‹ Les crustacés, les arachnides et les insectesChapitre 78 sur 85 · FAMILLE DES SE R H J CORNES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES SE R H J CORNES

article des tarses sont dilatés et en forme de triangle renversé.

On trouve ces insectes sur les vieux bois ou sur les troncs d'arbres.

Les autres insectes de cette tribu, et toujours distinctement pentamères, ont les quatre palpes terminés en massue; le dernier article des labiaux est presque toujours en forme de hache.

Ici les quatre premiers articles des tarses sont garnis en dessous de pelottes membraneuses, avancées, en forme de lobes. Le corselet est alongé, presqrÇcylindrique.

Les Prioceres. (Priocera. Kirb.)

Le corps est convexe , avec le corseiet resserré postérieurement. Le dernier article des palpes maxillaires est moins dilaté que le même des labiaux, en forme de triangle renversé etoblong. Le labre est échancré.

On 11’en connaît qu’une espèce ( Priocera variegata , Kirb., Lin. Trans. Xlï, p. 38g, 390, xxi, 7).

Les Axines. ( Axina. Kirb. )

Le corps est déprimé. Le dernier article des quatre palpes est fort grand , eu forme de hache.

On n’en a encore décrit qu’une seule espèce ( Axina analis, Kirb., ibid ., fig. 6. ), et qui se trouve au Brésil. Là, le pénultième article des tarses est seul distinctement bilobé. Le corselet est carré. Le corps est d’ailleurs déprimé, comme dans le sous-genre précédent, et les palpes se terminent de même.

Les Eurypes. (Eurypus. Kirb. )

UE. rougeâtre (Eurypus rubens , Kirb. , ibid., fig. 5.), habite aussi le Brésil. J’en ai vu une seconde espèce, du même pays, dans la belle collection de M. de la Cordaire. -Maintenant les tarses , vus en dessus, ne paraissent composés que de quatre articles, le premier des cinq ordinaires étant fort court et caché sous le second (1).

(1) Les insectes de cette subdivision composent le genre Clairon proprement dit de .Geoffroy; AT. Dufour admet que les tarses postérieurs

Tantôt les antennes grossissent insensiblement ou se ter* minent graduellement en massue ; les articles intermédiaires, à partir du troisième , sont presque en forme de cône renversé ; les deux à quatre avant-derniers sont presque en forme de triangle renversé, et le dernier est ovoïde.

Les Thanasimes. (Thanasimus. Lat. — Clerus. Fab. )

Ont les palpes maxillaires filiformes et le dernier article des labiaux grand , en forme de hache (i).

Les Opiles. ( Otilo. — Notoocus. Fab. )

Dont lesquatre palpes sont terminés par un grand article, en forme de hache (2).

Tantôt les trois derniers articles des antennes sont beaucoup plus larges que les précédents, et forment une massue brusque, soit simple et en forme de triangle renversé, soit en scie.

Ceux où cette massue est simple ou point dentée en scie composent deux sous-genres.

Les Clairons proprement dits. (Clerus. Geoff. — Trichodes. Fab. )

Leurs palpes maxillaires sont terminés par un article en forme de triangle renversé et comprimé ; le dernier des labiaux, qui sont plus grands que les précédents , est en forme de hache. La massue des antennes n’est guère plus longue que large, et se compose d’articles serrés; le troisième est plus long que le second. Les mâchoires se terminent par un lobe saillant et frangé. Le corselet est déprimé en devant.

Ces insectes se trouvent sur les fleurs; leurs larves dévorent celles de quelques apiaires.

Leur estomac est plus large en avant, sans rides; leur intestin est court, avec deux renflemeuts en arrière. Suivant

ont cinq articles, mais dont le premier est fort court ; le même article n7 est que rudimentaire aux tarses intermédiaires, et nul aux deux antérieurs.

(1) Attelabus formicarius , Lin.; Clerus formicarius , Oliv. , col. IV, 76 , 1 , 1 3 ; — Clerus miitillarïus , Fab. ; Oliv. , ibid. ,1,12.

(2) Altelabus mollis , Lin. ; Clerus mollis , Oliv. , ibid. , 1 , 10.

FAMILLE DES SERRICOIiNES.

M. Dufour, leursjabot est si court, qu’il est presque entièrement caché dans la tête (1).

Le C. des Ruches (Àttclabus apiarius , Lin.* Tricliodes apiarius , Fab. ; Oliv. , col. IV , 76 , 1 , 4 ) > est bleu , avec les étuis rouges. Ils sont traversés par trois bandes d’un bleu foncé, dont la dernière occupe l’extrémité. La larve dévore celle de l’abeille domestique, et nuit beaucoup aux ruches.

Celle d’une autre espèce (Tricliodes ahearius , Fab.* • Oliv , ihid.j i , 5 a, b* Reaum. , insect., Vî, vm, 8-10), presque semblable à la précédente, mais ayant une tache d’un noir bleuâtre à l’écusson, vit dans les nids des abeilles maçonnes ( G . osmie) de Réaumur, et se nourrit aux dépens de leur postérité.

Les Nécrobies. (Necrobia. Latr. — Corynet.es . Fab. )

Ont les quatre palpes terminés par un article de la même grandeur, en forme de triangle alongé et comprimé; les second et troisième articles des antennes presque égaux, et la massue terminale alongée et à articles lâches. Le devant du corselet n’offre point de dépression „

La Nécrohie violette ( Necrobia violacea , Oliv., col., ibid, , 76 bis , 1, 1 ; Dermestës violaceus , Lin. ) est petite, d’un bleu violet ou verdâtre , avec les pieds de la même couleur. Ses étuis ont des points disposés en séries longitudinales. Elle est très commune au printemps, dans les maisons. On la trouve aussi dans les charognes (2).

Nous terminerons cette tribu par un sous-genre, dontles deux avant-derniers articles des antennes, plus ou moins dilatés au côté interne, en manière de dents, composent avec le dernier, qui a une forme ovalaire, une massue en scie ou semi-pectinée. Les palpes sont terminés par un ar-

(1) L’organe générateur male est beaucoup plus compliqué que celui des Me'lyrides, des Lampyrides , et autres Malacodermes. Le dernier anneau de l’abdomen est largement écbancré. Ce sont , avec les Peltis de Fabricius, les seuls coléoptères qui aient six vaisseaux biliaires. Leur insertion est ccecale.

(2) Voyez Olivier, genre IVécrobie -, et Scœhnb . , Synon. insect., I, 2^ pag. ôo.

4So INSECTES COLÉOPTÈRES,

ticle plus grand, soit en forme de triangle alongé et comprimé, soit, en forme de hache. Tels sont

Les Énoplies. ( Enoplium , Latr. — Tillus , Oliv., Fab, — - Corynetes , Fab. ) (i).

La cinquième tribu des Malacodermes, celle des Ptiniores ( Ptiniores ) , a pour type le genre Ftinus de Linnæus et quelques autres qui en dérivent , ou qui s’en rapprochent le plus. Le corps de ces insectes est de consistance assez solide , tantôt presque ovoïde ou ovalaire , tantôt presque cylindrique , mais généralement court et arrondi aux deux bouts. La tête est presque globuleuse ou orbiculaire, et reçue, en grande partie, dans un corselet très cintré ou voûté , en forme de capuchon. Les antennes des uns sont filiformes ou vont en s’amincissant vers le bout, soit • simples , soitflabeîlées, pectinéesouen scie; et celles des au 1res se terminent brusquement par trois articles plus grands et beaucoup plus longs. Les mandibules sont courtes, épaisses et dentées sous la pointe. Les palpes sont très courts et terminés par un article plus grand , presque ovoïde ou en triangle renversé. Les jambes sont sans dentelures, et les éperons de leurs extrémités sont très petits. Les couleurs sont toujours obscures et peu variées. Tous ces insectes sont de petite taille. Lorsqu’on les touche, ils con-

(i) Tillus serraticornis , Oliv. , col. II, 22, 1, 2; — T. , JEeberi , Fab.; — ejusd., T. damicornis ,• — Dermes toïdes , Scbeff., Elem., entom.,

1 38 ; Ccuyneies sanguinicollis , Fab. V oy ez Schoeuh. , Synon. insect. , 1,3, pag. 46.

t refont le mort, en baissant la tête, en inclinant leurs antennes et en contractant leurs, pieds? ils demeurent quelque temps dans cettè léthargie apparente. Leurs mouvements sont, en général, assez lents ; les individus ailés prennent rarement le vol pour s’échapper. Leurs larves noussont très nuisibles, et ont une grande ressemblance avec celles des scarabées. Leur corps,, souvent courbé en arc, est mou , blanchâtre, avec la tête et les pieds bruns et écailleux. Leurs mandibules sont fortes. Elles se construisent , avec les fragments des matières qu’elles ont rongées, une coque, où elles se changent en nymphes. D’autres espèces établissent leur domicile à la campagne , dans le vieux bois , les pieux et sous les pierres ; elles ont d’ailleurs les mêmes habitudes.

Tels sont les caractères généraux du genre

Des Ptines. (Ptinus. Lin.)

Les uns ont la tête et le corselet , ou la moitié antérieure du corps,. plus étroits que l’abdomen , des antennes toujours terminées d’une manière uniforme , simples, ou très peu en scie, et presque aussi longues au moins que le corps.

Les Ptines propres (Ptinus. Lin. , Fab. — BrucJius. Geoff.)

Ont les antennes insérées entre les yeux , qui sont saillants ou convexes. Leur corps est oblong.

Ils se tiennent, pour la plupart, dans l’intérieur des mah sons, principalement dans les greniers et les parties inhabitées. Leurs larves rongent les herbiers et les dépouilles préparées et sèches d’animaux. Les antennes des mâles sont plus longues que celles des femelles, et dans plusieurs espèces ces derniers individus sont dépourvus d’ailes.

Le P. voleur (P. fur. , Lin. , Fab. ; P. latro , striatus , F. ), TOME I. 3*

Oliv., col. II , 17 , i , i,3; 1 1 ; 9, var. du mâle ;~long d’une ligne et demie; d’un brun clair * antennes de la longueur du corps' j corselet ayant de chaque côté une éminence pointue, et deux autres arrondies et couvertes d’un duvet jaunâtre, dans l’intervalle ; deux bandes transverses, grisâtres, formées par des poils, sur les étuis.

Suivant de Géer, il se nourrit de mouches et autres insectes morts qu’il rencontre. Sa larve fait un grand dégât dans les herbiers et les collections d’histoire naturelle.

L. P. impérial ( P. imperialis , Fab. ) , Oliv. , ibid. ,1,4? remarquable par deux taches des étuits représentant , par leur réunion, la figure grossière d’une aigle à deux têtes. Yit sur le vieux bois (i).

J’ai trouvé fréquemment sur des excréments le P. germain ( Latr. , Gen. crust. et insect., I, pag. 279), qui a beaucoup de rapports avec le P. voleur (2).

Les Gibbies. ( Gibbium. Scop. — Ptinus. Fab., Oliv.)

Où les antennes sont insérées au-devant des yeux, qui sont aplatis et très petits ; où l’écusson manque ou n’est point distinct, et dont le corps est court, avec l’abdomen très grand, renflé, presque globuleux et demi transparent. Les antennes sont plus menues vers leur extrémité, et les étuis sont soudés. Ces insectes font aussi leur séjour dans les herbiers et les collections (3).

Les autres ont le corps soit ovale ou ovoïde, soit presque cylindrique; le corselet de la largeur de l’abdomen, du.

(1) Cette espèce nous paraît devoir être place'e dans le genre Hédobte ( Hedobia ) du Catalogue de la collection de M. îe comte Dejean. Il dih 1ère de celui de Pline par les antennes plus e'carte'es , un peu en scie , et surtout par les tarses , qui sont courts et compose's d’articles presqu’en forme de cœur, larges, le dernier surtout; les crochets de celui-ci sont même cachés. Dans les Ptines , ces tarses sont étroits , avec le dernier article en forme de cône renverse'. Les antennes sont rapproche'es à leur base.

(2) Voyez, pour la Synonymie des espèces de ce genre, Schœnherr, Synon. insect. , Il , p. 106.

(3) Ptinus scotias , Fab.; Oliv., col., ibid. , 1,(2; Panz. , Faun. insect. Germ., Y, 8; — P. sulcatus, Fab.

fà'mille DES SERRICORNES. 4^5

moins à sa base; les antennes tantôt uniformes et en scie ou pectinées, tantôt terminées par trois articles beaucoup plus grands que les précédents ; elles sont plus courtes que le corps.

Les Ptilins. ( Ptilinus. Geoff. , Oliv. — Ptinus . Lin. )

Dont les antennes, depuis le troisième article, sont fortement pectinées ou en panache dans les mâles , et en scie dans les femelles.

Ces insectes vivent dans le bois sec, et le percent de petits trous. C’est là aussi qu’ils s'accouplent ; l’un des sexes est en dehors et suspendu en l’air (i).

Les Xylétines. { Xyletinus. Latr. — Ptilinus . Fab. )

Auxquels nous réunissons les Ochines ( Ochina ) de MM. Ziégler et Dejean, ont les antennes simplement en scie dans les deux sexes (2).

Les Dorc atomes. (Dorcatoma. Herbst, Fab. )

Où les antennes finissent brusquement par trois articles plus grands, et dont les deux avant-derniers en forme de dents de scie; elles ne sont composées que de neuf articles (3).

Les Vrillettes. ( Anobium. Fab., Oiiv. - — Ptinus. Lin.

— Byrrhus. Geoff. )

Où les antennes sont également terminées par trois articles plus grands ou plus longs, mais dont les deux avantderniers en cône renversé et alongé, et celui du bout ovale ou presque cylindrique; elles ont onze articles.

(1) Ptilinus p ectinico rnis , Fab.; Oliv. col. II, 17 bis, 1 , 1 ; — P. peotinalus Fab.; ejusd. , P. serralus ,• Ptinus denticornis , \ ar ; Panz., ibid., YI, 9; XXXV, 9.

(2) Ptilinus pollens , Germ. ; — Ptinus serricornis , Fab. Dans 1’ Ochina hederœ , les antennes sont un peu plus longues que celles des Xylétines , un peu moins en scie , avec les second et troisième articles presque de longueur égale Je n’ai point examiné les autres espèces d’Ochines mentionnées par M. le comte Dejean dans son Catalogue (p. 4°).

(3) Dorcatoma dresdensis , Uerbst. , col. IV, xxxtx , 8.

Plusieurs espèces de ce genre habitent l’intérieur de nos maisons, où elles nous font beaucoup de tort dans leur premier état, celui de larve, en rongeant les planches, les solives, les; meubles en bois, les livres, qu’elles percent de petits trous ronds, semblables à ceux que Ton ferait avec une vrille très fine. Leurs excréments forment ces petits tas pulvérulents de bois vermoulu que nous voyons souvent sur le plancher. D’autres larves de vriîlettes attaquent la farine, les pains à cacheter que l’on garde dans les tiroirs, les collections d’oiseaux, d’insectes, etc.

Les deux sexes, pour s’appeler dans le temps de leurs amours et se rapprocher l’un et l’autre, frappent plusieurs fois de suite et rapidement, avec leurs mandibules , les boiseries où ils sont placés, et se répondent mutuellement. Telle est la cause de ce bruit, semblable à celui du battement accéléré d’une montre, que nous entendons souvent, et que la superstition a nommé 1 horloge de la mort .

La V . damier ( A . tesselatum. Fab. ), Oliv., col. Iï, 16, 1,1, longue de trois lignes, d’un brun obscur et mat, avec des taches jaunâtres, formées par des poils; corselet uni; étuis sans stries.

La V. opiniâtre (P Linus pertinax , Lin.; A. striatum , F.), Oliv., ibid. ï, 4? noirâtre; corselet ayant, à chaque angle postérieur , une tache jaunâtre, et près du milieu de sa base une élévation comprimée, divisée en deux, en devant, par une dépression ; étuis à stries ponctuées. Elle préfère, d’après les observations de de'Géer, se laisser brûler à petit feu, plutôt que de donner le moindre signe de vie, lorsqu’on la tient.

La V. striée d’Olivier, ou Y Anobinm pertinax de Fabricius (Panz., ibid., LXVI, 5), ressemble beaucoup à la précédente; mais elle est plus petite et n’a pas de taches jaunes aux angles postérieurs du corselet. Elle est très commune dans les maisons. M. Dufour a observé que des appendicesforaientautourde son pylore une sortedefraise.

La V. de la farine ( A. paniceurn,Y&h.j A. minutum , ejusd.), Oliv., ibid. 11, 9, est très petite, fauve, avec le corselet lisse, et les étuis triés. Elle ronge les substances farineuses, et ravage les collections d’insectes,

famille;- des seiiricornes. 485

lorsqu’on la laisse s’y multiplier. Elle s’établit aussi dans le liège (i).

La troisième et dernière section des Serricornes, f ormant aussi une dernière tribu , celle des Limebois ( Xylotrogi), et se distinguant , comme nous l’avons déjà dit , des deux précédentes à raison de la tête entièrement dégagée y se compose du genre

De Lymexylon. (Lymexylon. Fab. )

Nous le partagerons ainsi :

Les uns ont les palpes maxillaires beaucoup plus grands que les labiaux, pendants , en forme de peigne ou de houppe dans les mâles , terminés par un grand article ovoïde dans les femelles. Les antennes sont courtes , un peu élargies vers leur milieu -et amincies vers le bout. Les tarses sont filiformes, avec tousles articles entiers ; les quatre postérieurs sont longs et très grêles.

Ceux dont les élytres sont très courtes, sous la forme d’une petite écaille, composent le genre

D’àtractocÈre. (âtractocerus. Palis, de Beauv. — Necydalis , Lin. — Lymexylon. Fab. )

Les antennes sont comprimées, presque en fuseau. Le corselet est carré et l’abdomen déprimé.

L ' A. necydaloide ( A . necydaloides , Pâlis, de Beauv., Magaz. encycl.; Nccydalis brevicornis , Lin.; Lymexylon abbreviatum , Fab.; Macrogaster abbreviatus , Th un b. ) se trouve en Guinée , et paraît peu différer d’un autre espèce qUe l’on reçoit du Brésil. Le Muséum d’histoire naturelle eu possède une seconde beaucoup plus petite, et parfaitement distincte, renfermée dans du succin. On en trouve une autre à Java.

Ceux où les élytres sont de ja longueur de l’abdomen ou g-uères plus courtes forment deux sous-genres.

(i) Voyez Sclicenh. , Syrien . iusecc, , I, a,tp. roi. Quelques espèces de Fabricius se rapportent au genre Cis,

Ici les antennes sont comprimées, en scie et à articles transversaux; le corselet est presque carré. Tels sont

Les Hylécoetes. ( Hylecoetus. Latr. — Meloe, cantharis .

Lin. — Lymexylon. Fab.)

UH dermestoide ( Meloe. Marci , Lin., le mâle; Lymexylon morio , Fab., et L. proboscideum , item; Cantharis dermestoides , Lin . , la femelle; L. dermestoides , Fab., item.; 01 iv., col. U, 25; ï, i , 2, item ). La femelle est longue de six lignes, d’un fauve pâle, avec les yeux et la poitrine noirs. Le mâle est noir, avec les étuis tantôt noirâtres, tantôt roussâtres, avec l’extrémité noire. — En Allemagne, en Angleterre et au nord de l’Europe.

Là, les antennes sont simples, peu ou point comprimées, presque moniliformes. Le corselet est presque cylindrique.

Les Lymexylons propres. (Lymexylon, Fab. — Cantharis .

Lin. — Elateroides. Schæff. )

Le L. naval {L. jlavipes , Fab., mâle ; ejusd., L. navale , fem.; Oli v.,ibid. 1, 4) , de la longueur du précédent, mais plus étroit, d’un fauve pâle, avec la tête, le bord extérieur et le bout des étuis noirà ; cette dernière couleur domine un peu plus dans le mâle. Cet insecte est très commun dans les forêts de chênes du nord de l’Europe , mais assez rare aux environs de Paris;, sa larve est fort longue et très grêle, presque semblable à une filaire. Elle s’était, il y a quelque temps , tellement multipliée à Toulon , dans les chantiers de la marine, qu’elle y avait causé de grands ravages (i).

Les autres ont les palpes fort courts et semblables dans les deux sexes (2). Les antennes sont toujours simples et de

(1) Le Lymexylon proboscideum d'Olivier, dont l’individu a servi de type à sa description , et qui fait maintenant partie de la collection de M. le comte de Jousselin, à Versailles, doit former un genre propre. Voyez aussi le Lymexylon flabellicorne de Panzer, Faun. insect. Gérai., XI, 10.

(3) Le dernier article , celui des maxillaires au moins , est un peu plus gros, presque ovoide.

FAMILLE DES CLAVICORNES. 4&7

la. meme grosseur partout. Les tarses sont courts, et le pénultième artième article est bilobé dans quelques-uns.

Le corps est de consistance solide, avec le dessus de la tête inégal ou sillonné, et le corselet presque carré ou suborbi oulaire.

Les Cupes. (Cupes. Fab.)

Où les antennes sont composés d’articles presque cylindriques , et où le pénultième des tarses est bifide.

Les mandibules sont unidentées sous la pointe. Les palpes, les mâchoires et la languette sont découverts. La languette est bilobée, et le menton est presque semi-orbiculaire. On <pn connaît deux espèces, et propres Tune et l’autre à l’Amérique septentrionale (i).

Les Uhysobes. (Rhysodes. Latr, Daim. )

Dont les antennes sont grenues et dont tous les articles des tarses sond: entiers.

Les mandibules sont, à ce qu’il m’a paru, rétrécies et presque tricuspidées à leur extrémité. Le menton est corné, très grand, en forme de bouclier, terminé supérieurement par trois dents ou pointes: Les palpes sont fort courts.

Nonobstant le nombre des articles des tarses, ce genre paraît se rapprocher des cucujes et même de certains brentes, à trompe courte dans les deux sexes. Les habitudes sont les mêmes que celles des xylophages (2).

La quatrième famille des Coléoptères Pentamères , celle

Des CLAVICORNES. (Clavicornes. )

Ayant, de même que la précédente , quatre palpes, et des étuis recouvrant le dessus de l’abdomen ou sa plus grande portion , en différé parses antennes presque toujours plus grosses vers leur extrémité, souvent

(ï) Cupes capitata , Fab ; Latr. , Gen. crust. et insect. , I , vin , 2 ; Coqueb. , Illust. icon. insect. , III , xxx, 1 .

(2) Rhysodes exaratus , Daim. , Analecl. entom. , pag, §3. M. Léo» Dufour vient de découvrît celle espèce dans les Pyrénées.

même en massue, perfoliée ou solide; elles sont plus longues qu les palpes maxillaires , avec la base nue ou à peine recouverte. Les pieds ne sont point propres à la natation , et les articles des tarses, ou du moins ceux des postérieurssont ordinairement entiers.

Ils se nourrissent, dans leur premier état, au moins de matières animales.

Nous diviserons cette famille en deux sections, dont la première aura pour caractères communs: antennes toujours composées de onze articles , plus longues que la tête , ne formant point depuis la troisième, de massue en fuseau ou presque cylindrique ; leur second article point dilaté en manière d’oreillette. Dernier article des tarses ainsi que ses crochets^ de longueur moyenne ou petit. Ces clavicornes vivent hors de Feau , tandis que ceux de la seconde section sont aquatiques ou riverains, et nous conduisent ainsi aux palpieornes, coléoptères pour la plupart aquatiques, et dont les antennes n’ont jamais au-delà de neuf articles.

La premièr esection comprendra plusieurs petites tribus.

La première, celle des Palpeurs ( Palpatores ), nous paraît devoir venir , dans une série naturelle, près des psélaphes et des coléoptères de la famille des brachélytres (i). Leurs antennes, de la lon-

(i) C’est ce qui nous paraît résulter des organes de la manducation eà des habitudes.

FAMILLE DES CLAVICORNES. 4%

gueur au moins de la tête et du corselet , vont un peu en grossissant vers le bout, ou sont presque filiformes, avec les deux premiers articles plus longs que les suivants. La tête est distinguée du corselet par un étranglement et ovoïde. Les palpes maxillaires sont longs, avancés, et renflés vers leur extrémité. L’abdomen est grand, ovalaire ou ovoïde, et embrassé latéralement par les élytres. Les pieds sont alongés , avec les cuisses en massue , et les articles des tarses entiers.

Ces insectes se tiennent à terre , sous des pierres ou d’autres corps. Quelques-uns ( les scydmènes ) fréquentent les lieux humides. Nous les réunirons en un seul genre, celui

De Mastige. (Mastigus.)

Les Mastiges, ( Mastigus. Hoffm. — Ptinus. Fab. )

Ont les antennes composées d’articles ayant presque la forme d’un cône renversé , dont le premier fort long, et dont les derniers guère plus gros que les autres. Les deux derniers des palpes maxillaires composent une massue ovalaire. Le corselet est presque de figure ovoïde. L’abdomen est ovalaire (i).

Les Scydmènes. (Scydmænus. Latr.,Giil. — Pselaphus , Ilig., Payk. — Anthicus. Fab. )

Ont les antennes grenues, sensiblement renflées vers leur extrémité, et peu coudées. Les palpes maxillaires se terminent par un article très petit et pointu. Le corselet est pres-

(i) Mastigus palpalis , Latr. , Gen. crust. et insecl. ,1, 281; vui, 5., Voyez Sciiœnh. , Syuon. insect. , I, 11 , p. 59, et Klüg, Entomoh ruonog. , pag. 3 03.

que globuleux , et l'abdomen, presque ovoïde , est proportionnellement plus court que celui des mastiges (1).

Dans tous les clavicornes suivants, la tête s’enfonce généralement dans le corselet, et les palpes maxillaires ne sont jamais à la fois aussi avancés et en massue ; l’ensemble de leur physionomie présente d’ailleurs d’autres dissemblances.

Le genre des escarbots (Hister) formera notre seconde tribu , que nous nommerons, avec M. le baron Paykull , qui l’a si bien étudiée , HistéroÏdes ( Hisleroides ),

Ici les quatre pieds postérieurs sont plus écartés entre eux, à leur origine, que les deux antérieurs, caractère qui distingue, lui seul, cette tribu de toutes les autres de la même famille. Les pieds sont contractiles , et le côté extérieur des jambes est denté ou épineux. Les antennes sont toujours coudées et terminées en une massue solide , ou composée d’articles très serrés. Le corps est d’une consistance très solide , le plus souvent carré, ou parailélipipède , avec le présternum souvent dilaté en devant, et les élytres tronquées. Les mandibules sont fortes , avancées, et souvent d’inégale

( 1 ) Scydmœnus Ilelwigii , Latr.; Antlücus Ilelwigii, Fab. ; JYotoxus mi~ nutus, Faun. insect. Germ. , XXIIÏ , 5; — S. Godard , Latr., I, yin, 6 ; S . hirdcollis ? Gyll. ; — S. minutus ^ ejus. ; Anthicus minutus , Fab. Voyez Schôenh . , Synon. insect., ï, n, p. 5j. M. Duros , garde-ducorps du roi, qui a un talent particulier pour découvrir les petites espèces de nos environs, a trouvé dans une fourmilière le S. plavatus de M. Gyiîenhall. Ce fait et quelques autres me confirment dans Fopimon que ces insectes viennent, avec les Psélaphes, à la suite des Brachélytres.

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