TOME I
sont composées de onze ou dix articles ; mais tantôt elles ne sont guère plus longues que la tête, et forment dès le troisième article une massue presque cylindrique , ou en fuseau, arquée et un peu den- s telée en scie; tantôt elles sont presque filiformes, de la longueur de la tête et du corselet; mais ici, ainsi que dans la plupart des- autres sous-genres de la même division , les tarses sont terminés par un grand article , avec deux fort crochets au bout. Ceux de quelques-uns {Hétérocère , géonsse ) n’ont que quatre articles.
Le corps de ces coléoptères est généralement ovoïde , avec la tête enfoncée jusqu’aux yeux dans un corselet trapézoïde, rebordé latéralement et terminé postérieurement par des angles aigus , le présternum dilaté antérieurement (t), et les pieds imparfaitement contractiles. On les trouve dans l’eau, sou s les pierres, près des rivages, et souvent enfoncés dans la boue ; par la construction et la brièveté de leurs antennes, quelques-uns {Dryops^oot del affinité avec les gyrins.
Je diviserai cette section en deux tribus (2) ; la
( | ) Les Poi amopbiles excep te's.
(2) On pourrait encore partager cette section de la manière suivante : I. Antennes de onze articles.
A. Antennes en massue , très courtes.
a. Jambes épineuses ; tarses de quatre articles.
Le G. hétérocère.
b. Jambes simples 5 tarses de cinq articles.
Les G . potamophile , Dryops .
FAMILLE DES CLAVICORKES. 5 1 5
première, celle des Acahthopodes ( Acanthopoda ), est remarquable par leurs jambes aplaties, assez larges, armées extérieurement d’épines; les tarses courts , de quatre articles , et dont les crochets de grandeur ordinaire, et par leur corps déprimé. Le présternum est dilaté. Les antennes sont un peu plus longues que la tête , arquées, de onze articles, dont les six derniers forment une massue presque cylindrique, un peu dentée en scie ; le second est court et sans dilatation.
Cette tribu se compose d’un seul genre, celui
D’Hétérocère. (Heterocerxjs. Bosc, Fab.)
Ces insectes se tiennent dans le sable on dans la boue , près des bords des ruisseaux ou des mares, et sortent de leurs trous lorsqu’on les inquiète par la marche ou le trépignement des pieds. La forme de leurs jambes leur permet de fouiller la terre, et de s’y cacher; les tarses peuvent se replier sur elles. C’est là aussi que vit la larve, que feu M. Miger a observée le premier.
L ’Hétérocère bordé [H. marginatus , Fab.; ejusd. , H. lœvigatus , Panz., Faun. insect. Germ. , XXIXI, 12) est un petit insecte noirâtre , soyeux , avec de petites taches jaunâtres ou roussâtres , dont le nombre et la forme varient, disparaissant même quelquefois sur les élytres.
M. Gyilenhal remarque que les tarses ont réellement
B. Antennes filiformes ou légèrement plus grosses vers le bout, de la longueur de la tête et du corselet .
Le G. eltnis.