TOME I
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est aussi très commune. Elle est de moitié plus petite, avec les élytres bleues et presque lisses. Celle que M. Bo nelli a distinguée sous le nom de glabratus n’en diffère que par le défaut de taches aux antennes.
Le Brachine pistolet ( Brachinus sclopeta , Eab. • Hist. natur. des coléop. d’Eur., Il , ix ? 3) ressemble tout-à-fait à la dernière, mais s’en distingue, ainsi que des précédentes, par la suture des élytres, qui est d’un rouge fauve, depuis la base jusqu’au milieu. Le corps est aussi proportionnellement plus large et de la même couleur, tant en dessus qu’en dessous.
Une autre espèce , le Brachine bombarde ( Brachinus bombarda , llig.j Hist. nat. des coléopt. d’Eur., II, ix , 2), tient le milieu entre la dernière et la première. Les élytres ont autour de Eécusson une taéhe fauve, mais qui ne se prolonge pas le long de' la suture.
Le département de l’Hérault nous offre deux autres jolies espèces, l’une ( exhalans ) ayant les élytres d’un bleu obscur, avec quatre pointsjaunâtres , et l’autre ( causticus ) J. toute fauve, avec une bande le long de la suture et une i{ tache postérieure noirâtre (1).
Nous avions d’abord (Hist. nat. des coléopt. d’Eur.) placé le genre Catascopus de M. Kirby après les brachines. Nous 1 pensons, d’après un nouvel examen, qu’il appartient plutôt à la section des simplicimanes. L’extrémité postérieure 1 des élytres offre bien une échancrure profonde , mais elle se termine en pointe, du côté de la suture, et n’est point tronquée. Plusieurs espèces de cette division présentent aussi le même sinus, quoique cependant moins profond et moins 1;
aigu.
Entre les brachines et les catascopes, M. le comte Dejean ( Spec., I, p. 226) place le genre Corsyra de M. Steven , qui a pour type le Qymindis fusilla de l’Entomographie delà 'Russie par M. Fischer ( I, xn, 3 ). Il diffère de ce dernier par ses tarses, dont les crochets sont simples. Le corps est d’ailleurs aplati , comme dans le précédent et autres sous-genres voisins, court , assez large, avec les palpes filiformes, lemen-
(1) Voyez les ouvrages cités aux sous-genres précédents.
FAMILLE DES CARNASSIERS. 3jl
ton unidenté, le labre transversal , le corselet plus large que la tête et presque demi orbiculaire.
On n’en connaît qu’une seule espèce.
Les autres Carabiques de la même division , et dont les chrocbets sont pareillement simples , s’éloignent des précédents par la forme de leur tête, qui est resserrée brusquement dès sa naissance, et présente l’apparence d’un cou ou d’une rotule.
Viendront d’abord ceux dont les tarses sont presque identiques dans les deux sexes, subcylindriques ou linéaires, et dont le pénultième article au plus est profondément échancré ou bilobé.
Tantôt les palpes extérieurs sont filiformes ou peu renflés au bout, avec le dernier article presque ovalaire; la tête a la même forme , et se rétrécit graduellement en arrière des yeux. Le premier article des antennes est tou jours court ou peu alongé. Le corselet est toujours étroit et aîongé. Le corps est assez épais. L’échancrure du menton offre une dent dans son milieu. La languette est presque carrée, avec les paraglosses saillantes et allant en pointe.
Les Casnonies. (Casnonia. Latr.* — Ophîonœa . Rlug.)
Dont le corselet a presque la forme d’un cône tronqué ou d’un cylindre rétréci antérieurement (i).
Les Leptotracheles. ( Leptqtrachelus. Latr. )
Où cette partie du corps est à peu près cylindrique, sans rétrécissement sensible en devant* où les élvtres ne sont point tronquées, et dont les tarses ont leur pén ultiëme article bilobé (2).
(1) Consultez l’Entomol. brasil, de M. Klüg ; le Species général de M. le comte Dejean,tom I, pag. 170 ; FHist. nat. des coléopt. d’Euï. , fasc. Il, vit , 6. L’espèce qui est figurée ( cycinocephala ) forme, à raison du pénultième article des tarses , une division particulière. Elle se trouve au Bengale. Toutes les autres , et dont la principale est F altelabus pen sylvanicus de Linnæus , sont américaines, et ont îous les articles des tarses entiers.
(2) Odocantha dorsaiis ,'Eab .
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Les Odacanthes. QOdacantha. Payk., Fab. )
Semblables, quant au corselet , mais à élv très tronquées et à articles des tarses entiers.
L’espèce servant de type au genre, YOdacanthe mêla nure ( OcLacantha melanura , Fab. ; Ciairv. , Entom. Helv. IL v.: Hist. nat. des coléopt. d’Eur., 11, x. 6) , est longue de trois lignes, d’un bleu verdâtre, avec les élytres, leur -extrémité excepté , d’un jaune roussâtre. La base des antennes, la poitrine et la majeure partie des pattes sont aussi de cette couleur. Le bout des élytres est d’un bleu noirâtre. Cette espèce fréquente les lieux aquatiques, et habite plus particulièrement les départements du nord de la France , l’Allemagne et la Suède ( i ).
Tantôt les palpes extérieurs sont terminés par un article plus gros, en forme de cône renversé ou triangulaire ; la tête, immédiatement après les yeux , est brusquement rétrécie, et d’une forme triangulaire ou de celle d*un cœur.
Les uns, dont le corps est aplati , et que Fabricius a placés avec ses galérites , ont tous les articles des tarses entiers, le corselet en forme de cœur, tronqué postérieurement, et les mandibules ainsique les mâchoires de longueur ordinaire ou peu saillantes.
Le premier article des antennes est en cône renversé et alongé.'La languette est carrée, et ses divisions latérales sont lepîus souvent aussi longuesqu’elie. On aperçoit une dent au milieu de l’échancrure du menton. Ces carabiques, dont les espèces indigènes se trouvent sous les pierres, les écorces d’arbres, et lepîus souvent près des eaux, forment les trois* sous-genres suivants :
Les Zuphies. (Zuphium. Latr. )
Qui ont le premier article des antennes aussi long au moins que la tête, et les palpes maxillaires extérieures fort alongés (a)
(1) L ' Odavantha tripustulata de Fab. est une espèce de notoxe.
(2) Galerila olens , Fab. ; Ciairv., Entom. Helv., II, xvn , A , a , Hist. nat, des coîe'opt, d’Eur. , fasc. II, x, 3.