre ^ pour la régularité de la méthode, doit succéder immédiatement à celui des parasites.
Quelques naturalistes anglais ont établi, d’après la considération des ailes, de nouveaux ordres ; mais je ne vois pas la nécessité de les admettre , à l’exception cependant de celui des strésisptères , dont la dénomination me paraît vicieuse (i), et que j’appellerai rhipiptères (2).
Le premier ordre , les Myriapodes , a plus de six pieds ( 24 et au-delà ), disposés dans toute la longueur du corps, sur une suite d’anneaux, qui en portent chacun une ou deux paires, et dont la première , et même dans plusieurs la seconde, semblent faire partie de la Louche. Ils sont aptères (5).
(x) Ailes torses. Les parties que Ton prend pour des éljrtres n’en sont pas. Voyez cet ordre.
(2) Ailes en éventail.
(3) Privés d’ailes et d’écusson.
EN GÉNÉRAL
Le second ordre, les Thysanoures , a six pieds , et l’abdomen garni sur les côtés de pièces mobiles, en forme de fausses pattes, ou terminé par des appendices propres pour le saut.
Le troisième ordre, les Parasites, a six pieds, manque d’ailes, n’offre pour organes de la vue , que des jeux lisses ; leur bouche est , en grande partie, intérieure, et ne consiste que dans un museau renfermant un suçoir rétractile , ou dans une fente située entre deux lèvres, avec deux mandibules en crochet
Le quatrième ordre , les Suceurs, a six pieds, manque d’ailes (i) ; leur bouche est composée d’un suçoir renfermé dans une gaine cylindrique, de deux pièces articulées.
Le cinquième ordre, les Coléoptères, asix pieds, quatre ailes, dont les deux supérieures en forme d’éj tuis; des mandibules et des mâchoires pour la mastication ; les ailes inférieures pliées simplement en j travers , et les étuis crustacés (toujours horizontaux). Ils subissent une métamorphose complète, j Le sixième ordre , les Orthoptères (2) , a six
(1) Us subissent des métamorphoses , et acquièrent des organes locomotiles, qu’ils n’avaient pas à leur naissance. Ce caractère est commun | aux ordres suivants , mais dans ceux-ci la métamorphose développe une i autre sorte d’organes locomoliles, lés ailes.
j (2) De Ge'er avait établi cet ordre et lui avait donné le nom de der j maptères , qu’Olivier a changé mal à propos en celui d’ orthoptères . Nous j conservons cependant ce dernier, parce que les naturalistes 'français l’ont généralement adopté.
DES INSECTES
pieds; quatre ailes, dont les deux supérieures en forme d’étuis; des mandibules et des mâchoires pour la mastication ( recouvertes à leur extrémité par une galète ) ; les ailes inférieures, pliées en deux sens , ou simplement dans leur longueur, et les étuis ordinairement coriaces, le plus souvent croisés au bord interne ; ils ne subissent que des deipi-métainorplioses.
Le septième ordre , les Hémiptères, a six pieds; quatre ailes, dont les deux supérieures en forme d’étuis crustacés, avec l’extrémité membraneuse , ou semblables aux inférieures , mais plus grandes et plus fortes ; les mandibules et les mâchoires remplacées par des soies formant un suçoir, renfermé dans une gaine d’une seule pièce, articulée, cylindrique ou conique, en forme de bec.
Le huitième ordre , les Névroptères, a six pieds; quatre ailes membraneuses et nues; des mandibules et des mâchoires pour la mastication ; leurs ailes sont finement réticulées, et les inférieures sont ordinairement de la grandeur des supérieures , ou plus étendues dans un de leurs diamètres.
Le neuvième ordre, les Hyménoptères, a six pieds; quatre ailes membraneuses et nues ; des mandibules et des mâchoires pour la mastication ; les ailes inférieures plus petites que les supérieures; l’abdomen des femelles presque tonjours terminé par une tarière ou par un aiguillon.
Le dixième ordre , les Lépidoptères, a six pieds;
EN GÉNÉRAL
quatre ailes mepibraneuses >■ couvertes de petites ! écailles colorées, semblables à une poussière ; une pièce cornée, en forme d’épaulette , rejetée en arrière, insérée au-devant de chaque aile supérieure ; les mâchoires remplacées par deux filets tubulaires, réunis et composant une espèce de langue roulée en spirale sur elle-même (1).
Le onzième ordre , les Rhipiptères , a six pieds ;
Jl deux ailes membraneuses et plissées en éventail ;
' deux corps crustacés, mobiles, en forme de petits élytres , situés à L'extrémité antérieure du thorax (2); et pour organes de la manducation, simples mâchoires , en forme de soies , avec deux palpes.
Le douzième ordre , les Diptères, a six pieds ; i deux ailes membraneuses, étendues, accompagnées,
| dans presque tous, de deux corps mobiles , en forme de balanciers, situés en arrière d’elles; et pour ! organes de la manducation , un suçoir d’un nombre variable de soies , renfermé dans une gaine ioarticulée , le plus souvent sous la forme d’une trompe , j terminée par deux lèvres.
S| (1) Spiritrompe. Voyez les .généralités de la classe. Le thorax des Lé | pidoptères a plus d’analogie avec celui des Névroptèrei qu’avec celui des Hyménoptères, la segment que j’ai nommé médiaire paraissant faire partie de l’abdomen , tandis que , dans ceux-ci et les Diptères , il est in corporé avec le thorax.
(à) Formés , à ce que nous présumons, par des pièces analogues aux épaulettes ou pléry godes des lépidoptères.
INSECTES MYRIAPODES