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VOTTES LEGUMES 21
… peuvent atteindre et même dépasser la grosseur d’un œuf de pigeon.
On multiplie par ces tubercules ou par boutures, au début de la saison des pluies ; les pieds sont espacés de 50 centimètres environ en tous sens. La récolte a lieu au … bout de cinq à six mois. Le rendement est abondant ; en … bonnes terres, il est de 8000 à 16 000 kilos par hectare, pour certaines variétés.
Pachyrhizus angulatus Rich.
Diverses légumineuses ont des racines tubérisées alimentaires. Les indigènes consommeraient parfois les tout jeunes tubercules des Psophocarpus dont nous parlerons plus loin à propos des graines; dans la région de Kisantu, d’après M. de Wildeman, ils mangeraient de même les grosses racines de Vigna sinensis. A Madagascar, dans le Nord-Ouest, entre le Bemarivo et la Mahajamba, c’est le Vigna angivensis Bak., ou avoko, qui est ainsi utilisé ; sa racine est napiforme.
Mais la plus répandue et la plus largement cultivée de toutes ces Légumineuses à tubercules est le Pachyrhizus angulaius {Dolichos bulbosus L.), qui serait originaire des Philippines, où on le nomme iguama. C'est le pois manioc, où pois patate, ou pois cochon de nos vieilles colonies, le magnania et le jalé ou le baté de Nouvelle-Calédonie, le cu dau des Annamites, le jacatupe du Brésil, le tapiramo du Venezuela.
Les feuilles (fig. 12) sont à trois grandes folioles triangulaires fortement dentées : les fleurs sont violettes et
à par grappes ; les gousses Le un peu étranglées entre les graines. Celles- -ci passent pour vénéneuses. Les tubercules, de forme variable, peuvent devenir très gros ; ils vivent plusieurs années, mais ne peuvent être consommés que la première, et doivent être récoltés - quatre à cinq mois après le semis. Plus tard, ils durcis- Drontiet deviennent fibreux. ÿ
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Leur composition,
Fig. 12. — Rameau fleuri du Pachyrhirus angulatus.
eau, 84,50 : matières non azotées, 7,40 ; matières sucrées, | 5,03; matières azotées, 1,65; matières grasses, 0,08 ; celluloses, 0,78 : matières minérales, 0.56.
Pour la culture, les meilleures terres sont celles qui
sont légères et riches. On sème sur buites, à 40 ou 50. centimètres d’intervalles : lé Pope venu, con tuteure. .
Nous avons déjà dit qu'on commence à récolter vers k quatre mois ; on laisse toutefois un certain nombre de pieds mûrir complètement pour la semence.
Chaque tige ne donne le plus souvent qu’un tubercule,
M. Bonâme, à Maurice, dit qu’on peut obtenir 40 tonnes
de tubercules par arpent, soit 100 tonnes par hectare.
IT = RRUTITS.
Nous rappelons pour mémoire — en renvoyant à un précédent chapitre — qu’on consomme comme légumes les fruits non mûrs et encore féculents des nombreuses variétés du Musa paradisiaca, où plantain. Ces bananes sont mangées frites, ou cuites à diverses sauces, comme propos des plantes à fécule, comment on établit une bananeraie, et quels sont les rendements.
Comme arbre donnant un légume- fruit, mentionnons rapidement l'arbre à pain, qui est A RIOGUTRLS incisa var. non seminijera.
Originaire des îles de l'Océanie, mais introduit aujourd’hui de divers côtés entre les tropiques, l'Artocarpus | incisa, qui atteint 10 à 12 mètres de hauteur. comprend deux variétés bien distinctes : dans l’une, le fruit de 15 à 2 centimètres de diamètre, est dépourvu de graines, qui ont disparu à la suite de la culture ; dans l’autre, le fruit, L au contraire, contient encore un grand nombre de ces F: graines, qui sont de la grosseur et de la forme d’une chÀtaigne. C'est la première de ces deux variétés qui est Fe vraiment l'arbre à pain, car dans la seconde, qui est la | rima, ou encore le châtaignier des Antilles Françaises, | le péricarpe est peu épais, et on n'utilise que les graines, qui sont mangées comme nos châtaignes, grillées ou prune dans l'eau salée. Au contraire, dans l’Artocar- | 0 ‘incisa var. non sement, Ne fruit est cueilli un peu
nos pommes de terre. Nous avons longuement indiqué, à
plie par les rejets de sa base! qu'on replante en bon ter-
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LES ÉCUMES à
che, est coupée en tranches ou en petits morceaux, quon | fait frire, rôtir ou bouillir. Bouillie, cette pulpe a un peu la saveur du pain ordinaire. Le früit est toujours. au préalable épluché. Foro | ‘1 ‘L'arbre à pain ne donnant pas de graines, on le mulir
rain assez humide ; le rapport commence vers six ans:
Une seconde espèce d’Artocarpus est l’Artocarpus inlegrifolia, dont les feuilles ne sont plus découpées, mais entières, et qui est originaire de l'Inde. C'est le jacquier 1 de nos colonies, le cay mit des Annamites. On en con- | somme à la fois la pulpe du fruit (fig. 13), qui est toutefois d'odeur assez peu agréable et est indigeste, et. les graines, qui sont plus appréciées et qu'on fait cuire | comme des châtaignes. Il est bon de les faire bouillir | dans plusieurs eaux successives, pour Jeur “enlever | l'odeur du fruit. | NA | | Hibiscus esculentus Lin. Fe: ei
Le fruit de cette Malvacée, dont le nom vulgaire le plus connu est celui de gombo, est généralement mangé jeune, lorsque les graines commencent seulement à se former. Quoique mucilagineux après cuisson, il est assez appré- u cié dans les pays chauds. Par sa saveur acidule, il aide à relever les potages, lés viandes où le poisson. Il peut être aussi cuit sous la cendre. Cru, il est consommé en salade.
Il entre pour une grande part. aux Antilles : et aux. Etats- Unis, dans la préparation du calalou.
Les jeunes fruits de gombo: peuvent être conservés 4 assez longtemps, après qu ’ils ont été desséchés au soleil.
L'Hibiscus esculentus est appelé lalo à la Réunion, bahmia en Egypte et en Abyssinie, quiabo en Afrique Portugaise, quingombo au Brésil. calou en GRySRES fre \ çcaise, okra dans l'Amérique du Nord. mr an Fr
EEéhéce est d’origine. naines Elle est annuelle et atteint 2 mètres au plus de hauteur. Le fruit est de
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tai FI0. 13: Fruits de jacquier à Nampoa (Madagascar), 4 RE artope fa | + ps 4
forme pyramidale (fig. 14), plus ou moins allongé suivant 2 les variétés. ‘En -Egypte,:le gombo de pays (ou gombo L. beledi) a desifruits petits: ét seulement oblongs, et:;le
gombo de co (ou gombo nan +. traits “sonne Les premiers seraient plus délicats et plus précoces que . les seconds. À la Louisiane, on distingue la variété . lonque blanche, à longs fruits blanchâtres et la courte verle, à fruits verts presque arrondis.
Fig. 14. — Fruits d'Hibiseus esculentus.
ne j Le gombo, en climats secs, a besoin d’être arrosé ; il “È Jui faut toujours une terre bien préparée et fertile, et, si « à possible, fumée. Dans le midi de la France, où nous 4 # l'avons plusieurs fois cultivé, nous avons RAR me quelques engrais en sol silico-calcaire, et nous avons. reconnu que les phosphates influent surtout sur le déve dr loppement des graines, et le sulfate de potasse sur les .énveloppes du fruit. Etant donné que le but de la culturé
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