‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 63 sur 85 · LE SECOND ORDRE DES INSECTES · texte numérisé non relu

LE SECOND ORDRE DES INSECTES

Les THYSANOURES (Thysanoura.),

| Comprend des insectes aptères , portas seulement sur six pieds, sans métamorphose , et ayant de

j (1) Scolopendre/, morsitans. Lin.; De Géer, Insect. , VII, xliii, 1. Voyez , pour d’autres espèces, le troisième vol. du Zoolog. miscellany du docteur Leach; la Scolopendra gigantea de Linnæus (Brown., Jam. , xlîi, 4 ), et d’autres grandes espèces, mais incomplètement décrites.

(2) Crytops hortensis, Zool. misc.,cxxxix; ejusd., ib. ; Crytops S avignii,

' (3) S . electrica , Lin. ; Frifch. , Insect, , XI, vin, 1; — - S. occiden-

ta lis , lin.; List. itin. , vi ; — S. phosphorea , lin. Tombée du ciel

54o INSECTES THYS ANOURES.

plus, soit sur les côtés, soit à l’extrémité de l'abdomen , des organes particuliers de mouvement.

La famille première des Thysanoures, celle

Des Lépismènes (Lepismenæ. Lat. ),

À les antennes en forme de soies, et divisées, dès leur naissance, en un grand nombre de petits articles ; des palpes très distincts et saillants à la bouche; l’abdomen muni de chaque côté , en dessous, d’une rangée d’appendices mobiles, en forme de fausses pattes , et terminé par des soies articulées , dont trois plus remarquables; et le corps toujours garni de petites écailles luisantes. * .

Elle ne comprend qu’un genre de Linnæus.

Les Lépismes. (Lepisma. L.)

Leur corps est alongé et couvert de petites écailles, souvent argentées et brillantes, ce qui a fait comparer l’espèce la plus commune à un petit poisson. Les antennes sont en forme de soies, et ordinairement fort longues. La bouche est composée d’un labre, de deux mandibules presque membraneuses, de deux mâchoires à deux divisions, avec un palpe de cinq à six articles, et d’une lèvre à quatre découpures et portant deux palpes à quatre articulations. Le thorax est de trois pièces. L’abdomen , qui se rétrécit peu à peu vers son extrémité postérieure, a, le long de chaque côté du ventre, une rangée de petits appendices portés sur un court article,

sur un vaisseau , à 100 milles du continent. Voyez le tome troisième du ■Zool. miscelîaoi. de M. Leaeh. Geophilus maritimus , cxl , x , 2; — * G. Jongicornis , Tab. ead. , 3-6, et quelques autres espèces,

FAMILLE DES LÉPISMÈNES. 34 1

et terminés en pointes soyeuses ; les derniers sont plus longs ; de l’anus sort une espèce de stylet écailleux , comprimé et de deux pièces; viennent ensuite les trois soies articulées , qui se prolongent au-delà du corps. Les pieds sont courts, et ont souvent des hanches très grandes , fortement comprimées et en forme d’écailles.

| Plusieurs espèces se cachent dans les fentes des châssis qui restent fermés , ou qu’on n’ouvre que rarement, sous des planches un peu humides, dans les armoires. D’autres vivent retirées sous les pierres.

Ces insectes courent très vite ; quelques-uns sautent par le moyen des filets de leur queue.

On en fait deux sous-genres.

Les Machiles. (Màchilis. Latr. — Petrobias. Leach. )

Dont les yeux sont très composés, presque contigus, et occupent la majeure partie de la tête; qui ont le corps convexe et arqué en dessus , et l’abdomen terminé par des petits filets propres pour le saut, et dont celui du milieu, placé audessus des deux autres , est beaucoup plus ioug.

Les palpes maxillaires sont très grands et en forme de petits pieds. Le thorax est étranglé, avec son premier segment plus petit que le second et en voûte.

Ces insectes sautent très bien et fréquentent les lieux pierreux et couverts. Toutes les espèces connues sont d’Euj rope(i).

Les Lépismes. (Lepisma. Lin. — Forbicina. Geoff. Leach. )

Qui ont les yeux très petits, fort écartés, composés d’un petit nombre de grains ; le corps aplati , et terminé par trois filets de la même longueur , insérés sur la même ligne , ét ne | servant point à sauter.

(i) Lepisma polypoda , Lin.; L saccharina , Vill , Entom. ? Lin., IV, xi, i; Roem., Gener. , insect. , xxix, i ; Éorbicine cylindrique, Geoff. ; — Lepisma thezeana , Fab. ; — Petrobius marilimus, , Leach, Zoolog. miscellan. , cxlv.

INSECTES THYSANOURES.

Leurs hanches sont très grandes. La plupart des espèces se trouvent dans l'intérieur des maisons.

Le Lépisme du sucre ( L. saccharina , Lin. ), — la Forbi cine plate. y Geoff. , Insect., Il, xx, 3 y Schœff., Elem. en- * tom., lxxv 5 long de quatre lignes, d'une couleur argentée et un peu plombée, sans taches, est, dit-on , originaire de l'Amérique, et devenu commun dans nos maisons.

On trouve souvent avec lui et dans les mêmes lieux le Lépisme rubanné ( vittata , Fab.), qui a le corps cendré , pointillé de noirâtre, avec quatre raies de cette dernière couleur le long du dos de l'abdomen. 11 y en a d'autres espèces sous les pierres.

La seconde famille des Thysanoures, celle

Des PODURELLES ( Podurellæ. Lat. ),

Dont les antennes sont de quatre pièces, dont# la bouche n’offre point de palpes distincts et saillants , et qui a l’abdomen terminé par une queue fourchue, appliquée, dans l’inaction, sous le ventre, et servant à sauter , ne forme aussi dans Linnæus qu’un genre.

Des PODURES. (PODURA. L. )

Ces insectes sont très petits, fort mous, alongés, avec la tête ovale et deux yeux formés chacun de huit petits grains. Leurs pieds n’ont que quatre articles distincts. La queue est molle , flexible et composée d'une pièce inférieure , mobile à sa hase , à l'extrémi té de laquelle s’articulent deux tiges, susceptibles de se rapprocher, de s’écarter ou de se croiser , et qui sont les dents de la fourche. Ces insectes peuvent redresser leur queue , la pousser avec force contre le plan de position , comme s’ils débandaient un ressort, et s^élever ainsi en l’air, et sauter , de même que les puces , mais h une hauteur

INSECTES PARASITES. 5/^î)

moindre. Ils retombent ordinairement sur le dos, la queue étendue en arrière. Le milieu de leur ventre offre une partie relevée , ovale et divisée par une fente.

Les uns se tiennent sur les arbres, les plantes, sous les écorces ou sous les pierres ; d’autres , à la surface des eaux dormantes, quelquefois sur la neige même, au temps du dégel. Plusieurs se réunissent en sociétés nom* breuses , sur la terre , les chemins sablonneux , et ressemblent de loin à un petit tas de poudre à canon. La multiplication de quelques espèces paraît se faire en hiver.

Les Podures proprement dites. (Podura. Latr.)

Ont les antennes de la même grosseur et sans anneaux ou petits articles à la dernière pièce. Leur corps est presque linéaire ou cylindrique, avec le tronc distinctement articulé, et l’abdomen étroit et oblong(i).

Les Smynthures. ( Smynthurus. Latr. )

Ont les antennes plus grêles vers leur extrémité, et terminées par une pièce annelée ou composée de petits articles. Le tronc et l’abdomen sont réunis en une masse globuleuse ou ovalaire (2).

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