‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 70 sur 85 · JJ · texte numérisé non relu

JJ

Les PoLlSTIQUES. (PoLiSTI CHUS. Bon. )

IOù, comme dans le sous-genve suivant , le premier article des antennes est plus court que la tête, et où les palpes maxillaires sont de longueur ordinaire ; mais dont les second, troisième et quatrième articles des tarses, ceux des deux antérieures surtout, sont courts , presque orbiculaires, et dont la languette terminée supérieurement par un bord droit, a ses divisions latérales saillantes, en forme d’oreillettes arquées, étroites et pointues (i).

Les Helluo. (Helluo. Bon. )

IQui ne se distinguent guère du sous-genre précédent que par leur languette entièrement cornée, arrondie au bout supérieur, et sans divisions distinctes. Les espèces sont toutes exotiques (2).

Les autres, et qui, avec ceux qui suivent immédiatement, paraissent se rapprocher beaucoup des brachines (3), ont le pénultième article de tous les tarses profondément bilobé ; les mandibules et les mâchoires longues, étroites et avancées; le corps assez épais , avec la tête en forme de triangle étroit et alongé , et le corselet presque cylindrique, un peu rétréci j postérieurement.

; Le premier article des antennes est fort long et rétréci à ;i ■

' (1) Galerita fasciolata , Fab. ; Clairv. , ibid. , B, b; Hist. natur, des

|) coléopt. d’Eur. , ibid., 4; — Polislicus discoideus , ibid. , 5. V oyez le

! Species génér. de M. le comte Dejean , ï , pag. \ 94.

(2) Helluo costatus , Hist. nat. des coléopt. d’Eür. , fasc. IL, vi, 5, — - Galerita hirta , Fab. Voy ez le Species génér „ de M. le comte Dejean , Il I , pag. a83.

Un helluo inédit du Brésil me paraît devoir former un nouveau sous- ! genre, à raison de ses palpes filiformes, et dont le dernier article est cylin-

|j drique.

(3) Les Dryptes ont aussi des rapports avec les Gychrus., et paraissen t j lier les Cicindelètes avec la section des Carabiques grandipalpes. Pluj sieurs sections de cette famille semblent se rattacher , comme autant de rameaux, aux Cicindèîes. La plupart des autres familles d’insectes sont j dans le même cas, ou forment des troncs ramifiés. En un mol, des séries continues n’existens pas dans la nature.

sa base. Le menton est presque en forme de croissant, sans dent au milieu de l’échancrure. La languette est saillante , étroite, presque linéaire , et terminée par trois épines, et accompagnée de deux petites paraglosses. Le dessous des tarses est garni de duvet. Tels sont les caractères

Des Dryptes. (Drypta. Latr. , Fab. )

Toutes les espèces connues sont de Fancien continent ou delà Nouvelle-Hollande. On en trouve deux en Europe, et toujours à terre. La plus commune et la Drypte échancrée ( Drypta emarginata , Fab. ) Clairv., Entom. Helv., Iï , xvïi } Histoire naturelle des coléoptères d’Europe , fasc. Iï, x, i )$ elle est longue d’environ quatre lignes, d’un beau bleu azuré, avec la bouche, les antennes et les pattes fauves. L’extrémité du premier article des antennes et le milieu du troisième sont noirâtres. Les élytres ont des stries pointilléesj elle est plus commune dans le midi de la France qu’au nord. M. Blondel fils l’a trouvée cependant en abondance dans une localité des environs de Versailles (i).

Succèdent maintenant des carabiques très analogues aux précédents par leurs caractères divisionnaires , mais qui s’en éloignent par la forme des tarses. Les quatre premiers articles, ou du moins ceux des tarses antérieurs des, mâles, sont très dilatés et bifides ÿ le pénultième de tous est dans les deux sexes constamment échancré ou dilaté. Les palpes extérieurs et le premier article des antennes sont toujours longs.

Les Trichognâthes. ( Trichognatha. Latr. )

Ont le dernier article des palpes extérieurs en forme de cône renversé et alongé , et une saillie triangulaire et velue au côté extérieur des mâchoires. Les palpes sont fort longs. Le labre offre deux crenelures et trois dents obtuses. Le sommet de la languette est armé de trois épines. Les quatre Tarses posté-

(i) Voyez , pour les autres espèces, FHist. natur. des cole'opt. d’Eur., fasc. Il, x, 2, et le Species géne'r, de M. le comte Dejean, tom. I , pag. 182.

FAMILLE DES CARNASSIERS. 5j5

rieurs ne sont point dilatés , du moins dans les femelles. L’insecte ( marginipennis) servant de type a été apporté du Brésil , par le célèbre botaniste M. de Saint-Hilaire.

Les Galerites. (Galerita. Fab.)

Qui diffèrent des sous-genres précédents par leurs palpes extérieurs, dont le dernier article est triangulaire, ou eri forme de hache , et par leurs mâchoires non dilatées au côté extérieur.

Les deux tarses antérieurs des mâles sont élargis ; les échancrures des quatre premiers articles sont aiguës , et leurs divisions internes sont plus grandes et plus prolongées que les extérieures. La languette est tridentée au sommet et ses paraglosses sont très distinctes. L’échancrure du menton est unideutée.

Quelques espèces ( Galerita occidentalis , Dej . * — G. a fri cana , ejusd.), forment par leur tête ovalaire , leur cor selet plus alongé et plus étroit, une division particulière La plupart sont américaines (1).

Les Cordistes. ( Cordistes. Latr. — Calophœna . Klüg. — Odocantha. Fab. )

Ont les palpes extérieurs filiformes et terminés par un ai ticle ovalaire et pointu.

Les quatre premiers articles de tous les tarses sont dilatés. Le premier est en forme de cône renversé et alongé m7 les lobes des deux suivants sont égaux, étroits et pointus ; le quatrième est en forme de cœur ou de triangle renversé , sans échancrure; sa face supérieure est excavée, pour Fin sertion du suivant. La tête est presque ovalaire (•’■}•

Nous terminons cette section par ceux dont les crochets des tarses sont dentelés en dessous, en manière de peigne,

(x) Voyez le second fascicule de FHist. natur. des coléopt. d’Eur,, et îe premier volume du Spec. génér. deM. le comte Dejean.

(2) VojezXe. second fascicule de FHist. natur. des cole'opt. d’Eur, ■ le ! premier volume du Spec. génér. de M. le comte Dejean, et principale- | ment FEntom. brasiF, specimen de M. le doct Klüg. Toutes les espèces décrites sont de F Amérique méridionale.

Oj6 INSECTES COLÉOPTÈRES.

et nous commencerons par ceux dont la tête ovalaire ou ovoïde, est séparée du corselet par un étranglement brusque , très prononcé, formant une sorte de nœud ou de rotule. Le pénultième article de leur tarse est toujours divisé jusqu’à sa base en deux lobes; les précédents sont larges, en forme de cœur ou de triangle renversé. Le premier article des antennes est peu alongé. Toutes les espèces connues sont du nouveau continent.

Les Cténodactyles. (Ctenodactylâ. Dej.)

Leurs palpes extérieurs sont filiformes, avecle dernier article,, ovalaire. Le corps est peualongé aplati, avecle corselet presque en forme de cœur alongé et tronqué postérieurement (1).

Les Agrès. (Agra. Fab. )

Les palpes maxillaires extérieurs sont filiformes , et les labiaux. se terminent par un article plus grand , sécuriforme ou triangulaire. Le corps est long, étroit, avec le corselet en forme de cône alongé , rétréci en devant.

Le menton est suborbiculaire, avec une dent au milieu de l’échancrure, La languette est presque cylindrique, sans paraglosses bien distinctes (2).

Maintenant la tête n’est point distincte du corselet par un étranglement très brusque , en forme de nœud ou de rotule (3). Les articles des tarses sont entiers dans plusieurs, et les premiers sont rarement dilatés. Le corps est toujours aplati. Les paraglosses ne sont jamais saillantes, et forment simplement une marge membraneuse , arrondie ou obtuse au bout.

Ici le corselet est isométrique ou plus long que large , eti

(1) Ctenodaclyla Chevrolatii , Dej. , Spec., I, pag. 223.; de Cayenne.

(2) Voyez l’excellente Monographie de ce genre publiée par le docteur Klüg ; le second fasc. de l’Hist. nat. des coiéopt. d’Eur. , et le premier tome du Spec. géne'r. deM. le comte Dejean. Toutes les espèces sont de l'Amérique intra tropicale.

(3) Un peu retre'cie postérieurement dans les Démètrias et les Dromies , mais point fîxc'c au corselet par une rotule.

FAMILLE DES CARNASSIERS, forme de cœur, tronqué postérieurement. Le corps estalongé. Tels sont :

Les Cymindis. (Cymindis. Latr. — Cymindis , anomæus. Fisch.

— Tarus. Clairv. — Carabus. Fab. )

Qui ont les palpes maxillaires extérieurs filiformes ou guère plus gros à leur extrémité, avec le dernier article presque cylindrique; et le même des labiaux plus grand, presque en forme de hache ou de triangle renversé, dans les mâles au moins; dont la tête n’est point rétrécie postérieurement, et dont tous les articles des tarses sont entiers et presque cylindriques (i).

Les Calleïdes. (Calleida. Dej. )

Entièrement semblables aux cymindis, aux tarses près, le pénultième article étant bifide, et les précédents triangulaires. Ce sous-genre est propre à FAmérique (2)

Les Démétrias. (Démétrias. Bon.)

Analogues aux calléides par les tarses , mais ayant la tête ovalaire, rétrécie postérieurement, et tous les palpes extérieurs presque filiformes, avec le dernier article presque ovoïde ou subcylindrique.

Ce sous-genre, ainsi que le suivant, se compose de très petites espèces, fréquentant, pour la plupart, les lieux aquatiques ou humides et couverts, et presque toutes européennes (3).

Les Dromies, ( Dromias. Bon.) -

Généralement aptères, à articles des tarses entiers, d’ailleurs semblables aux démétrias (4).

Là , le corselet est sensiblement plus large que long , en forme de segment de cercle ou de cœur, largement et transversalement tronqué postérieurement.

, (1) Voyez les second et troisième fascicules de l’Histoire natur. des cole'opt. d’Eur. , et le premier vol. du Spec. ge'nér. de M. le comte De],

(2) Les mêmes ouvrages que ci-dessus.

(3) Item.

(4) Item ,

Il en est où le milieu du bord postérieur du corselet se prolonge et arrière. Telles sont :

Les Lebies ( Lebia. Latr. — - Lebia , lamprias. Bon. )

Les palpes extérieurs se terminent par un article un peu plus grand, presque cylindrique ou ovalaire et tronqué au bout. Les quatre premiers articles des tarses sont presque triangulaires, et le quatrième est plus ou moins bifide ou bilobé.

Ces insectes sont agréablement colorés. Une espèce des plus communes en Europe , est la Lébie tête-bleue ( Carabus cyanocephalus , Lin., Fab. ; le Bupreste bleu à corselet rouge ? Geoff. • Panz. , Faun. insect. Gérai. , LXXV , 5 y Hist. natur. des coléopt. d’Eur., fasc. III, xn, 7). Son corps a de deux lignes et demie à trois lignes et demie de long. ïi est bleu ou vert et très luisant en dessus, avec le premier article des antennes, le corselet et les pattes, d'un rouge fauve ; l’extrémité des cuisses noire, et les élytres pointiilées , marquées de stries légères et ponctuées.

Une autre espèce de nos environs est la Lébie hémorrhoidale ( Carabus hœmorrhoidalis , Fab.; Hist. natur. des coléopt. d’Eur., fasc. 111 , xm , 8 ), qui n'a guère plus de deux lignes de long, dont le corps est fauve, avec les élytres noires, et terminées par une tache d’un fauve jaunâtre ; elles ont des stries peu enfoncées, ponctuées, et deux points enfoncés plus distincts, près de la troisième, en commençant par la suture (1).

Dans les suivants, le corselet se termine postérieurement par une ligne droite , sans avancement au milieu.

Les Plochiones. (Plochionxjs. Dej.)

Qui ont les antennes presque grenues, le dernier article des palpes labiaux grand , presque sécu ri forme, les quatre premiers des tarses courts, en forme de cœur renversé, et dont le quatrième est biiobé (2).

(1) Les mêmes ouvrages que ci- devant (sO Item.

Les Orthogonies. ( Qrthogonius. Dej. )

Ayant des tarses conformés de même, mais à antennes filiformes et à palpes extérieurs terminés par un article presque cylindrique (i).

Les Coptoderes. ( Coptodera. Dej. )

Ayant les palpes des orthogonies, les antennes plus ou moins grenues, les trois premiers articles des tarses antérieurs courts, larges, les mêmes des quatre tarses postérieurs étroits, presque filiformes, et le pénultième de tous bifide, mais non divisé en deux lobes. Toutes les espèces mentionnées par M. le comte Dejean (Spec. 1, pag. ) sont étrangères et pour la plupart américaines.

2° La seconde section , celle des Bipartis ( Bipartiti . — Scaritides. Dej .), que Ton pourrait, sousles rapport des habitudes, appeler aussi celle des fouisseurs, est formée de carabiques à élytres entières ou légèrement sinuées à leur extrémité postérieure ; ayant des antennes souvent grenues et coudées, la tête large, le corselet grand, ordinairement en forme de coupe, ou presque demi orbiculaire , séparé de l’abdomen par un intervalle, ce qui fait paraître celui-ci pédicule; les pieds | généralement peu alongés, avec les tarses le plus souvent courts, semblables ou peu différents dans les deux sexes, sans brosse en dessous et simplement garnis de poils ou de jj cils ordinaires. Les deux jambes antérieures sont dentées extérieurement, comme palmées ou digitées, dans plusieurs, et les mandibules sont souventfortes et dentées. L’échancrure | du menton offre une dent. Ils se tiennent tous à terre , se ij cachent soit dans des trous qu’ils y creusent, soit sous des pierres, et souvent ne quittent leur retraite que pendant la nuit; leur couleur est généralement d’un noir uniforme. La larve du Ditomebucéphaîe, la seule que l’on ait observée, a la forme et la manière de vivre de celles des Cicindèles.

! Ces insectes habitent plus particulièrement les pays chauds.

Trois sous-genres, et par lesquels nous débuterons, forment, à raison de leurs palpes labiaux terminés par un ar~

(i) Dej., Spec. , ï, p. 279, espèces toutes exotiques; près de ce sous ; genre ' doit peut-être venir celui d 'Hexagonia de M. Kirby (Lin,,

! Trans. . \T\ \

58o mSEGTÉS C0LÉ0PTÈKE5.

ticle plus graêd , en forme de hache ou triangulaire , un groupe particulier; le dernier de ces sgus- genres nous conduit aux scarites, tandis que le premier, qui , à l’égard de l’absence d’échancruré au côté interne des deux jambes anterieures , fait exception , semble se lier avec les premiers sous-genres de la famille. Ils ont tous des mandibules fortes et dentées. Les palpes maxillaires extérieurs se terminent par un article un peu plus gros; le corselet est en forme de coupe, ou de cœur tronqué ; l’abdomen est pédiculé.

Deux de ces sous-genres forment dans ce groupe une subdivision spéciale. Leurs jambes antérieures ne sont point palmées. Leurs antennes se composent d’articles presque cylindriques ou eu forme de cône renversé. Le menton recouvre presque tout le dessous de la tête jusqu’au labre, et souvent n’offre point de suture tvansverse à sa base. Le corps est très aplati, et dépourvu d’ailes dans plusieurs. Ils sont tous de l’ancien continent ou de la Nouvelle-Hollande.

Les Encélades. (Enceladus. Bon.)

Leurs jambes antérieures n’ont point d’échancrure au côté interne. Le premier article de leurs antennes est peu alongé et presque cylindrique; le troisième est plus court que le second. Le milieu du bord supérieur de la languette est avancé en manière d’angle ou de dent. Le corselet est presque en forme de cœur, largement tronqué, avec les angles postérieurs un peu dilatés et pointus. Le labre est échancjé ou presque bilobé.

La seule espèce décrite, V Encelade géant (Enceladus g'igas } Bon., Mém. de l’acad. des^cien. de Turin ), est de la côte d’Angole.

Les Siagones. (Siagona. Latr. — Cucujus j galerita. Fab.) Ont une échancrure bien prononcée au côté interne des deux jambes antérieures ; le premier article des antennes alongé, en cône renversé, et le second plus court que le troisième ; le sommet de languette droit , sans avancement ; le corselet presque en forme de coupe, presque aussi long que large et sans saillies postérieures , et le labre dentelé.

Les unes ont l’abdomen ovale et sont aptères (i). Dans les

(r) Siagona rufipés , L'air. , Geiîer. crust. cl insect. . I , vu, 9 ; Cncijits rujfipes , Fab.; — Siagona fuscîpes , Dcj. , Spec . , 1 , p. 35p.

FAMILLE DES CARNASSIERS. 58l

autres il est ovale, tronqué à sa base, et ces espèces sont ailées. M. Lefèvre en a découvert une nouvelle en Sicile. Toutes les autres, tant de cette division que de la précédente, habitent l’Afrique septentrionale ou les Indes orientales (i).

Le troisième sous-genre, par ses antennes moniliformes,

! les dents du côté extérieur de ses deux premières jambes, les proportions ordinaires du menton, la forme générale du corps, se rapproche évidemment des scarites.

Les Carenums. (Carenüm. Bon.)

Les mâchoires sont droites , sans crochet terminal. La I languette est arrondie à son sommet. Le dernier article des palpes maxillaires extérieurs est renflé et une fois plus long que le précédent.

La seule espèce connue ( Scarites cyaneus , Fab. ) habite

la Nouvelle-Hollande.

Aucun des autres carabiques de cette section n’offre de pal-- , pes labiaux terminés par un article plus grand et sécuriforme;

| le dernier est en forme de cône renversé et aîongé , ou presque cylindrique et aminci à sa base j le même des maxil- : -ladres extérieurs est aussi presque cylindrique ] tous ces palpes sont à peu près de la même grosseur partout , ou queî- |j quefois amincis à leur extrémité.

Une première subdivision très naturelle, et qui comprend Ij les scaritesde Fabricius, moins l’espèce précédente, se com- !| posera des carabiques bipartis , dont les deux jambes antej rîeures sont palmées, ou du moins digitées au bout, c’est- ! à-dire terminées extérieurement par une longue pointe, en ! forme d’épine, opposée à un éperon interne très fort. Leurs antennes sont grenues, avec le second article aussi long et ; souvent même plus long que le suivant. Les mandibules, i celles d’un petit nombre excepté , sont robustes , avancées,

! anguleuses ou dentées au côté interne. Le labre est très court, transversal et crustacé. La languette est le plus souvent en-

(i) Les Siagones atrata , depressa ( Galerita depressa , Fab.), Fejus ( Galerila flejns , Fab.), Schupeîii , Dej., ibid . — Scarites lœv.igatus , TIerbst. , col. clxxv, 6.

tièrement cornée , hérissée de poils ou de cils , largement échancrée ou évasée au sommet , avec les angles latéraux avancés.

Les uns ont les mandibules très fortes, avancées et ordinairement dentées; le labre crustacé, très denté au bord antérieur; la languette courte, point saillante au- delà du menton, entièrement cornée ou crustacée, hérissée de poils, évasée au bord supérieur. Leurs jambes antérieures sont toujours palmées.

Les espèces sont généralement grandes.

L’un de ces sous-genres, celui

De Pasimaque. (Pasimachus. Bon.)

Se rapproche du dernier relativement aux mâchoires , qui sont droites et sans crochet terminal.

Les antennes sont d’égale grosseur. Le corps est très aplati , ovale, avec le corselet en forme de cœur, largement tronqué en arrière , presque aussi large à son bord postérieur qu’en devant et que la base des élytres ; ce bord est presque droit et simplement un peu concave dans son milieu. Ce sous-genre est propre à l’Amérique (i). ''

Selon M. le comte Dejean ( Spec., U, pag. 471 ) ; après les pasymaques doit venir le genre qu’il a formé sous la dénomination de Scaptere ( Scapterm ) et sur une espèce des Indes orientales qui lui a été communiquée par l’un de nos plus zélés entomologistes, M. Guérin , auquel elle est dédiée. J’ignore si les mâchoires ressemblent à celles du sousgenre précédent, mais le corps a des proportions différentes; il est alongé et cylindrique. Les antennes sont proportionnellement plus courtes que d’ordinaire ; le second article est carré, un peu plus gros que les autres, qui sont courts, presque carrés, et vont en grossissant.

Les suivants ont les mâchoires arquées et crochues au

(i) Rapportez à ce sous-genre les Scarites depressus et marginatus de Fabricius et cVOlivier. Voyez le premier volume du Species de M. le comte Dejean , pag. 4o5 ; les Observations entomologiques de M. Bonelli, et Toüvrage de Palisot de Beauvois sur les insectes recueillis par lui en Amérique et en Afrique,

bout. Les antennes grossissent insensiblement vers le bout. Le corselet est toujours séparé postérieurement de la base des élytres par un vide ou par un angle rentrant , bien prononcé.

Ici les palpes extérieurs sont terminés par un article presque cylindrique , point rétréci en pointe , au bout.

Les Acanthosceles. ( Acanthoscelis. Lat. )

Sont remarquables par leurs quatre jambes postérieures, qui sont en forme de palette aiongée, arquées, planes et un peu concaves à leur face interne, convexes , chargées de petits grains et de petites épines sur la face opposée, avec la tranche supérieure dentée, et les dents postérieures grandes et comprimées ; le trochanter des deux cuisses postérieures est fort grand.

Le corps est court, large, convexe en dessus , avec le corselet transversal , arrondi latéralement, siriué au bord postérieur ; les éperons des jambes antérieures fort longs et les autres presque en forme de lames.

La seule espèce connue ( Scarites rufic omis , Fab. ) habite le Cap de Bonne-Espérance.

Les Scarites. (Scarites. Fab.)

Ont les quatre jambes postérieures étroites, généralement unies, n’offrant de petites épines que sur leurs arêtes; les intermédiaires ont au plus sur le côté extérieur une ou deux dents; le trochanter des cuissès postérieures est beaucoup plus, petit qu’elles. Les mandibules sont en forme de triangle alongé, et fortement dentées à leur base. Les second et troisième articles des antennes sont en forme de cône renversé, presque de la même épaisseur, et les suivants sont grenus.

Les uns ont deux dents au côté extérieur des jambes intermédiaires.

Les Scarites pyracmon ( Scarites pyracmon , Bonelïi ; Dej., Spec. I, p. 3 67 ; Scarites gigas, Oiiv., col. III, n° 30 ; I. 1; Clairv. , Entour. ,Helv. II, ix. à). Il est long d’environ un pouce, sans ailes, aplati, d’un noir luisant, avec les élytres un peu élargies postérieurement , marquées de stries très fines, légèrement ponctuées, et dont la troisième offrant

près de l’extrémité deux points enfoncés plus distincts. La tête, selon M. Dejean , est beaucoup plus grande dans le mâle que dans la femelle ; elle a deux impressions et de petites rides sur Je front. Le corselet a postérieurement une dent de chaque côté. On en compte trois aux jambes antérieures. Il se trouve sur les bords de la Méditerranée, dans le midi de la France, et la partie orientale de l’Espagne. M. Lefebvre de Cerisy , officier distingué de marine et très bon entomologiste , a publié quelques observations sur ses habitudes.

Le Scarite terricole. ( Scarites terricola , Bonelli.; Dej., Spec. I, p. 3q8. ) Son corps est ailé, long de huit à neuf lignes, et noir. Les jambes antérieures ont trois fortes dents, suivies de trois autres très petites j le côté extérieur des deux jambes suivantes n’en offre qu’une. ' Les élytres sont alongées , striées et un peu rugueuses , etdont deux points enfoncés près de la troisième strie. 11 se trouve avec le précédent.

Le Scarite des sables ( Scarites sabulosus , Oliv., col. III, 36, ï, 8;Clairv., Entom. Helv.,11, ix, Q.'7Scarites lœvigatus, Fab., Dej. ), ressemble beaucoup au précédent , mais il est un peu plus petit, plus déprimé, sans ailes, avec les élytres faiblement striées. Les jambes antérieures n’ont que deux dentelures, après les trois dents ordinaires. Il habite encore les mêmes localités que le premier, et se trouve aussi en Sicile, d’où il a été apporté par M. Lefèvre.

Les OxYGNATHES. ( OxYGNÀTHTTS. Dej. )

Semblables essentiellement, quant ^aux antennes et aux palpes, aux scarites, mais ayant, ainsi que les deux sousgenres suivants, des^mandibules longues, étroites, sans dents, se croisant fortement en manière de pince 5 et le corps étroit, alongé et cylindrique. Les antennes sont plus courtes que la tête et les mandibules réunies. Le labre est peu distinct. Le corselet est presque carré.

L’espèce servant de type ( Scarites elongatus , Wiedemq Oxygnathus elongatus , Dej., Spec., 11, p. 474*) est des Indes orientales.

Là, les quatre palpes extérieurs, ou les labiaux au moins,

- fe I

se terminent par un article en forme de fuseau et finissant en pointe. Le corps est alongé et cylindrique, et les mandibules sont longues, étroites, sans dents notables, ainsi que celles des oxygnathes.

Les Qxystomes. ( Oxystomus. Latr. )

Dont les palpes labiaux, presque aussi longs que les maxillaires externes, sont recourbés, avec le premier article saillant , cylindrique , le suivant peu alongé et le dernier, en fuseau , long et très pointu au bout; les antennes sont parfaitement moniiiform.es , à partir du milieu de leur lon^ gueur , avec le premier article aussi long que les trois suivants réunis (i).

Les Camptodontes, (Camptodontus. Dej. )

Où les palpes labiaux sont sensiblement plus courts que les maxillaires externes, non recourbés, et terminés, ainsi qu'eux , par un article en fuseau, et dont les antennes sont composées en majeure partie d'articles en forme de cône renversé; la longueur du premier ne surpasse guère celle des deux suivants pris ensemble (2).

Les autres, et dont les jambes antérieures ne sont point dentées extérieurement, mais simplement didactyles au bout, ont des mandibules courtes , peu avancées au-delà du labre; le labre coriace, entier; la languette saillante au-delà de l’échancrure du menton , glabre ou peu velue, avec des paraglosses séparées , saillantes et membraneuses; les palpes extérieurs sont terminés par un article ovalaire, acuminé au bout.

Ces carabiques sont petits, fréquentent les lieux humides, et ne sont pas étrangers aux régions septentrionales.

Les Clivines. (Clivina, Lat. )

Ont trois fortes dents au côté extérieur des deux jambes antérieures et une à celui des deux suivantes (3),

(1) Oxystomus cylindricus, Dej. , Spec. ,I,p.4io,du Brésil.

(2) Camptodontus cayennensis , ibid. , II, pag. 477-

1 (3) Tenebriofossor , Lin.; Scarites arenarius , Eab. ; Clairv. , Entom. Uelv., II, vm. A., a, espèces; les divines de M. Dej ean (Spec. 1 f jpag. 4 1 1) , 1-7.

Les Dyschiries. ( Dyschirixjs. Bon. — Clivina, Dej. )

Qui n’ont auplus que des dentelures ou de petites épi nés très peu distinctes, au côté externe des deux jambes antérieures, et où ce côté se prolonge ordinairement à son extrémité en une longue pointe, en forme d’épine ou de doigt, et opposée à un autre doigt constitué par un fort éperon du côté interne. Le dernier article des palpes labiaux est proportionnellement plus gros que le même des divines, et presque , en massue sécuriforme. Le corselet est ordinairement globuleux (i).

Notre seconde et dernière subdivision des bipartis comprendra ceux dont les jambes antérieures ne sont ni dentées extérieurement ni bidigittées au bout, et dont le second article des antennes est sensiblement plus court que le suivant. ils se rapprochent beaucoup, quant aux organes de la manducation des deux derniers sous-genres, et ils avaient I été confondus par quelques auteurs avec les scarites, dont ils ont, en effet, le port et les habitudes.

Les uns ont lecorps étroit, aiongé, presque parallélipipède, avec le corselet presque carré j les antennes en tout ou en partie grenues 5 le dernier article des palpes extérieurs presque cylindrique , et le même des labiaux presque en forme de cône renversé ou de hache. Ils sont tous exotiques.

Les Morions. (Morio. Lat. )

Ont des antennes d’égale grosseur partout, le labre profondément échancré , les palpes extérieurs filiformes, les cuisses ovales et les jambes triangulaires (2).

Dans

Les Ozenes. ( Ozæna. Oliv. )

Les antennes sont plus grosses ou renflées à leur extrémité, le labre est entier , les palpes labiaux se terminent

(1) Cli^ines, nos 8-21, de M. le comte Dejean ; mais la huitième , ou Yarctica , semble offrir les caractères des Céphalotes.

(2) Harpalus monilicornis , Latr. , Gener. crust. et insect. , I, p. 20 6; Morio monilicornis, Dej., Spec. I, p. /j3o ; Scarit. Georgiœ , Palis.de Beauv. , VII, xv, 5; — Morio brasiliensis , Dej, ibid. ,* — Morio orientalis , ejusd. , ibid.

par un article plus large, presque en forme de hache ou de triangle; les cuisses et les jambes sont étroites et alongées (i).

Les autres ont le corps ovale ou oblong , avec le corselet soit presque en forme de coupe ou de cœur, soit presque orbiculaire; les antennes filiformes, composées d’articles, pour la plupart presque cylindriques , surtout les derniers ( les autres plus amincis à leur base, presque en forme de cône renversé ), et le dernier article des palpes extérieurs presque ovalaire ou en fuseau. Le labre est éch ancré.

Ceux-ci sont propres aux pays chauds et sablonneux des contrées occidentales de l’ancien continent.

Les Ditomes. (Ditomus. Bon. — Carahus , Calosoma , Scaurus , Fab. )

* Dont les palpes sont plus courts que la tête ; dont le corselet est en forme de coupe ou de cœur, et dont les tarses sont courts.

Quelques espèces , celles auxquelles M. Ziégler restitue | îa dénomination générique de ditomus , ont le corps plus alongé, de la même largeur, avec la tête séparée de chaque côté du corselet par un angle rentrant, et ordinairement I armée, dans les mâles, d’une ou de deux cornes (a).

Les autres, ou celles qui composent le genre Aristus , du I même, ont le corps plus court , plus large en devant, avec la tête presque continue avec le corselet, *s’y enfonçant jusqu’aux yeux ; ses angles antérieurs sont pointus (3). f 2

(1) Ozœna dentipes , Oliv. , Encyclop. me'thod. ; — Ozœna Rogerii , Dej , Spec. , p. 434 ; — Ozœna brunnea , ejusd. , ibid. 5 — Ozœna Gyl-

!| lhenalii, ejusd., ibid.

(2) Dej., Spec. , I, pag. 439, première division des Ditomes. Le Carabus calydonius de Fabricius, d’après une étiquette mise par lui sous

' un individu provenant de la collection de M. Desfontaines, forme upe espèce très distincte du Ditomus calydonius de M. le comte Dejenn. Le mâle a les mandibules fourchues ou comme partagées en deux cornes 5 îa j corne du milieu se termine en pointe , ou plutôt en fer de lance. Le Calosoma longicornis de Fabricius est probablement la femelle de cette espèce ou d’une autre très voisine.

I (3) Seconde division des Ditomes de M. le comte Dejean, ibid. , p. 444 •

Les Âpotomes. (Apotomus. I \ o ffm . — Scan' tes , Ross.)

Dont les palpes antérieurs sont fort longs, dont le corselet est orbiculaire ? et dont les tarses sont filiformes et aîongés. Les palpes maxillaires extérieurs sont beaucoup plus longs que la tête, et terminés par un article ovoïdocvlindrique; le même des labiaux est en forme de fuseau aîongé. Je n’ai pas aperçu de dent dans l’éclianerure du menton (i).

3° Notre troisième section des carabiques , celle des Quadrumanes ( Qaadrimani — Harpaliens) , Dej. (2), renferme ceux qui , semblables d’ailleurs aux derniers par leurs élytres terminées postérieurement en pointe, ont, dans les mâles, les quatre tarses antérieurs dilates; les trois ou quatre premiers articles sont en forme de cœur renversé ou triangulaires, et presque tous terminés par des angles aigus; leur dessous est ordinairement (les ophones exceptés ) garni de deux rangées de papilles ou d’écailles, avec un vide linéaire, intermédiaire.

Le corps est toujours ailé , généralement ovalaire et arqué en dessus ou convexe, avec le corselet plus large que long, ou tout au plus presque isométrique, carré ou trapézoïdal. La tête n’est jamais brusquement rétrécie postérieurement. Les antennes sont de la même grosseur partout, ou un peu et insensiblement épaissies vers le bout. Les mandibules ne sont jamais très fortes. Les palpes extérieurs sont terminés par un article plus long que le précédent, ovalaire ou en fuseau. La dent de l’échancrure du menton est toujours entière, et manque dans quelques-uns (3). Les pieds sont robustes, avec les jambes épineuses et les crochets des tarses

(1) Scarites rufus , Oliv. , col. III, 36, ii, i3 , a, b ; Rossi, Faun. etrusc., I , iv, 3 ; Apotomus rufus , Dej. , Spec. , I , pag. 45o ; — ejusd., Apotomus testaceus , ibid. , pag. 45 1.

(2) Cette dénomination est en harmonie avec celle des deux sections suivantes , et fondée sur un caractère exclusif; elle me semble donc préférable à celle d harpalici , employée par M. Bonelli,

(3) La languette, ainsi que dans les deux sections suivantes, est toujours notablement saillante, obtuse ou tronquée au bout, et accompagnée de deux paraglosses distinctes, membraneuses, en forme d’oreillettes.

FAMILLE DES CARNASSIERS. 5Sq

simples. Les tarses intermédiaires, dans les femelles mêmes, sont courts, et, à la dilatation près, conformés à peu près ai nsi que les précédents. Ces carabiques se plaisent dans les lieux sablonneux et exposés au soleil.

Cette section se compose du genre harpule , tel que M. Bonelli Fa restreint dans le tableau présentant la distribution générale des carabiques. De nouvelles coupes en ont encore depuis diminué l’étendue. Elles sont subordonnées aux trois divisions suivantes.

La première aura pour caractères: échancrure du menton uni dentée (i), labre échancré, tête et extrémité antérieure du corselet" aussi larges ou plus larges que l’abdomen (2). Elle comprend trois sous-genres.

Les Acinopes. (Acinopus. Ziégl., Dej.)

A antennes filiformes, composées d’articles courts, mais cylindracés, et à corselet rétréci insensiblement de devant en arrière . avecles angles postérieurs très obtus ou arrondis. Le labre est fortement échancré ; les mandibules n’ont point de dents $ celle du milieu de l’échancrure du menton est îargementtronquée(3).

Les Daftes. ( Daptus. Fisch. — Acinopus, Dej.)

A antennes, à commencer au cinquième article, moniliformeS'j à corselet rétréci brusquement vers ses angles posté- ! rieurs , qui se terminent en pointe. L’une des mandibules est avancée et très pointue. Les quatre jambes antérieures, surtout celles des mâles, sont très garnies de petites épines (4)* 1

(1) Si les Cyclosomes ( Voy. la pag. 3g4. ) ont les quatre tarses an- I n'rieurs dilale's , ils formeront une quatrième division , à raison des deux

dents de Fécliancrure du menton.

(2) Tête forte , paraglosses assez larges , comparativement à la languette propre, et arrondies an bout; second article des antennes un peu plus court que le suivant; tarses intermédiaires des mâles un peu moins’ dilatés que les antérieurs.

(3) Harpalus megacëphalus , Lalr. , Gener. crust. et insect., I, p. 206 ; Car abus megacephalns, Fab.; Ross., Faun, etrusc., Append., tab. III, H; Acinopus megactphalus , Dej. , Catal.

(4) Acinopus maculipcnnis , Dej. ; Daptus p ictus , Fisch. , Enlom. de

3cjû INSECTES CÂIIN ASSIE US.

Pi ès des daptes paraît, devoir venir le genre Pangus de M. Megerle, mentionné par M. le comte Dejean dans le catalogue de sa collection de coléoptères.

D’après -l’étude de l’une ( P ensylvanicm ) des deux espèces que celui-ci y rapporte, je n’ai pu découvrir les caractères qui distinguent cette coupe de la précédente.

La seconde division se compose dMiarpales , ayant aussi l’échancrure du menton unidentée , mais dontle corps, plus ou moins ovalaire ou ovoïde, est plus étroit en devant, et dont le labre est entier ou simplement un peu concave. Ce sont :

Les Harpales propres. (Harpalus. Dej. )

Une espèce des plus communes dans toute l’Europe est YHarpale bronzé ( Çarabus œncus , Fab. ; Panz. , Faun. insect. Germ., LXXV , 3,4*)? son corPs est long d’environ quatre lignes , d’un noir luisant, avec les antennes et les pattes fauves; le dessus du corselet et des élytres le plus souvent vert ou cuivreux et brillant, quelquefois d’un noir bleuâtre. Le corselet est transversal , rétréci postérieurement, finement rebordé sur les côtés et au bord postérieur, avec un enfoncement pointillé de chaque côté, près des angles postérieurs. Les élytres sont striées, ont une incision près de leur bout, et de petits points enfoncés dans les intervalles des stries extérieurs. On lui a aussi donné le nom de protée , h raison des changements nombreux de ses couleurs (i).

L’absence de toute dent sensible dans l’échancrure du menton , distingue les carabiques dé la troisième et de la dernière division de cette section , et qui , par la forme du

la Russie, II, xxvi, 2, xlvi, 2 ; — D. vittatus , ejusd. , ibid. , 7 , var. ? Ditoma vittiger , Germ. ; — D. chloroticus , ejusd. , ibid.

(1) Voyez , pour les espèces, le Catalogue de la collection de M. le comte Dejean , genre Harpalus , pag. i4, et, quant à leur synonymie , Schœnherr, Synonymia insectorum , et la Faune d’Autriche de M. Duftschmid. Fabricius n’en a décrit qu’un petit nombre, et parmi lesquels nous citerons celles qu’il nomme : caliginosus , ruficornis , binotatus , lardas , héros , analis , flavïlabris , etc. Les Carabus signa tus , hirtipes de Panzer font aussi partie de ce sous-genre.

FAMILLE 1>ÊS CAU1N ASSIEli S.

corps et le labre , ressemblent d’ailleurs à ceux de la division précédente.

Les Ophones. (Ophonus. Ziégl., Dej. )

Dont les mâles ont les quatre tarses antérieurs fortement dilatés ou sensiblement plus larges et généralement garnis en-dessous de poils nombreux et serrés, formant une brosse continuelle pénultième article n’est point bilobé. Le dernier des palpes extérieurs est tronqué ou très obtus.

Le dessus du corps est très finement pointillé. Le corselet est le plus souvent en forme de cœur , tronqué postérieure ment (i).

Les Stenolophes. ( Stenolophus. Ziég. , Dej.)

Qui ne différent des opliones que parla forme de l’avantdernier article des quatre tarses antérieurs, du moins dans les mâles, et même des postérieurs, dans quelques-uns ; il est divisé jusqu’à sa base en deux lob’es (2,).

Les Acupalpes. ( àcupalpus. Lat. — Stenolophus , Dej . )

Dont les quatre tarses antérieurs des mâles diffèrent peu des postérieurs, avec les articles intermédiaires arrondis, presque grenus et velus y et dont les palpes extérieurs se terminent par un article pointu au bout.

Ces carabiques sont très petits et semblent se lier avec le 1 tréchus (3).

4° La quatrième section , celle des Simplicim ânes ( Simplici ~ mani), se rapproche de la précédente, quant à la manière dont se terminent les élytres; mais les deux tarses antérieurs sont ! seuls dilatés dans les mâles, sans former néanmoins de pa» lette carrée ou orbiculaire; tantôt les trois premiers articles sont notablement plus larges , et le suivant alors est tou-

! , (0 Voyez la Catalogue de M. le comte Dejean , pag. 1 3.

(2) Stenolophus vaporariorum , Dej., ibid. j Carabus vciporariorum , Lin. 5 Panz, Faun. insect. Germ, , XVI, y ; Harpalus saponarius , Dü-

! four. Du .Sénégal.

(3) Les Stenolophes du Catalogue de M. Dejean , à l’exception du pré-

I cèdent. Nous citerons, entre autres, le Carabus meridianus de Linnæus I eide Fabricius , et L C. vespertinus de Panzer, XXXVII, 21.

5g2 insectes coléoptères.

jours beaucoup plus petit que le précédent $ tantôt celui-ci et les deux précédents sont plus larges , presque égaux, en forme de cœur renversé ou triangulaires : les premiers articles des quatre tarses suivants sont plus grêles et plus alongés, presque cylindriques ou en forme de cône alongé et renversé*

Les uns ont les crochets des tarses simples ou sans dentelures*

Ici le troisième article des antennes est> au plus, une fois plus long que le précédent. Les pieds sont généralement robustes , avec les cuisses épaisses, plus ou moins ovalaires; le corselet, mesuré dans son plus grand diamètre transversal , est aussi large que les élytres.

Tantôt les mandibules sont évidemment plus courtes que la tête, et ne dépassent le labre que de la moitié au plus de leur longueur.

Nous commencerons par ceux dont tous les palpes extérieurs sont filiformes.

Les Zabres. (Zabrus. Clairv. Bon. — Pelor. Bon.)

Se distinguent de§ suivants par le dernier article de leurs palpes maxillaires, qui est sensiblement plus court que le précédent , et par les deux épines qui terminent les deux jambes antérieures (i).

Les Pogones. (Pogonüs. Zieg. , Dej. )

Qui, dans Tordre naturel, nous paraissent très rapprochés des amara de M. Bonelli , s’éloignent des autres carabiques de cette division par le mode de dilatation propre aux deux tarses antérieurs des mâles ; les deux premiers articles, et dont le radical plus grand , sont seuls dilatés; les deux suivants sont petits et égaux. Leur corps est généralement plus oblong que celui des amara. Ces insectes paraissent d’ail-

(i) Carabus gibbus , Fab* ; Zabrus gibbus , Clairv*, Entom. Helv. , II, xi. Voyez, pour les autres espèces, le Catal. delà coll. de M. le comte Dëjean , et le troisième vol. de son Species. Les espèces aptères , telles que le Blaps spinipes de Fabricius (Panz. , Faun. insect. Germ. , xcvi * 3 ) , forment ie genre Pelor.

FAMILLE DÈS CARNASSIERS. OCj5

I&urs habiter presque exclusivement les bords de la mer ou les bords des étangs salés (i).

Ce n’est guère encore que par un caractère analogue que l’on peut distinguer de ces derniers

Les TÉTRAGONODÈrES. ( ÎETRAGCmODERUS. Dej. )

Les tarses antérieurs des mâles sont proportionnellement moins dilatés que dans les suivants , leurs premiers articles étant plus étroits et plus alongés, et plutôt en forme de cône renversé qu’en forme de cœur. Ces insectes sont propres à l’Amérique méridionale (2);

Les Féronies. ( Feronia. Lat. )

Où les tarses antérieurs des mâles ons leurs trois premiers articles fortement dilatés , en forme de cœur renversé, et dont le second et le troisième plutôt transversaux que longitudinaux.

Ce sous^genre comprendra un grand nombre de coupes génériques, indiquées dans le catalogue de la collection de M. le comte Dejean, tels que les suivantes : Amara , Pœcilus , Argutor , Ornaseus , Platysma, Pterosticlius , Abax , Steropus 7 Perçus , Molops 7 Copliosus. Ce savant entomologiste a reconnu depuis ( troisième volume de son Speci.es ) (3) l’impossibilité de les signaler, et, à l’exception du premier, qu’il conserve encore , il réunit les autres dans une grande coupe générique, qu’il nomme avec moi, Féronie. Mais quant aux amara même, vainement ai-je cherché, dans les antennes, les parties de la bouche , des caractères qui les distinguassent nettement des autres genres. Celui que l’on tire de la dent du milieu de l’échancrure du menton , sans parler de son peu d’importance, est très équivoque ) cette dent, dans tous ces carabiques, m’a paru avoir au bout une échan-

(1) Voyez le Catal. de M. le comte Dejean. M. Germar en a représente', dans sa Faune des insectes d’Europe , deux espèces : Pogonus halophilus , X , 1 ; Harpalus luridipennis , VII , 2 , voisine du Pogonus pallidipennis du premier.

(2) Harpalus circumfusus de M. Germar, Insect., Speciesnov., 1,26?

(3) Actuellement sous presse et dont il m’a communiqué quelques passages.

erure , mais un peu plus distincte ou plus profonde dans les uns que dans les autres. Les antennes de plusieurs sont un peu grenues ou composées d'articles relativement plus courts et plus arrondis au sommet; mais on ne peut assigner d’une manière rigoureuse les limites de cette distinction. J’en dis autant de la concavité du bord antérieur du labre et de la forme du corselet.

Les félonies peuvent former trois divisions : i° les espèces , généralement ailées, dont le corps, plus ou moins ovale, est un peu convexe ou arqué en-dessus , avec les antennes plus filiformes, la tête proportionnellement plus étroite et les mandibules un peu moins saillantes. Parleurs habitudes, ces espèces se rapprochent des zabres et des harpales. Tels sont les Amares'( Amara ) (i), dont le corselet est transversal; les Poeciles '( Pæcilus ) , où il est presque aussi long que large, et dont les antennes , assez courtes, ont le troisième article comprimé et anguleux; et les Argutors ( Argutor ), semblables aux pœciles, mais à antennes proportionnellement plus longues, etdont le troisième article n’est point anguleux.

2° Les espèces généralement ailées, mais dont le corps est droit , plan ou horizontal , en dessus , avec la tête presque aussi large que lui. Elles fréquentent les lieux frais ou humides; Tel est le genre Platysme ( Platysma ) de M. Boneili, auquel nous réunissons celui âJ ornas eus , de MM. Ziégler et Dejean , et celui de catadromus , de M. Mac Leay fils (à).

(1) Des espèces plus raccourcies , dont le corselet s’élargit de devant en arrière , forment le genre Leirus de quelques auteurs. Le Scolytus flexuo -> sus de Fabricius semblerait se rapporter à cette division ; mais, suivant M. le comte Dejean , les quatre tarses antérieurs sont dilatés : il m’a paru qu’ils l’étaient plus en dehors qu’en dedans. Cet insecte peut former un sous-genre propre (Cyclosomus). ployez, quant aux précédents, le troisième volume du Species de ce naturaliste.

(2) Celles dont le corps est très aplati , avec le corselet notablement rétréci postérieurement , en forme de coeur tronqué , formeront une première division , tel est le Car abus picimanus de M. Duftschmid, ou le C. monticola de quelques autres; M. le comte Dejean le place avec les Plcrostichus ; quelques espèces du Brésil y entreront aussi. M. Germar

3° La troisième division des féronies se composera d’espèces analogues à celles de la précédente par l’ensemble de leurs caractères, mais qui en diffèrent par l’absence des ailes.

Parmi ces espèces, les unes, et les plus nombreuses, et dont le corselet n’est pas toujours en forme de cœur tronqué, ont à la base des élytres un pli ou rebord transversal , bien marqué, continu, s’étendant jusqu’à la suture.

Tantôt le corselet est presque carré ou en cœur tronqua, avec les angles postérieurs aigus.

Celles dont le corps est en carré long ou cylindrique avec Je corselet presque carré, guère plus étroit postérieurement qu’en devant, forment le genre Cophose ( Cophosus) de MM. Ziégier et Dejean. SI a été établi sur une espèce ( Cylindricus) d’Autriche (i).

Celles dont le corps est généralement ovale, déprimé, ou peu convexe en dessus, avec le corselet grand, presque carré etsubisométrique, toujours fortement rebordé latéralement, aussi large ou presque aussi large à son bord postérieur que la base des élytres, composent le genre Abax (.Abaoc) de M. Bonelli.

(Insect. nov. spec.» I , pag. 21) en a décrit une sous le nom de Molops Corinlhius.

Ceux dont le corps est presque parallélipipède, avec le corselet presque carré, point ou peu rétréci en arrière , formeront une seconde division. De ce nombre sont le Platysma nigra de MM. Bonelli et Dejean, les Omaseus du dernier (Catal. , pag. 1 2) , et le Carabus tenebrioides d’Olivier , type du sous-genre Catadromus de M. Mac Leay fils (Annul. jav. „ I, pag. 18 , 1, v) , qui ne diffère de celui à" Omaseus que par la dent du menton, qui est beaucoup plus grande et entière. Ses élytres ont à leur extrémité un grand sinus , ou plutôt une échancrure. C’est une des plus grandes espèces de cette famille.

Les Harpales , nigrita , anthracinus et alerrimus de M. Gyllenhail , sont des omaseus. Le dernier a les angles postérieurs du corselet obtus , ce qui le distingue de tous les autres, On place dans le même sous-genre le Carabus leucopthalmus de Fabricius , ou le Melanarius d’Iliger , mais il est aptère.

(1). Nous y joindrons V Omaseus melanarius de M. le comte Dejean , ainsi qu’une autre espèce d’Allemagne , intermédiaire entre les précédentes elle Cophosus cylindricus , et qui est, je crois, Y Omaseus e/o/zgains de M. Ziégier.

096 insectes coléoptères.

L’Allemagne en fournit plusieurs espèces. Celle qu’on a nommée metallicus et le molops striolatus de M. le comte Dejean , qui ont les antennes composées d’articles plus courts , ou qui sont presque grenues , ont paru devoir former un nouveau genre , celui de cheporus (i).

On trouve souvent dans les parties froides ou humides des Forêts de nos environs, l’ Abax petites-stries {Carabus striolay Fab.; Carabus depressus , Oliv., col. III, 35, IV, 460 (2).

Tantôt, le corselet toujours terminé postérieurement par deux angles bien prononcés ou aigus , est sensiblement rétréci par derrière. Sa coupe se rapproche plus ou moins de celle d’un cœur tronqué.

Parmi ces espèces, plusieurs ont le corps déprimé ou plan en dessus, et les antennes composées d’articles assez alongés, plutôt obconiques que turbinés. M. Bonelli les distingue généralement sous le nom de Ptérostiche ( Pterostichus. )

Elles habitent plus particulièrement les hautes montagnes de l’Europe et le Caucase.

Les environs de Paris n’en fournissent qu’une seule ( Carabus oblongo-punctatus , Fab. ; Panz., Faun. insect. Germ., LXXI1I, 2. ) (3)

D’autres, dont lesautennes sont presque grenues, ont le dessus du corps assez convexe, et proportionellement plus large, avec l’abdomen plus court. C’est le genre Molops ( Molops ) de M. Bonelli , qui conduit évidemment à d’autres félonies très analogues , mais dont le corselet est arrondi aux angles postérieurs, et dont l’abdomen est ovalaire, l’angle extérieur de la base des élytres étant obtus ou point saillant. Le corps et lesautennes sont, en général, proportionellement plus longs. Ces dernières espèces ont été détachées des pté-

(r) Les Platysmes , de'criLs et fîgure's par M. Fischer (Entomol. de la- Russie, II , xix , 4 et 5), sont probablement des abax analogues.

(2) Voyez, pour les autres espèces, le Catalogue de M. le comte Dejean, et la Faune d’Autriche de M. Duftschmid.

(3) V oyez , pour les autres espèces, le Catalogue de M le comte Dejean, et le bel ouvrage de M, Fischer sur les insectes de la Russie (Il , p. 1 e3 , xix , fîg. 1 ; xxxvii , 8, 9). Je pense avec lui que le G. myosodus de M. Mègerlc ne diffère pas essentiellement de celui de Pterostichus.

FAMILLE DES CARNASSIERS. 3ç)J

rostiches pour former un nouveau genre , celui de Sterope ( Steropus , Meg. ) (i).

Nous terminerons enfin ce sous- genre par des espèces généralement assez grandes, dont le corselet a presque toujours la forme d'un cœur tronqué, et dont la base des élytres n’a point de pli transversal, ou ne présente au plus qu’un espace lisse, s’effaçant, et sans bord postérieur bien terminé. Tel est le caractère qui me paraît le mieux signaler le genre Perçus ( Perçus ) de M. Bonelli. Ni la longeur relative des deux derniers articles des palpes maxillaires, ni l’inégalité des proportions des mandibules, ni quelques légères différences sexuelles prises des derniers anneaux de l’abdomen ,' ne le distinguent nettement des autres sous-genres. Ces espèces habitent exclusivement l’Espagne , l’Italie et les grandes îles de la Méditerrannée. Quelques-unes sont aplaties en dessus (2).

Les Myas ( Myas. )

De M. Ziégler, ressemblent aux félonies, avec lesquelles on a formé le genre cheporus ; mais leur corselet est plus dilaté latéralement, rétréci près des angles postérieurs, et offre immédiatement avant eux une petite échancrure. Les palpes labiaux se terminent par un article évidemment plus épais, presque triangulaire. On en connaît deux espèces,

(1) Voyez, tant pour celui-ci que pour le précédent, le Catalogue de M. le comte Dejean et M. Germar (Insect. spec. nov. , I, p. 26 et suiv.). Quelques espèces , telles que le Molops terricola ( Scarites piceus , Pan z , Faun. insect. Germ. , XI , 2 ) ; le Molops elalus ( Scarites ga gates, ejusd., XI, 1); le Steropus hotlentota ( Scarites hottentotus , Oliv., col. III , 36, 11 , 19), avaient été rangés avec les Scarites. Le Carabus madidus de Fabricius (Faun., insect. Cur., Y, 3), espèce assez comramune dans quelques départements méridionaux, est un stérope. M. le comte Dejean forme un nouveau genre avec le St. hottentot, à raison de ses pieds antérieurs , dont les jambes sont arquées, et de quelques autres caractères.

| (2) Carabus Paykulii, Ross. , Faun. etrusc , mant. 1, tab. Y , f. C ,

— Perçus ebenus , Charp. Hor. Entom. , Y, I. Voyez aussi les Annales des sciences naturelles, et celles des sciences physiques par MM. Bory de Saint-Yincent, Drapiez et Yan-Mons. Je rapporte au même sous-genre VA bax corsiçus de M. le comte Dejean.

Tune de Hongrie ( Chafybœus ), et l’autre de l’Amérique sepseptentrionale , où elle a été découverte par M. Leconte (i).

Tantôt les mandibules sont aussi longues que la tête, et s’avancent fortement au-delà du chaperon. Le corps est toujours oblong, avec le corselet en forme de cœur alongé. Les uns ressemblent à des scarites, et les autres à des lébies.

Les Céphalotes. ( Cephalotes. Bon. — Broscus. Panz.)

Ont des antennes dont la longueur égale au plus la moitié de celle du corps, composées d’articles courts, et dont le premier plus court que les deux suivants pris ensembles* la mandibule droite fortement unidentée au côté interne, et le labre entier (2).

Les Stomis. (Stomis. Clairv. )

Où les antennes sont plu.s longues que la moitié du corps, composées d’articles alongés, et dont le premier plus long que les deux suivants réunis; dont la mandibule droite offre près du milieu de son côté interne une forte entaille, et dont le labre est échancré (3).

Le sous-genre suivant, celui

De Catascope (Catascopus. Kirb. ),

Se distingue des deux précédents , dont il se rapproche d’ailleurs par la longueur relative du troisième article des antennes, en ce que le corps est aplati, proportionnellement plus large, avec le corselet plus court, les élytres fortement échancrées latéralement à leur extrémité postérieure, et que le labre est alongé. Les yeux sont grands et

(1 ) Quelques autres espèces , analogues par la forme des palpes labiaux, mais à mandibules plus fortes , dont la dent mitoyenne du menton est beaucoup plus grande , et propres aux Indes orientales , forment le genre Trigonotoma de M. Dejean, dont les caractères sont expose's dans le troisième volume de son Species. Ici encore paraît devoir se placer le genre Pseudoinorpha deM. Kirby (Lin., Trans , XI Y , 98).

(2) Carabus cephalotes, Fab. ; Panz., Faun. insect. Germ. , lxxxitj, i; Ind. entom. , p. 62.

(3) Stomis pumicatus , Clairv. , Entom. helv. , II , vi.

FAMILLE DES CARNASSIERS. 5gg

saillants. Ces insectes ont des couleurs brillantes, et ressemblent, a u premier aspect, à des cicindelés oü à des éiâphres (i).

Là, la longueur du troisième article des antennes est triple, ou peu s’en faut, de celle du precedent. Ces organes ainsi que les pieds sont généralement grêles'.

Dans ceux-ci , les quatre premiers articles des tarses ante-* rieurs des mâles sont larges, et le pénultième est bilobé.

Les Colpodes. (Colpodes. Macl.)

Ce sous-genre, établi par M. Mac Leay fils (Ànnul. javan., 1, p. 17, t. 1 , fig. 3), paraît avoir de grands rapports avec le précédent et les suivants. Suivant lui , le labre est en carré transversal et entier. L’échancrure du menton est simple ou sans dent. La tête est preque de la longueur du corselet.

(1) Ce sous-genre a été établi par M. Kirby sur une espèce de carabique ( Catascopus Hardwickii , Trans. lin. soc., XIV, ni, ij Hisfc. nat. des coléopt. d’Eur. , Il , vit , 8) des Indes orientales , ayant la tète et le corselet verts, les elytres d’un bleu verdâtre, avec des stries ponctuées, et le dessous du corps presque noirâtre. M. Mac Leay fils ( Annul. javan., I, p. i 4) place les Catascopes dans sa famille des Harpalides, immédiatement après les Chlænies, et y rapporte le Carabe élégant de Fabricius , rangé avec les Eîaphres par M. Weber. Il les distingue d’un autre sous-genre très voisin, qu’il établit sous la dénomination de Péri calus , par ses antennes, dont le second et le troisième articles sont presque de longueur égale , tandis qu’ici le troisième est plus long 5 par les mandibules , qui sont courtes , épaisses et courbées , au lieu d’être avancées et presque parallèles; à raison encore des palpes, qui sont courts, épais, avec le dernier article ovoïde , presque tronqué, tandis que ceux des Péricales sont grêles et cylindriques ; enfin parce qu’ici la tête est plus large que le corselet , ce qui n’a pas lieu dans les Catascopes. Les yeux , en outre , sont très saillants et globuleux dans les Péricales , ce qui leur donne quelque ressemblance avec les Eîaphres elles Cicindèles. Il n’en décrit qu’une espèce ( Periccilus cicindeloicles , 1,2); mais nous ignorons encore quelles sont les différences sexuelles , surtout relativement aux tarses. La forme de la languette des Catoscopes et celle de leurs jambes les éloignent des Eîaphres et des Tachys. Ces insectes se rapprochent beaucoup plus des Chlænies, des Ànchomènes, des Sphodres, etc. Plusieurs Carabiques simplicimanes ont l’extrémité de leurs élytres fortement sinuée au bout , et se distinguant à peine , sous ce rapport, des Troncatipennes.

Celui-ci est presque eu forme de cône tronqué; échancré en devant , avec les côtés arrondis et un peu rebordés. Les élytres sont un peu échancrées. Les lobes du pénultième article des tarses antérieurs du mâle sont plus grands. Le corps est un peu convexe. Il ne cite qu’une seule espèce ( Brunneus ).

Dans ceux-là; tous les articles des tarses des deux sexes sont entiers.

Les Mormolyces. ( Mormolyce. Hegemb. )

Le corps est très aplati , foliacé, et beaucoup plus étroit dans sa moitié antérieure. La tête est fort longue, très étroite, presque cylindrique. Le corselet est ovalaire et tronqué aux deux bouts. Les élytres sont très dilatées et arquées extérieurement; avec une échancrure profonde au côté interne; près de leur extrémité.

La seule espèce connue ( Phyllodes ) a été l’objet d’une

monographie particulière publiée par M. Hagembaeh , et

se trouve à Java.

Les Sphodres. ( Spèodrus. Clairv, Bon. — Lœmcsthenus .

Bon. — Carabus. Lin.

Ont le corps déprimé; mais non foliacé, avec la tête ovoïde, le corselet en forme de cœur et les élytres sans dilatation extérieure ni échancrure interne.

Plusieurs de ces insectes se tiennent dans les caves (i).

Les derniers simplicimanes se distinguent de tous les autres par les dentelures intérieures des crochets du bout de leurs tarses.

Les uns ont tous leurs palpes extérieurs filiformes, et le corselet soit en forme de cœur rétréci et tronqué postérieurement , soit en trapèze et s’élargissant de devant en arrière.

Les Ctenipes. ( Ctenipus. Latr. — Lœmosthenus , Bon. )

Dont le corps est droit, alongé , avec le corselet en forme

(i) Carabus leuboptlialmus , Lin.; Carabus planus , Fab.; Panz., Faun. insect. Germ. , XI , 4- Dans le Sphodrus terricola ( Carabus terricola , Payk; Oliv. Col. III, XXXV , 1 1 , 124) , les crochets des tarses offrent quelques petites dentelures , comme dans le sous-genre suivant.

de cœur, rétréci et tronqué postérieurement. Le troisième article des antennes est alongé (i)*

Les Calathes. ( Calathus. Bon. )

Dont le corps est ovale, arqué en dessus, avec le corselet carré ou trapézoïde , plus large postérieurement (2).

Les autres ont les palpes labiaux terminés en massue,* en forme de toupie ou de cône renversé, et le corselet presque orbiculaire0

Les Taphries. (ïaphria. Bonelli.-^m/c/iw.y. Gyllenli. )

L’échancrure du menton est bidentée, ainsi que dans le sous-genre précédent (3).

50La section cinquième, celle des Patellvmanes. ( Palelli manï) , n’est distinguée delà précédente que par la manière dont se dilatent dans les mâles les deux tarses antérieurs^ les premiers articles (ordinairement les trois premiers, le .quatrième en sus ou les deux premiers seulement dans d’autres), tantôt carrés, tantôt en partie de cette forme, et les autres. en forme de cœur ou de triangle renversé , mais tou» jours arrondis à leur extrémité, et point terminés comme dans les sections précédentes, par des angles aigus, forment une palette orbi,culaire ou un carré long , dont le dessous est le plus souvent garni de brosses ou de papilles serrées, sans vide au milieu.

Les pieds sont ordinairement grêles et alongés. Le corselet est souvent plus étroit dans toute sa longueur que l’abdo-

(1) Les Sphodres janthinus , complanatus , et plusieurs autres de M. le comte Dejean , qui se distinguent des vrais Spliodres par le raccourcissement du troisième article des antennes et les dentelures des crochets des tarses. Ces deux sous- genres se confondent presque insensiblement. M. Fischer a figuré plusieurs espèces de l’un et de l’autre, sous la dénomination générique de Spliodre , dans le second volume de son Entomographie de la Russie.

I (2) Carabus melanocephalus , Fab. ; Panz., Faun. insect. Germ., XXX, 19; — C. cisteloïdes , ibid. , XI, 12; • — C. fus eus , Fab. $ — Ç. fri gidus , ejusd. Voyez le Catal de la coll. de M. le comte Dejean , et M. Germar. ïnsect. Spec. nov. , I, pag. i3.

(3) Carabus ywalis , llig. ; Panz, , ibid. , XXXVII', 19.

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