TOME I
4o2 INSECTES COE É OPTÉ LIES.
men. Ils fréquentent, pour la plupart, les bords des rivières
ou les les lieux aquatiques.
Nous partagerons les patellimanes en ceux dont la tête se rétrécit insensiblement par derrière ou à sa base, et en ceux on le rétrécissement se forme brusquement derrière les yeux, de manière que la tête semble être portée sur une espèce de cou ou de pédicule.
Les premiers peuvent aussi se subdiviser en deux.
Les uns, dont les mandibules se terminent toujours en pointe, et dont la palette des tarses est toujours étroite, alon^gée, et formée par les trois premiers articles, dont le second et le troisième carrés ont le labre entier ou sans échancrure notable, et une ou deux dents dans l'échancrure du mentonl'extrémité antérieure de la tête n’est point rebordée.
Ici le dessous de la palette des tarses offre, comme dansles précédents, deux séries longitudinales de papilles ou de poils, avec un vide intermédiaire, et non une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs sont toujours filiformes et. terminés par un article presque cylindrique ou cylindricoovalaire.
Tantôt le corps est très aplati.
Les Doliques (Dolichus. Bon. )
Qui se rapprochent des derniers sous-genres et s’éloignent ‘de tous les suivants, par les crochets de leurs tarses dentelés en dessous. Leur corselet est en forme de cœur tronqué (i).
Les Platynes. ( Platynus. Bon. )
■ Semblables , quant à la forme du corselet , mais à crochets des tarses simples.
Les ailes manquent ou sont imparfaites dans quelquesuns (2).
Les àgones. ( Agonum. Bon. )
Où le corselet est presque orbiculaire (3).
(1) Ccirabus jlavicornis , Fab. 5 Preysl. , Bohem. inseet. , I, ni , 6 , et quelques autres espèces du cap de Bonne-Esperance.
(2) -Platynus complanatus , Bon. ; — Ccirabüs angusticollis , Fah. ; Panz. ,'Faun. inseet. Gérai. , LXXÏK ,95 — Platynus blandus , Germ. iUsect. , Spec. nov. , I, p. 12 ; — Carabus scrobiculatus , Fab. ; — Barpalus livens , Gyll.
(3) Harpalus viduus y Gyll- ; Panz. , Ibid. , XXX VU, 18 ^ Ca-
FAMILLE DES CARIS ASSIERS. 4^5
Tantôt le corps est d’une épaisseur ordinaire Le corselet toujours en forme de cœur tronqué.
Les Anchomenes. (Ànchomenxjs. Bon.)(i)
Là le dessous de la palette des tai ses est garnie d’une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs et surtout les labiaux sont, dans plusieurs, terminés par un article plus épais ou plus large, en forme de triangle renversé*
Nous commencerons par ceux où ils sont filiformes.
Les Callistes. ( Callistus. Bon. )
Ont la dent de l’échancrure du menton entière, les palpes extérieurs terminés par un article ovalaire et pointu au bout, et le corselet en forme de cœur tronqué (2).
Les Oodes. ( Oodes. Bon.)
Ressemblent aux callistes quant à la dent de réchancruYe du menton , mais ont le dernier article des palpes maxillaires extérieurs cylindrique , et le même des labiauxen ovaletronqué. Le corselet est trapézoïdal, plus étroit en devant, et de ! la largeur de la base de l’abdomen à son bord postérieur (~3).
Les Chlænies. (Chlænius. Bon. )
Où la dent de l’échancrure du menton est bifide ; qui ont les palpes maxillaires extérieurs terminés par un article presque cylindrique, un peu aminci à sa base, et le dernier des labiaux en forme de cône renversé etalongé.
| rabus marginatus , Fab.; Panz. , ibid., XXX, t/^ — C. 6-punctatus , Fab.; Panz., ibitl., XXX , t 3 et XXXYHI, 17 ? — C. parum-punctatus , Fab. ; Panz. , ibid. , XCII , 4 ; — C. 4- punctatus , Fab. ; Oliv. , col. III, 35,
| xiii,^i58. Voyez îe Catal. de M. le comte Dejean. VA. rotundatum | et quelques autres forment, pour lui, un nouveau genre.
(1) Car abus prasinus , Fab. ; Panz. , ibid. , XVI , 6 y — - Carabus alj[ bipes , Fab. ; Panz., ibid. , LXXIII , 7 ; — C. oblongus , Fab. ; Panz. ,
ibid. , XXXIV, 3.
(2) Carabus lunatus , Fab. 5 Panz., Faun. insect. Germ , XVI, 5- Dej. , Spec. , II, p. 296.
(3) C. helopioides , Fab. ; Panz. , ibid. , XXX, 1 1 . Voyez le second volume du Spccies de M . le comte .Dejean, pag.. 374 .
4b4 INSECTES COLÉOPTÈRES.
Le Carabe savonnier d’Olivier (col. 10, 36, îïi, 26), dont on se sert au Sénégal, en guise de savon , est de ce sous-genre (1).
Dans les suivants les palpes extérieurs sont terminés par un article plus largé , comprimé , en forme de triangle renversé ou de hache , et plus dilaté dans les mâles La dent de l’échancrure du menton est toujours bifide.
Les Épomis. ( Epomis. Bonelli.)
Auxquels nous réunirons les Dinodes (Dinodes) 7 dont le dernier article des palpes est un peu plus dilaté (2).
Le genre Lissauchenus, de IVL Mac-Leay fils (Annul. javan.
1 , 1 j 1 ) me paraît peu différer du précédent.
Les autres ont le plus souvent les mandibules très obtuses , ou comme tronquées et fourchues ou bidentées à leur extrémité. Leur labre est distinctement échancré ou bilobé, et la portion antérieure delà tête? qui lui donne naissance, est rebordée et souvent concave. L’échancrure du menton n’offre point de dent. La palette des tarses de plusieurs est large, presque orbiculaire. j
Ceux-ci ont les mandibules terminées en pointe, sans échancrure ni dent au dessous d’elle.
La palette des tarses des mâles est formée par les trois premiers articles.
Les IIembes. (Rembus. Latr. )
Le labre est bilobé. Les palpes maxillaires extérieurs sont
(1) C. cinctus , Fab.; Herbst. , Archiv. , XX IX , 7 ; ■ — C.festivus , Fab.; Panz., ibid. , XXX, i5; — C. spoliatus , Fab. ; -Panz., ibid. , XXXI, 6 ;< — Çhlœnius velutinus , Dej. ; Carabus cinctus , Oliv., col. III , 35, m, 28; — C. holqsericeus , Fab. ; Panz. , ibid. , XI, 9, a; — C. nigri cornis , Fab. ; Panz. , ibid. , XI , 9 , b , c. ; — C. agrorum, J3liv. , ibid. , XII , 44; — C. 4 -sulcalus, Payk. , et plusieurs autres espèces exotiques de Fabricius , telles que les suivantes : tenuicollis , oculalus , posticus , micans , quadricolor, stigma, ammon , carnifex , etc. Voyez le second vol. du Spec. de M. Dejean , pag. 297 et suiv.
(2) Dinodes rufipes , Bon.,- Dej., Spec., Il, pag. 372; Carabus azureus , Duft. ; Chalœnius azureus, Sturm. , V,cxxviï; — Epomis circwnscriptus , Dej., Spec. , II, p. 369; Carabus cinctus, Ross. , Faun. etrusc. , I , iv , 9 5 Carabus crcesus , Fab.
famille des carnassiers. 4o5*
filiformes, et le dernier ai ticle des labiaux est un peu renflé, en forme de cône renversé et aîongé.
La tête est étroite, relativement à la largeur du corps. Les antennes et les palpes sont grêles (i).
Les Dicæles. ( Dicælus. Bon.)
Le labre estsimpiement échancré,avec une ligne imprimée et longitudinale au milieu. Le dernier article des palpes extérieurs est plus grand et presque en forme de hache.
Le corps est presque parallélipipède , avec la tête presque aussi large que le corselet , elles élytres fortement striées eî souvent carénées latéralement. Les mandibules sont arquées inférieurement, au bord interne, et comme tronquées ensuite et terminées en pointe. Les espèces connues sont américaines (2). •
Ceux-là on des mand*ibuîes très obtuses , échancrées à leur extrémité, ou. uuidentées en dessous.
Les Ligines. (Licinus. Latr.)
Ont' le dernier articles des palpes extérieurs plus grand , presque en forme de hache. La palettedes tarses des mâles est large, suborbicuîaire etformée par les deux pj emieis articles,
! dont le basilaire fort grand (3)..
I Les Badister. ( Badister* Clairv. Amblychus. Gyllenh. )
. Où le dernier article des palpes extérieurs est ovalaire y jj celui des labiaux est simplement un peu plus gros ( terminé souvent en pointe aigue). La palettedes tarses est en carré long et formée* par les trois premiers articles (4).
|| (i) Rembus polhus , Dej ; Carabus pohtus , Fab. ; Herbst. , Arcbiv. »
j| XXIX , 2 ; - — R. impressus , Dej. ; Carabus impressus , Fab.
1(2) Voyez le Spec. gen. des col. de M. le comte Dejean., II., 283,
(3) Carabus agricola , Oliv., coî. IIJ, 35, V, 53; — C. silphoides, Fab.; Sturm. III , lxxiv , a ; — C. emarginatus , Oliv. , ibid. , XIII , i5o ; Carabus cassideus , Fab/; — C. deprçssus , Payk.; Sturm. , ibid, , LXXIV» o,0; — C. Hoffmanseggii , Panz, , Faun. insect. Germ. , LXXXIX, 5. Voyez le Species de M. le comte Dejean , -Il , pag. 392-401
(4) Carabus bipustulaius , Fab ; Cîairv. , Enlom. Heiv, , IJ , xm ; — C. peltaius , Iîig. ; paaz. , ibid., XXXVII, 20. Voyez le. second1 * 3 4* volume du Spec, de M. le comte Dejean , par. 4°5~4 ! 1 •
4o6 in~seqt.es COLÉOPTÈRES*
Les derniers patellimanes , ou ceux qui composent leur seconde division générale, ont leur .tête rétrécie brusquement derrière les yeux, et comme distinguée du corselet par une espèce de cou ou de pédicule. Elle est souvent petite , avec les yeux saillants. Dans plusieurs, la languette est courte et s’avance peu au-delà de l’échancrure du menton.
Ici cette échancrure n’a point de dent* les mandibules sont fortes, et le labre est fortement échancré et presque bilobé. Tels sont
Les Pélecies. ( Peleciüm. Kirby.)
Le dernier article des palpes extérieurs est en forme de hache. La languette est courte. Le corps est oblong , plus étroit en devant. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs dés mâles sont en forme de triangle renversé , garnis de brosse en-dessous , et le quatrième est bifide.
Les espèces de ce sous-genre et du suivant sont propres
à l’Amérique méridionale (i).
Là, l’échancrure du menton offre une dent ; les mandibules sç>nt généralement petites et moyennes dans les autres. Le labre est entier ou faiblement échancré.
Quelques-uns se rapprochent des péiécies à l’égard des palpes extérieurs , terminés aussi par un article plus grand, en forme de hache ou de triangle renversé. Leur tête est toujours petite, et le corselet est orbiculaire ou trapézoïde.
Les Cynthies. (Cynthia. Latr — Aupar. Microceplialus.)
Dans les mâles desquels les premiers articles des tarses antérieurs sont en forme de triangle renversé et composent la palette; ils sont garnis de brosse en-dessous , et le quatrième est bifide.
La tête et les mandibules sont proportionnellement plus fortes que dans le sous-genre suivant. Les palpes extérieurs sont moins alongés, mais plus comprimés au bout. Le corps est ovale , avec le corselet trapézoïdal, plus large postérieurement , plan , rebordé , sillonné longitudinalement (2).
(i) Peleciüm cyampes , Kirb. , Transmet, iimi. soc. , XII-, xxi, j.
p>.) Sous-genre établi sur des espèces du Brésil, ayant, ainsi que Iesdicleà, le port dçs Abax de M, Bonelii.
■gpp .
Les Panagées. ( Panagæus, Lat. )
Dont la palette des tarses, propre aux mâles , n'est formée que parles deux premiers articles.
La tête est très petite, comparativement au corps, avec les yeux globuleux. Les mandibules, les mâchoires et la languette sont aussi très petites. Le corselet est le plus souvent suborbiculaire (i).
Dans les sous-genres suivants, et qui terminent cette section , les palpes extérieurs sont filiformes ; le dernier article des maxillaires est presque cylindrique et le même des labiaux est presque ovalaire ou presque e n cône renversé et alongé. Le premier sous-genre, celui
De Loricère. (Lorigera. Lat. )
Est très remarquable. Ses antennes sont sétacées , courbes, avec le second article et les quatre suivants plus courts que les derniers et garnis de faisceaux de poils. Les* mandibules sont petites. Les mâchoires sont barbues extérieurement. Le labre est arrondi en devant. Les palpes labiaux sont plus longs que les maxillaires. Les yeux sont très saillants. Le corselet est presque orbiculaire ou en forme dé cœur, largement tronqué et arrondi aux angles postérieurs. Les trois premiers articles des tarses antérieurs sont dilatés dans les mâles (2).
Les Patrobes. (Patrqbus. Meg. )
Ont des antennes filiformes, droites, sans faisceaux de poils, avec le quatrième article et les suivants égaux , presque cylindriques; les mandibules de grandeur ordinaire; le labié en carré transversal , avec le bord antérieur droit. La
(1) Carabus crux-major , Fab. ; Clairv. , Entom. Helv. , II, xv; — ■ Carabus nolulatus , Fab. 5 — Cfchrus reflexus , Fab. 5 Oliv. , col III, 35, vii , 77 ; — • Carabus angulalus , Fab. ; Oliv. , ibid. , vu, 76 ;• — Pa- 11 âgée à quatre taches , G uv. ,Reg. anim., IV, xiv, 1. V^oyez l’article Panage'e de l’Encyclop. méthod. , "et le second volume du Species de M. le comte Dejean , pag. 283 et suiv.
(2) Loricera œnea, Latr. ; Carabus pilicornis , Fab.; Panz. , Faun.
ï insect. Germ. , XI , 10 ; Oliv. ; col. III , 35 , xi , 119; Dej. , Spec. , II , pag. 2q3.
longueur des paipes labiaux n’excède pas celle des maxillaires. Le corselet est en forme de cœur tronqué-, avec les angles postérieurs aigus. Les deux premiers articles des tarses antérieurs sont seuls dilatés dans les mâles. Les yeux sont moins saillants et le cou est moins étroit que dans le sous- genre précédent (i).
Nous passerons maintenant aux carabiques dont les jambes antérieures n’ont point d’échancrure au côté interne, ou qui en offrent une, mais commençant très près de l’extrémité de ces jambes, ou ne s’avançant point sur leur face antérieure et ne formant qu’un canal oblique et linéaire. La languette est souvent très courte, terminée en pointe au milieu de son sommet , et accompagnée de paraglosses allant aussi en pointe. Les mandibules sont robustes. Le dernier article des palpes extérieurs est ordinairement plus grand, comprimé en forme de triangle renversé ou de hache dans les uns, presque en forme de cuiller dans les autres (2). Les yeux sont saillants. Les élytres sont entières ou simple-* ment sinuées à leur extrémité postérieure. L’abdomen est ordinairement volumineux , comparativement aux autres parties du corps. Ces carabiques sont , pour la plupart, de grande taille, ornés de couleurs métalliques brillantes, courent très vite et sont très carnassiers. Us composeront une section particulière, la sixième du genre , et que nous nommerons Grandipalpes ( Grandipalpi ) (3).
Une première division aura pour caractères : corps toujours épais, sans ailes ; labre toujours biîobé ; dernier article des palpes extérieurs toujours très grand; échancrure du menton sans dent ; côté interne des mandibules entièrement ou presque entièrement dentelé dans sa longueur.
Ici les mandibules sont arquées, fortement dentées dans toute leur longueur, et l’extrémité latérale et extérieure des
(^) Car abus rufipes , Fab. ; C. excaualus , Payls . ; Panz., ibid. , XXXIV 2. M. le comte Dejean , dans le Catalogue de sa collection, en mentionne deux autres espèces, l’une du Portugal et l’autre de l’Amér. septent.
(2) Il est souvent plus dilate' dans les mâles ; cela est surtout très sensible dans les Procèrus.
(3) Dénomination plus caractéristique que celle d? abdominaux , que nous lui avions donnée auparavant.
deux premières jambes est prolongée en une pointe. Le dernier article de leurs palpes extérieurs est en demi-ovale , longitudinal, avec le côté interne arqué ; les palpes maxillaires internes sont droits, avec le dernier article beaucoup plus grand que le premier et presque ovoïde. L’échancrure du menton est peu profonde. Tels sont les caractères
Des Pambores. ( Pàmborus. Latr. )
On n’en connaît encore qu’une seule espèce , le Parti bore alternant (Cuv . , Règ. anim., V, xiv, 2 ; Dej., Spec., H , p. 18, 19)5 et qui a été apportée de la Nouvelle-Hollande par Peron et M. Lesueur.
Là les mandibules sont droites , simplement arquées ou crochues et dilatées à leur extrémité. Les deux jambes antérieures ne se prolongent point en manière d’épine à leur extrémité latérale. Le dernier article des palpes extérieurs est beaucoup plus large que les précédents, concave en dessus, presque en forme de cuiller. Le menton est profondément échancré, proportionnellement plus alongé que dans * les sous-genres suivants , épaissi sur les côtés dans la plupart, et comme divisé longitudinalement en trois espaces. Les élytres sont soudées, carénées latéralement, et embrassent une partie des côtés de l’abdomen. Ces carabiques com posent le genre Cychrus de Pykull et de Fabricius, mais qu’on a modifié depuis, de la manière suivante :
Ceux dont les tarses sont semblables dans les deux sexes, dont le corselet est en forme de cœur tronqué , plus étroit postérieurement, ou presque orbiculaire, et point relevé sur les côtés, avec les angles postérieurs nuis ou arrondis, ont seuls conservé la dénomination générique
De Cychrus. ( Cychrus. Latr.,Dej. ) (1)
Ceux où les mâles ont les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés, mais faiblement et sous forme de pa-
(1) Cychrus ro stratus , Fab. ; Panz. , Faun. insect. Gérai. , LXXIV,
6; Çlairv., Entom. Helv. , II, xix, A; — C. attenualus , Fab. • Panz. , ibid.\ II, 3; Clairv. , ibid. , xix, B ; — .C. italiens , Bonel. , Observi entom. (Me'm. de l’Acad. de Turin). Poyez, pour les autres espèces , Spec. de M. le comte Dej eau, II , pag. 4 et suiv.
4lO INSECTES COLÉOPTÈRES,
lelte, et dont le corselet est en trapèze, large, échancré aux deuy bouts, relevé sur les côtés avec les angles postérieurs aigus et recourbés, composent une autre coupe générique, celle
Des Scaphinotes. (Scaphinotus. Latr., Dej.) (i).
D'autres espèces enfin, ayant le port des cychrus, mais dont les taises antérieurs ont, dans les mâles, les deux premiers articles très dilatés et formant avec le suivant, qui l'est moins, et dont la figure est celle d'un cœur, une palette, sont pour M. le comte Dejean
Des Sphærodères. ( Sphæroderus.) (2).
Les espèces de ces deux derniers sous- genres sonfcparticulières à l'Amérique.
La seconde division de cette section nous offrira des carabiques ayant aussi comme les précédents le corps épais, le plus souvent privé d'ailes, mais dont le menton est muni,
■ au milieu de son échancrure, d'une dent entière ou bifide, et dont les mandibules sont, au plus, armées d'une ou de deux dents et situées à leur base.
Le corselet est toujours en forme de cœur tronqué. L'abdomen est le plus souvent ovalaire.
Les uns, dont le labre est quelquefois entier, ont tous les tarses identiques dans les deux sexes.
Les Tefflus. (Tefflus. Leach. )
Sont les seuls de cette division dont le labre soit entier ou sans échancrure.
Le TeJJlus de Megerle ( Carabus Megerlei, Fab. - Voet., col. H, xxxix, 49)? a Pr^s de deux pouces de long, et habite la côte de Guinée et l’extrémité orientale du Sénégal. Ï1 est tout noir, avec le corselet ridé, et les élytres divisées par des côtes longitudinales et ayant dans leurs sillons des points élevés. Le dernier article des palpes extérieurs est très grand, en forme de hache alongée,
(1 ) Cychrus elevalus , Fab. ; Knoch , Beytr. , I, vin ,12; Dej. , Spec.,
II,pag. 17.
(2) Dej. , Spec. , II, pag. i4 etsuiv.
avec le côté interne curviligne. La dent de l’échancrure du
menton est petite. Le troisième article des antennes est
trois fois au moins plus long que le second.
Les Procerus. ( Procerus. Meg. )
Ont le labre bilobé. Toutes les espèces connues sont pareillement de grande taille, soit entièrement noires , soit de cette couleur en dessous, et bleues ou verdâtres en dessus, avec les élytres très chagrinées. Elles. habitent généralement les montagnes des contrées orientales et méridionales de l’Europe, et celles du Caucase et du Liban (i).
Les autres, et dont le labre est. toujours divisé en deux ou trois lobes, ont les tarses antérieurs très sensiblement dilatés dans les mâles.
Ceux-ci n’ont jamais d’ailes. Leurs mandibules sont lisses, et l’on remarque à leur base , ou à l’une d’elles au moins , une ou deux dents. Le corselet est en forme de cœur tronqué, subisométrique ou plus long que large. L’abdomen est ovalaire.
Les Procrustes. (Procrustes. Bon.)
Dont le labre est trilobé, et dont la dent de l’échancure du menton est bifide (a).
Les Carabes. (Carabus. Lin. Fab. — Tachypus. Web.)
Où le labre est simplement échancré ou bilobé, et dont la dent de l’échancrure du menton est entière.
M. le comte Dejean en a décrit cent vingt quatre espèces, qu’il a distribuées dans seize divisions. Les treize premières comprennent celles dont les élytres sont convexes ou
(1) Carabus scabrosus , Fab'. ; C. gigas , Oeutz. , Entom., I, n, i3;-— C. scabrosus, Oliv., col. III, 35, vu, 83, décrit et figuré depuis longtemps par Mouffet , Ins. theath. , 1 5g; — P. tauricus , Dej. , Spec. , II, 24; Carabus scabrosus, Fisch. , Entom. de fa Russie, I, n, i,b, d, f; — Procerus caucasicus*, Dej., ibid. ,*p. 25; Carabus scabrosus , Fisch. , ibid. , c. , e. M. Lahillardière a trouvé, dans le Liban, une autre espèce , mais inédite .
(2) Carabus coriaceus , Fab. ; Panz., Faun. inseet. Germ., LXXXI,j. Voyez le second volume du Species de M. le comte Dejean, pag. 26 etsuiv.
bombées , et les trois dernières , celles où elles sont planes , et dont M. Fischer forme deux genres , plectes et cechenus ( i ) , fondés sur les proportions relatives de la tête et du corselet. La considération de 1a. surface des élytres fournit les autres caractères secondaires de ces divisions, et telle a été la méthode de MM. Clairville et Bonellî. La majeure partie de ces espèces habite l’Europe , le Caucase , la Sibérie, l’Asie mineure, la Syrie et le nord de l’Afrique, jusqu’au trentième degré environ de latitude nord. On en trouve aussi quelques-unes aux deux extrémités de l’Amérique , et il est probable que les montagnes des contrées intermédiaires en possèdent aussi quelques-autres.
Parmi les espèces à corps convexe et oblong , l’une des plus communes est le C. doré ( C. auratus , Lin. ), Panz., Faun. insect. Gérai., LXXX!, 4? qu’on nomme vulgairement le Jardinier. Long de près d’un pouce, d’un vert doré en dessus, noir en dessous, avec les premiers articles des antennes et les pieds fauves; élytres siionnées, unidentées au bord extérieur, près de leur extrémité , surtout dans la femelle, avec trois côtes unies sur chaque.
Ce carabe disparaît au midi de l’Europe, ou ne s’y trouve plus que dans les montagnes (ah
(1) Car abus hisp anus , Fab.; Germ. Faun. insect. Europ. , VÏII , 2;
— C. cyaneus , Fab. ; Panz. , Faun. insect. Germ., LXXXI, 2; — C. Creutzeri , Fab. ; Panz. , ibid. , CIX , 1 ; — C . depressus , Bonel. ; — Cosseticus , Dej.; Plectes osselicus , Fiscb. , Enlom. de la Russie, II, xxxiii, 3, ; —C. Fabricii, Panz., ibid. , CIX, 6; — C. irregularis , Fab. Panz. . ibid. , V, 4; — C. pyrenœus , Dufour. — Les deux dernières rentrent dans le genre Cechenus de M. Fischer. Leur tête est proportionnellement plus large que celles des espèces pre'cêdentes ou des Plectes de M. Fischer.
(2) Ajoutez C. auro-niiens , Fab. ; Panz. , ibid. , IY , 7 ; — C. nitens ^ Fab. ; Panz. , ibid. , *LXXX V , 2 ; — C. cœlatus , F. ; Panz, , ibid. , LXXXVII, 3 ; — C. purpurascens, F. ; Pank , ibid. , ÏV, 5, — C.catenatus , F. ; Panz., ibid., LXXXVII, 4î — C. catenulalus , F. ; Panz., ibid ; IV, 6 ; — C. afjinis, Panz., ibid. , CIX , 3 ; — C. Scheidleri , F.; Panz., ibid. , LXVI, 2 ; -r- C. monilis , F. ; Panz. , ibid. , CVIII , 1 ; — G. cou àitus , Panz. , ibid. , 3 ; — C. cancellatus , F. ; Panz. , ibid. , LXXXV, J ;
— C. arvensis , F, ; Panz. , ibid. , LXXÏV , 3 , LXXX.Î , 3.; — C. mor -
Ceux-là sont le plus souvent ailés. Leurs mandibules sont striées transversalement, sans dents sensibles au côté interne. Le corselet est transversal , également dilaté et ar* rondi latéralement , sans prolongements aux angles postérieurs. L’abdomen est presque carré. Leurs palpes extérieurs sont moins dilatés à leur extrémité. Les mâchoires se courbent brusquement à leur extrémité. Le second article des antennes est court et le troisième aSongé. Les quatre jambes postérieures sont arquées dans plusieurs mâles.
Les Câlosomes. (Calosoma. Web. Fab. Caloso'ma7 Callis~ thenes 7 Fischer.)
Ce sou s-genre *est beaucoup moins nombreux que le précédent, mais ses espèces s’étendent depuis le nord jusqu’à l’équateur.
Le C. sycophante ( Carabus sycophantha , Lin.) , Clairv., Entom. Helvet., II, xxi, A.
Long de huit à dix lignes, d’un noir violet, avec les élytres d’un vert doré ou cuivreux très brillant , très finement striées, et ayant chacune trois lignes de petits points enfoncés et distants.
Sa larve vit dans le. nid des chenilles processionnaires , dont elle se nourrit. Elle en mange plusieurs dans la même journée $ d’autres larves de son espèce, encore jeunes et petites, l’attaquent et la dévorent , lorsqu’à force de s’être repue , elle a perdu son activité. Elles sont noires, et on les trouve quelquefois courant -à terre ou sur les arbres, et sur le chêne particulièrement (i).
billosus , F. ; Panz. , ibid. , LXXXI ,5; — C. granulaius , F. ; Panz., ibid. ,6; — C. violaceus , F. Panz. , ibid. , IV , !\ ; — C. mayginalis, F.; Panz., ibid., XXXIX, 7; — C. glabratus , F. ; Panz. , ibid. , LXX1V, 4? — C. convexus , F. ; Panz.., ibid., 5 ; — C hortensis; F. ; Panz. ,’ibid ., V, 2 • — C. nodulosus , F. 5 Panz. , ibid. , LXXXI V , 4 ; — - C. sylvestris , F. ; Panz , ibid. , Y, 3; — C. gemmatus, F.; Panz., ibid. , LXXIY, 25 — C. cœruleus , Panz., ibid. , CÎX , 2; — C. coricolor , F.; Panz.; ibid., CYIII, 2 ; — C. Linncei , Panz., ibid., CIX, 5; — C. angustcdus , Panz. , ibid. . 4- Voyez, quant à la synonymie de ces espèces et quant aux autres du même sous-genre, le second volume du Species de M. le comte Dejean , pag, 30-189.
(1) Ajoutez C. inquisitor -, Fab, ; Panz., Fa un, insect. Gérai,, LXXXI,
4l 4 INSECTES COLÉOPTÈRES.
La troisième et dernière division des grandipalpes noas offre un ensemble de caractères qui la signalent distinctement des précédentes. La plupart ont des ailes. Les tarses antérieurs des mâles sont toujours dilatés, le labre est entier. Les palpes extérieurs sont simplement un peu dilatés ou un peu plus gros à leur extrémité , avec le dernier article en forme de cône renversé et alongé. Le côté interne des mandibules ne présente point de dents notables; celle du milieu de l’échancrure du menton est bifide. Le milieu du bord supérieur de la languette s’élève en pointe. Les jambes antérieures de plusieurs ont au côté interne une courte échancrure ou l’un des deux éperons inséré plus haut que l’autre, de sorte que ces carabiques sont sous ce rapport ambigus et pourraient venir, ainsi que ceux de la section suivante , immédiatement après les palellimanes (i). Ils fréquentent généralement les lieux humides et aquatiques. Quelques-uns même, comme les omophrons, paraissent lier cette tribu avec la suivante ou les carnassiers aquatiques.
Les uns, dont le corps est aplati , ou bombé et suborbiculaire , ont des yeux de grandeur ordinaire , les antennes linéaires et composées d’articles généralement alongés, presque cylindriques ,1e côté extérieur des mâchoires barbu et les deux éperons internes des deux jambes antérieures de niveau à leur origine; ces jambes n’ont qu’un simple canal longitudinal.
Tantôt le corps est ovale-oblong , aplati, avec le corselet en cœur tronqué, rétréci postérieurement. L'écusson est distinct. Les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont dilatés.
Les Pogonophores. ( Pogonophorus. Lat., Gyllenh. — - Leistus , Frœl., Clairv. — Carabus , Fab. — Manticora , Panz. )
Remarquables par l’alongement de leurs palpes extérieurs,
7 ; — C. reticulatum , F. , Panz. , ibid:, g ■ — ■ C. indagator , F. ; Clairv., Ent. Helv. , II , xxi , B ; — C. scrutator , F. ; Leach , Zool. mise., xcm; — C. calidum, F.; Oîiv. , col. III, 35, iv , 45, et 11/21. — Le C.por culatum de Fabricius est un Hélops. Voyez le second volume du Species de M. le comte Dejean , pag. 190 et suiv.
(1) Les Pogonophores sont très voisins des Loricères
et dont les labiaux plus longs que la tête } par leurs mandibules , dont le côté externe forme un angle saillant et aplati ; enfin par leur languette avancée et terminée par trois épines. Leur tête est brusquement rétrécie derrière les yeux, et les articles de leurs antennes sont longs et menus. Toutes Jes espèces connues sont européennes (i).
Les Nébries. (Nebria. Lat. )
Qui ne diffèrent des pogonophores que par des caractères négatifs, ou en ce que les palpes sont beaucoup plus courts, que le côté externe des mandibules est peu ou point dilaté et Déformé plus qu’une très petite oreillette, ne s’avançant point au-delà de la base des mâchoires ; que la languette est courte, et que la tête n’offre point d’étranglement ou de cou. Les antennes sont aussi proportionnellement plus épaisses et composées d’articles plus 'courts (2).
Les âlpées. ( Alpæus. ) de M. Bonelli.
Ne sont que des nébries aptères , un peu plus oblongues, et qui habitent plus spécialement les hautes montagnes (3).
Tantôt le corps, bombé ou convexe en dessus”, est presque orbiculaire avec le corselet fort court, transversal, très échancréen devant , plus large et lobé postérieurement. L’écusson n’est point apparent. Le premier article des deux tarses anté- ! rieurs des mâles ( et quelquefois le même des tarsjes interji médiaires , comme dans Y O. mélangé ) est seul sensiblement dilaté.
(1) Carabus spinibarbis , Fab ; Leistus cceruleus , Clairv. , Entom. Helv. , II, xxm, A, a; — C. spinilabris , Fab. ; Leîstrus rufescens , ibid.,
B, b- — C. rufescens, Fab.; Carabus lerminalus , Panz', Faun. insect. Germ. , VII, 11. Voyez, pour les autres espèces, le second volume du
il Species de M. le comte Dejean, pag. 212 et suiv.
il (2) Nebria arenaria , Latr. , Gêner, crust. et insect, I 2, vu , 6; — Ca- 1 rabus brevicollis , Fab. ; Panz. , ibid. , XI , 8 ; Clairv. , ibid. , XXII,' B; • — C. subulosus , Fab. ; Clairv. , ibid. , A; Panz. , ibid. , XXXI , 4 ; —
C. pic ico rnis , Fab.; Panz., ibid. , XCII, i; — C. psammodes , Ross. , Faun. etrusc , mant. I, v, M.
(3) Le C. Helwigiï dePanzer, ibid., LXXX1X, 4«* est un Aîpée. Voyez le Species de M. Te comte Dejean , II , pag. 22 1 et suiv.
Les Omophrons. Omopron. Latr. — Scolytus. Fab.
Ce sous - genre se compose d’un petit nombre d’espèces que i’on trouve sur les bords des eaux, en Europe, dans l’Amérique septentrionale, en Egypte et au cap de Bonne- Espérance. M. Desmarest a fait connaître la larve de l’espèce la plus commune. Sa forme se rapproche de celle des larves de dytiques. Les observations anatomiques de M. Dufour paraissent confirmer ces rapports (i).
Les autres, dont le corps est assez épais, ont de grands veux et très saillants 5 des antennes grossissant un peu vers leur extrémité, et composées d’articles courts, pour la plupart en forme de toupie ou de côoe renversé ; l’ün des deux éperons de l’extrémité interne des deux jambes antérieures in'séré plus haut que l’autre, avec une entaille dans l’entredeux. Les quatre ou trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont peu dilatés dans la plupart. Les palpes ne sont jamais alongés. Ces insectes sont riverains et tous d’Europe ou de Sibérie.
Tantôt le labre est très court, transversal et terminé par une ligne droite. Le dernier article des palpes extérieurs est presque en forme de cône renversé, plus gros et tronqué au bout. Les mandibules s’avancent notablement au-delà du labre. Les tarses antérieurs des mâles sont sensiblement dilatés.
LesÉLAPHRES. (Elaphrus. Y ah. -Elaphrus , Blethisa , Pelophila. Dej.)
Les uns, et les plus grands ( Bléthises, Blethisa , Bonelli ), ont le corselet plus large que long, plan , rebordé latéralement,presque carré, un peu rétréci versles angles postérieurs.]
Ici les trois premiers articles des tarses antérieurs sont fortement dilatés et cordiformes dans les mâles. Ce sont les Pelophiles ( Pelophila ) de M. Bejean (2).
(1) Eoyez Farticle omopkron d’Olivier, Encyclop. method. ; l’Entomoî. Helvet. , lï, xxvij Latr. , Gener. crust. et insect. , I , 225, vu, 7 , et le second vol. du Spec. de M. le comte Dejean , p. 257 et aniv.-.
(2) Carahus borealis , Fab. ; JSfebria borealis , Gylienh. ; Panz. , Faun. insect. Gérai, , LXXV, 8.
FAMILLE DES CARIS ASSIE RS. 4*7
Là, les quatre premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont faiblement dilatés ; ce sont les Blethises ( bletliisa ) du même (i).
Les autres ont le corselet aussi long au moins que large, convexe, en forme de cœur tronqué. Le corps est proportionnellement plus convexe que dans les précédents. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs sont légèrement dilatés dans les mâles. Ceux-ci composent exclusivement son genre Elaphre.
Id Elaphre uligineux ( C. uliginosus , Fab. ; elaphrus riparius , Oliv., col. , Il , 34 , I, i. A-E. ) est long d’environ quatre lignes, d’un bronzé noirâtre , très ponctué , avec des impressions ou petites fossettes sur le front et sur le corselet, et d’autres à fond violet, élevées dans leur contour et réunies les unes aux autres, sur les éiytres. Les tarses sont d’un noir bleuâtre; mais, les jambes sont tantôt de cette couleur tantôt roussâtres. Ces derniers individus ont été considérés comme formant une espèce propre ( Cup reus) 7 par MM. Megerle et le comte Dejean. Il est très rare aux environs de Paris, mais commun dans d’autres parties de la France, en Allemagne, en Suède, etc.
h’ Elaphre des rivages ( Cicindela , riparia , Lin. ; Elaphrus riparius , Fab.; Cîairv. , Entom. helvet. , Il , xxv , A. a.; elaphrus 7 paludosus , Oliv., col. II, 34, i , 4? a b; Panz. ,Faun. insect. Germ., xx, i. ). D’un tiers environ plus petit que le précédent, très finement pointillé et d’un cuivreux mat et mêlé de vert, en dessus, avec des impressions circulaires , mamelonées au centre, vertes, disposées sur quatre lignes, et une tache cuivreuse , polie et luisante, près la suture, sur chaque élytre. Commun aux environs de Paris (2).
Tantôt le labre est presque demi-circulaire et arrondi en devant; les palpes extérieurs se terminent par un article subovaîaire, rétréci en pointeau bout. Les mandibules s’avancent peu au-deJa du labre. Les tarses sont identiques dans les deux sexes.
(1 \ Car abus multipunctalus , Fab. 5 Panz. , ibicl. , XI, 5.
(2) Voyez pour les autres espèces, le second volume du Speeies de M. le comte Dejean , pag. 268 et süiy.