‹ Les cultures colonialesChapitre 28 sur 64 · LES FROM · texte numérisé non relu

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péen, habitué aux fruits des Cane tiee mais la question du transport semble un obstacle. Quoique les opinions à cet égard aient été successivement assez contradictoires, ï paraïtrait, en effet, que la banane de Chine ne supporte pas aussi bien les longues traversées que la banane-figue. Elle doit être emballée en caisses à claire voie, avec enveloppe de coton, et mise en chambre froide ; le prix du fret est donc assez élevé. Au contraire, par suite de la disposition des fruits, de leur maturité plus régulière et de l'épaisseur de leur peau, les régimes de bananes-figues peuvent être expédiés en vracs et voyager à meilleur compte. D'ailleurs certaines compagnies de navigation n’acceptent pas, en Amérique, de transporter d'autre banane que cette sorte. Quant à la ÿ déconsidération que semble avoir cette Gros-Michel auprès du consommateur européen, MM. Elden et Fyffes, importateurs de Londres, l'expliquent, d'après M. Labroy, par l'erreur des commerçants, qui traitent ses régimes à la façon de ceux des Canaries. Selon ces importateurs, il convient de ne pas livrer le fruit tant qu'il n’a pas pris entièrement une coloration jaune et qu’il conserve toute sa résistance sous la pression du doigt. Un régime de Gros-Michel sera de plus longue conservation qu'un. régime des Canaries, mais il est nécessaire que chaque vendeur dispose d’une chambre où les bananes seront suspendues pour achever leur maturité ; la température de ce local sera 44° C. pendant les douze heures qui suivront l’arrivée des régimes, et de 35°-environ ensuite. .. Nous n’avons plus à décrire ici la culture de ces Musa, puisque tous les renseignements que nous avons donnés à ce sujet à propos du bananier à fécule s’appliquaient indistinctement à tous les bananiers. Les formules d'engrais que nous avons reproduites résultaient plutôt même d'expériences faites sur les Musa à fruits de des-

sert que sur le Musa paradisiaca proprement dit. Même

remarque pour les rendements, qui sont ceux aussi indi- «

LES FRUITS

e qués pour la sous- “espèce | Sapientum. M. Loscher, ainsi Doue nous l'avons fait observer, admettrait que le rende- À ment d'un plantain, — ce qui n’est vrai, en tout Cas, que pour certaines variétés, — serait plutôt plus faible que

. plus gros, mais moins nombreux.

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