‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 77 sur 85 · TOME r · texte numérisé non relu

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rent en peu de minutes. Leur séjour dans le gaz hydrogène le rend , du moins quelquefois, détonnant. Privés, par mutilation, de cette partie lumineuse du corps, ils continuent encore de vivre, et la même partie, ainsi détachée , conserve pendant quelque temps sa propriété lumineuse, soit qu’on la soumette à l’action de différents gaz, soit dans le vide ou à Pair libre. La phosphorescence dépend plutôt de hétat de mollesse de la matière, que de la vie de l’insecte. On peut la faire renaître en ramollissant cette matière dans l’eau. Les lampyres luisent, avec vivacité, dans de l’eau tiède, et s’éteignent dans l’eau froide: il paraît que ce liquide est le seul agent dissolvant de la matière phosphorique (i). Ces insectes sont nocturnes; on voit souvent des mâles voler, ainsi que des phalènes, autour des lumières , d’où l’on peut conclure que l’éclat phosphorique que jettent principalement les femelles a pour but d’attirer les individus de l’autre sexe; et si les larves et les nymphes de l’espèce de notre pays sont , suivant de Géer, lumineuses , on doit seulèment en conclure que la substance phosphorique se développe dès le premier âge. On a dit que quelques mâles n’avaient pas la même propriété; mais ils en jouissent encore, quoique très faiblement. Presque tous les lampyres des pays chauds, tant mâles que femelles, étant ailés, et s’y trouvant en grande quantité , offrent à leurs habitants , après le coucher du soleil , et pendant la nuit, un spectacle amusant, une illumination naturelle , par cette multitude de points lumineux, qui , comme des étincelles ou de petites étoiles, errent dans les airs. On peut s’éclairer en réunissant plusieurs de ces insectes.

Suivant M. Dufour (Annal, des sc. natur.,111, p. 225), le canal alimentaire de la femelle de notre lampyre commun, ( splendidula ) est environ une fois plus long que le corps. Son œsophage est extrêmement court et se dilate aussitôt

(i) Outre les expériences rapportées dans les Annales de chimiç, consultez les Annales générales des sciences physiques , par MM. Bory de Saint-Vincent, Drapiez et Van Mons , tom. VIII , pag. 3i, où sont exposées les recherches de M. Grotthuss sur la phosphorence du Lampyris lalica.

FAMILLE DES SERRICORNES.

ën un jabot court et séparé du ventricule chylifique par un étranglement valvulaire. Cette dernière partie est fort longue, lisse, boursouflée et cylindrique jusqu’aux deux tiers de sa longueur, et ensuite intesti ni forme. L’intestin grêle est fort court, flexueux, et offre un renflement représentant le cæcum, mais peut-être inconstant, et qui se termine par un rectum alongé.

Du genre Lampyris de Linnæus, on en a séparé quelques espèces du Brésil, dont les mâles ont des antennes composées de plus de onze articles, en forme de barbes déplumés. Ces espèces forment le genre d’AMYDÈTE ( Amydetès , Hoffm., Germ. ) (1).

D’autres lampyres , et propres aussi à l’Amérique méridionale, n’ayant que onze articles aux antennes, nous offrent des caractères particuliers qui leur ont valu la même distinction générique, celle de Phengode (Phengodesy Hoffm.). Le troisième article de* ces organes et les suivants jettent chacun, au côté interne, deux filets longs, ciliés, paraissant articulés , et roulés sur eux-mêmes. Les élytres sont rétrécies brusquement en pointe. Les ailes sont étendues dans toute leur longueur, et simplement plissées longitudinalement. Les palpes maxillaires sont très saillants et presque filiformes. Le corselet est transversal. Les tarses sont filiformes, avec le pénultième article fort court et à peine bilobé. Le corps est étroit et alongé, avec la tête découverte (2).

Les autres espèces composent maintenant le genre

De Lampyre proprement dit ( Lampyris. )

Qui, à raison de la forme des antennes, de la présence ou de l’absence des élytres , des ailes, etc. , est susceptible de plusieurs divisions.

Le L. luisant ( L. noctiluca , Lin.)? Panz., Faun. insect. Germ., XLI , 7. Mâle long de quatre lignes, noirâtre: antennes simples • corselet demi circulaire, recevant entièrement la tête, avec deux taches transparentes, en croissant 5 ventre noir ; derniers anneaux d’un jaunâtre pâle.

' (1) Lampyris plumicornis , Latr. , Voyag. de MM. Humb. et Bonpl. ,

Zool. , XVI, — Amydetes apicalis , Germ. insect. , Sp. nov., p. 67.

(2) Illig./Mag., VI, p. 342.

L. splendidule ( L. splendidula , Lin. ) , Panz., ibid ., 8, très voisin du précédent, un peu plus grand. Corselet jaunâtre, avec le disque noirâtre et deux taches transparentes en devant ^ él y très noirâtres ; dessous du corps et pieds d’un jaunâtre livide; premiers anneaux du ventre tantôt de cette couleur, tantôt plus obscurs.

Femelle privée d’élytres et d’ailes, noirâtre en dessus, avec le pourtour du corselet et le dernier anneau jaunâtres j angles latéraux du second et du troisième anneaux, couleur de chair; dessous du corps jaunâtre, avec les trois derniers anneaux couleur de soufre.

C’est particulièrement à ces individus qu'on a donné le nom de vers luisants. On les trouve paroutà la campagne, et aux bords des chemins, dans les haies, les prairies, etc., auxmois de juin, de juillet et d’août. Ils pondent un grand nombre d’œufs, qui sont gros , sphériques et d’un jaune ci tri n , dans la terre ou sur les plantes; ils sont fixés au moyen d’une matière visqueuse qui les enduit.

La larve ressemble beaucoup à la femelle; mais elle est noire, avec une tache rougeâtre aux angles postérieurs des anneaux; ses antennes et ses pieds sont plus courts. Elle marche fort lentement, peut alonger , raccourcir ou recourber en dessous son corps. Elle est probablement carnassière.

Le L . d’Italie ( L . italica. Lin.),01iv., col. Il, 28, 11, 12, nommé parles habitants Lucciola. Corselet ne recouvrant pas toute la tête, transversal, rougeâtre, ainsi que l’écusson, la poitrine, et une partie des pieds; tête, étuis et abdomen noirs; les deux derniers anneaux du corps jaunâtres. Les deux sexes sont ailés (1).

Dans notre seconde division des lampyrides , les antennes sont notablement écartées l’une de l’autre à leur naissance; la tête n'est point prolongée ni rétrécie antérieurement en forme de museau , et les yeux sont de grandeur ordinaire dans les deux sexes.

Les Driles. ( Drilus. Oliv. — Ptilinus. Geoff., Fab. )

Les mâles sont ailés, et le côté interne de leurs antennes,

(î) Voy ez Fabricius , et Olivier, col. II, n° 2<S.

FAMILLE DES SEllRICOIlNES. 4^9

à commencer au quatrième article, se prolonge en forme de dent de peigne. Celles de la femelle sont plus courtes, un peu perfoliées et légèrement en scie. Dans l’un et l’autre sexe les palpes maxillaires sont plus gros vert le bout, et se terminent en pointe. Le côté interne des mandibules offre une dent.

La femelle de l’espèce servant de type au genre , et dont le mâle est assez commun , avait été inconnue jusque dans ces derniers temps, ainsi que les métamorphoses des deux sexes. Des observations faites à Genève, par M. le comte Mielzinsky , sur la larve de cet insecte et sur l’individu fe- , melle en état parfait, excitèrent l’attention de deux naturalistes français, qui avaientdéjà donné des preuves de leurs talents , M. Desmarest, professeur à l’école vétérinaire d’Alfort, et M. Victor Audouin ; celui-ci avait reçu de l'auteur de cette découverte des larves en état vivant. Elles avaient été trouvées dans l’intérieur de la coquille dite livrée, ou l’ Hélix nemoralis de Linnæus. M. Mielzinsky les fit connaître ainsi que la femelle parvenue à sa dernière transformation , seule sorte d’individus qu’il avait obtenue en état parfait. Mais il s’était trompé , en considérant comme des nymphes des larves parvenues à leur dernière grosseur , et qui passent l’hiver dans l’intérieur de ces coquilles. Sous cette forme , ces insectes ont assez deressemblance avec les larves de nos lampyres, mais les côtés de leur abdomen offrent une rangée de mamelons coniques, et deux séries de houppes de poils, placées sur d’autres mamelons ou prolongements dermiques. L’extrémité postérieure du corps est fourchue, et l’anus sert à l’animal dans la progression. 11 dévore , et assez promptement, l’habitant naturel de la coquille, et delà le nom générique de Cochléoctone (Cochleoctonus), donné à cet insecte par ce naturaliste. M. Desmarest présuma , avec raison , que puisque ces larves étaient assez communes aux | environs de Genève, on pouvait aussi les rencontrer aux environs de Paris. Aidé par ses élèves, il s’en procura eu effet, un grand nombre d’individus , ce qui lui permit de donner une histoire complète de cet insecte., et de découvrir que les individus en état parfait décrits par M. Mielzinsky étaient des femelles du drile jaunâtre ou la pa-

«ac/ie jaune de Geoffroy ( I,i, 2;01iv., col. 11,23, i, i ), dont le corps est long d’environ trois lignes, noir, avec les élytres jaunâtres. La femelle est presque trois fois plus grande, d'un jaune orangé ou rougeâtre, et ressemble à celles des lampyres, mais sans être phosphorescente. M. Audouin en a publié l'anatomie; il a remarqué que la vieille peau de la larve bouche exactement l'entrée de la coquille, et lui forme une sorte d'opercule. Tant que l’insecte est en état de larve , s'il se retire au fond de son habitation , il s'y place de manière que l'extrémité postérieure de son corps en regarde l'ouverture; mais ayant passé à l’état de nymphe , il s'y tient en sens contraire. Cette observation est due à M. Desmarest ( Voyez les Annales des sciences naturelle, janvier , juillet et août 1824, et le Bulletin des la Soc. philom., avril de la même année). M. Léon Dufour a publié aussi quelques observations anatomiques faites sur le mâle de cette espèce.

On en trouve en Allemagne une autre (A ter, Dej.), toute noire et à antennes moins pectinées. Elle a été figurée, ainsi qu'une troisième ( ruficollis ) , découverte par M. le comte Dejean en Dalmatie , dans un Mémoire de M. Audouin (Annal, des sçienc. nat., août 1824), qui, sous le titre de Recherches anatomiques sur la femelle du drile jaunâtre, et sur le mâle de cette espèce, forme une monographie complète de ce genre, enriehied’ excellentes figures.

Tous les individus des autres iampyrides de cette seconde division sont ailés , et leurs palpes maxillaires ne sont pas beaucoup plus longs que les labiaux. Ils embrassent une grande partie du genr ecanlharis de Linnæus, ou de celui de cicindela de Geoffroy.

Les Teléphores. (Telephorus. Schœff. — Cantharis. Lin.)

Où les palpes sont terminés par un article en forme de hache, et dont le corselet n'offre poiut d’échancrures latérales. Ils sont carnassiers, et courent sur les plantes. Leur estomac est long, ridé en travers; leur intestin très court.

Le T. ardoisé ( Cantharis fusca . Lin.), Oiiv., col. Il, 26 , 1,1, long de cinq à six lignes ; partie postérieure de la tête, étuis, poitrine et grande partie des pieds d’un

FAMILLE DES SElUMCORNES. t

noir ardoisé; les autres parties d’un rouge jaunâtre; une tache noire sur le corselet. Se trouve fréquemment, en Europe, au printemps. Sa larve est presque cylindrique , alongée, molle, d’un noir mat et velouté, avec les antennes, les palpes et les pieds d’un roux jaunâtre. La tête est écailleuse, avec de fortes mandibules. Sous le douzième et dernier anneau est un mamelon, dont elle fait usage en marchant. Elle vit dans la terre humide et se nourrit de proie.

On a vu , des années , pendant l’hiver, au milieu de la, neige, en Suède, et même dans des parties montagneuses de la France, une étendue considérable de terrain recouverte d’une quantité infinie de ces larves, ainsi que de différentes autres espèces d’insectes vivants. On soupçonne, avec fondement, qu’ils avaient été enlevés et transportés par des coups de vent, à la suite de ces violentes tempêtes qui déracinent et abattent un très grand nombre d’arbres , particulièrement de pins et de sapins. Telle est l’origine de ce qu’on a nommé pluie d'insectes , Les espèces que l’on trouve alors, et quelquefois même sur des lacs glacés, sont probablement du nombre de celles qui paraissent de bonne heure.

Le T. livide ( Cantharis livida , Lin. )', Oliv., ibid.y II , 128. Grandeur et forme du précédent; corselet roussâtre , sans tache; étuis d’un jaune d’ocre , et bout des cuisses postérieures noir. — Sur les fleurs (1).

Les Sïlis. ( Silis. Meg. , Dej. , Charp. )

Ne diffèrent des téléphores qu’en ce que leur corselet est échancré, de chaque côté, postérieurement, et qu’on y voit en dessous (du moins dans le S. spinicollis ) , un petit appendice coriace, terminé en massue, et dont l’extrémité, probablement pl us membraneuse, forme dans les individus desséchés l’apparence d’un article. M. Toussaint de Charpentier en a figuré une espèce ( rubricollis ) dans ses Horœ entomol., p. 194, ig5, vi, 7.

(1) Consultez, pour les autres espèces , Schocnherr, Synon. insect., II , jpag. 60 , et Panzer, Ind. entom. , pag. 91.

47 2 IÎS SECTES COLÉOPTÈRES.

Les Malthines. (Malthinus. Lat., Schœnh. — Necydalis, Geoff. )

Dont les palpes sont terminés par un article ovoïde.

La tête est amincie en arrière ; les étuis sont plus courts que l’abdomen , dans plusieurs.

Sur les plantes, et plus particulièrement sur les arbres (i).

La troisième tribu des Malaeodermes, IcsMélyrides, ( Meljrides ), offre des palpes le plus souvent filiformes et courts ; des mandibules échancrées à la pointe; un corps le plus souvent étroit et alongé , avec la tête seulement recouverte à sa base , par un corselet plat ou peu convexe, ordinairement carré ou en quadrilatère alongé , et les articles des tarses entiers ; les crochets du dernier sont unidentés ou bordés d’une membrane. Les antennes sont ordinairement en scie, et même pectinées dans les mâles de quelques espèces.

La plupart sont très agiles, et se trouvent sur les fleurs et sur les feuilles.

Cette tribu , qui n’est qu’un démembrement des genres Cantharis et dermestes de Linnæus, composera celui

De Melyre. (Melyris. Fab.)

Les uns ont les palpes de ia même grosseur partout.

Ici l’on découvre sous chaque angle antérieur du corselet et de chaque côté de la base de l’abdomen, une vésicule en

(i) Latr., Gen. crust. etinsect. , I, 261; Schœnh., Synon., insect., II, p. 73 ; Pana. , Ind. entom., p. 73. Les Teiéphores liguttalus el miniums d'Olivier sont de ce genre.

FAMILLE DES S ERRICORNES.

forme de corne ou de cocarde, rétractile, susceptible de se dilater, que l’animal faitsortir lorsqu’il est effrayé, et dont on ignore l’usage. Le corps est proportionnellement plus court quedansle sous-genresuivant, pluslargeetplusdé|>rimé,avec le corselet plus large que long. On voit souschaque crochet du bout des tarses un appendice membraneux, en forme de dent.

Les Malachies. (Malachius. Fab., Oliv. — Cantharis. Lin.)

L’un des sexes a, dans quelques espèces, un appendice en forme de crochet, au bout de chaque étui, que l’individu de l’autre sexe saisit par derrière , avec ses mandibules, pour l’arrêter lorsqu’il fuit ou qu’il court trop vite. Les premiers articles des antennes sont souvent dilatés et irréguliers dans les mâles. Ces insectes ont des couleurs agréables.

Le M. bronzé ( Cantharis œnea , Lin.), Patiz., ibid., X, 2, long de trois lignes, d’un vert luisant, avec les étuis rouges au bord, et le devant de la tête jaune.

Le M. à deux pustules ( Cantharis bipustulata , L.), Panz., ibid. , 3 , un peu plus petit, d’un vert luisant, avec le bout des étuis rouge (i).

Parmi les mélyrides suivants, à palpes filiformes, et dont le corselet et l’abdomen sont dépourvus de vésicules rétractiles, nous placerons d’abord ceux dont les antennes sont de la longueur au moins de la tête et du corselet ; dont le corps est généralement étroit, alongé et quelquefois linéaire, et dont les crochets des tarses sont ordinairement, ainsi que ceux des malachies, bordés inférieurement par un appendice membraneux.

Les Dasytes. ( Dasytes. Payk. , Fab. — Derniestes. Lin. )

Le D. bleuâtre ( JD. cœruleus , F. ), Panz., Faun. insëct. Germ., XCVI, io,long de trois lignes, alongé, vert ou bleuâtre, luisant et velu. — Très commun aux environs de Paris, sur les fleurs, dans les champs.

Le D. très noir ( Dermestes hirtus , Lin. ), Oliv., col. II-, 21, ii , 28, un peu plus grand, moins oblong, tout noir et

(1) Voyez les mêmes ouvrages , et Schœnh., Sya. insect., ÏI, p. 6n,

4j4 INSECTES COLÉOPTÈRES.

très velu. Uneépine à la base des tarses antérieurs, beau coup plus forte et très crochue dans l’un des sexes. — Sur les graminées ( i).

D’autres mélyrides à crochets des tarses unidentés, ainsi que ceux dtfs dasytes, dont ils sont très voisins, et avec lesquels Olivier les confond, s’en éloignent par des antennes plus courtes que la tête et le corselet, et dont le troisième article est une fois au moins plus long que le second. Leur corps est moins alongé, de consistance plus solide, avec la tête un peu prolongée et rétrécie en avant, le corselet presque semi-orbiculaire et tronqué en devant. Us ont une certaine ressemblance avec les coléoptères du genre silpha de Linnæus. Tels sont

Les Zygies. ( Zygia. Fab. )

Le quatrième article des antennes et les suivants forment presque une massue alongée, comprimée, dentée en scie, et la plupart de ces articles sont transversaux. Le corselet est très convexe.

La Zygie oblongue ( Z. oblonga, Fab. ) se trouve en Espagne et en Egypte, dans l’intérieur des maisons et plus particulièrement, à ce que m’a appris M. le comte Dejean, dans les greniers, il paraît qu’on la rencontre aussi quelquefois en France, dans le département des Pyrénées- Orientales. On en a découvert une autre espèce en Nubie.

Les Mélyres. (Melyris. Fab. )

Dont les antennes grossissent insensiblement, sans former de massue, etdont les articles sont moins dilatés latéralement et presque isométriques. Le corselet est moins convexe (2).

Les autres et derniers mélyrides ont les palpes maxillaires terminés par un article plus grand et en forme de hache. Ce

(1) Voyez , pour les autres espèces, Fabricius; les Mélyres d’Olivier, u° 6- 1 7 ; Panz. , Ind. entom. , p. i43 ; Latr. , Geji. crust et Insect. , I, p. 2645 Gérai. insect. Spec. nov. Le Bre'sil en fournit d’assez grandes, et dont quelques-unes forment une division particulière.

(2) M. viridisj Fab. 5 Oliv. , Col., II , 21, 1, 1 ; — M. abdominalis, Fab.; Oliv., ibid. , I, 7; — Opatrum granulatum , Fab.; Coqueb. , ïllust. icon. insect. . III, xxx , r.

FAMILLE DES SE1IRIC0RNES.

caractère, la brièveté du premier article des tarses et quelques autres considérations semblent les rapprocher des insectes de la tribu suivante. Ce sont

Les Pelocophores. ( Pelocophorus. )

De M. le comte Dejean , qui les place avec les coléoptères té tram ère s ( i).:

La quatrième tribu des Malacodermes , celle des Clairon es {Clerii)y dont le nom nous rappelle celui de Clairon , genre principal de cette tribu , se distingue par l’ensemble des caractères suivants. Deux de leurs palpes au moins sont avancés et terminés en massue. Les mandibules sont dentées. Le pénultième article des tarses est bilobé , et le premier est très court ou peu visible dans plusieurs. Les antennes sont tantôt presque filiformes et dentées en scie, et tantôt terminées en massue , ou grossissent insensiblement vers le bout. Le corps est ordinairement presque cylindrique, avec la tête elle corselet plus étroits que l’abdomen, et les yeux échancrés.

La plupart de ces insectes se trouvent sur les fleurs, les autres sur les troncs des vieux arbres ou dans le bois sec. Celles des larves que l’on a observées sont carnassières.

(1) Catalogue de la collection des Coléoptères de M. Dejean, p. 11 5 , IVoloxus Iligeri , Schœnli. , Synon. insect. , I, 2, p. 53, iv, 7 , a. Je rapporterai à la même subdivision des Mélyrides un sous-genre nouveau que je nommerai Diglobicère {jDiglobicerus) . Les antennes n’ont que dix articles distincts, et dont les deux derniers sont plus gros et globuleux. Il est établi sur un insecte qui m’a été envoyé par M. Lefébure de Ce'risy,

Cette tribu comprendra le genre

Des Clairons. (Clerus. GeofF.)

Il y en a dont les tarses vus sous leurs deux faces, offrent distinctement cinq articles. Leur.s antennes sont toujours dentées, en majeure partie, en manière de scie.

Quelques-uns, parmi eux, ont des palpes maxillaires filiformes ou légèrement plus gros vers le bout.

Les Cylidres. ( Cylidrus. Lat. )

Ont des mandibules longues , très croisées , terminées en une pointe simple, avec deux dents au côté interne. Les quatre premiers articles des antennes sont cylindriques et alongés 5 les six suivants ont la figure de dents de scie, et le dernier est oblong. Les palpes sont terminés par un article alongé; celui des maxillaires , est cylindrique et le même des labiaux est un peu plus gros et en cône renversé. Le pénultième article des tarses est formé de deux lobes distincts. La tête est alon gée.

La seule espèce connue ( Trichodes cyaneus , Fab.) se

trouve à File de France.

Les Tilles. ( Tillus. Oliv., Fab.) (1)

Ont des mandibules de grandeur moyenne , et refendues oubid'entées au bout ; des antennes tantôt dentées en scie, depuis le quatrième article jusqu’au dixième inclusivement, avec le dernier ovoïde, tantôt terminées brusquement, depuis le sixième, en une massue dentée en scie. Le dernier article des palpes labiaux est très grand, en forme de hache. La tête est courte, arrondie. Le troisième et le quatrième

(1) Tillus elongatus , Oliv. , col. II , 22,1, 15 Chrysomela elongata , Lin. 5 — Clerus unifascialus , Fab.; Oliv., ibid. , IV, 76, 11, 21. Le premier a les antennes en scie depuis le quatrième article , et le corselet cylindrique. Dans le second, les antennes se terminent, à partir du sixième article, en une massue dente'e en scie. Le corselet est rétréci postérieurement. Le dernier article des palpes maxillaires est proportionnellement plus long que le même de la première espèce, et comprimé.

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