‹ Les cultures colonialesChapitre 29 sur 64 · WE P · texte numérisé non relu

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| Fig, 18. — Musa Cavendishäi. | En moyenne, aussi bien pour le bananier-figue que. c ur. le bananier-plantain, .on plante de 800 à 1000 pieds par. hectare : les années suivantes, on conserve un nomre de rejets qui varie, (4 à 4) selon la vigueur de la ar le, le sol et le climat. On évaluera approximative-

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M celui de la banane- -figue, car les fruits, par régime, sont

que les tiges de plantation fructifient dans la proportion ê

ment en poids la récolte d'un hectare en attribuant à chaque régime un poids moyen de 20 kilosei en multi: pliant par ce nombre le nombre des troncs qui fructifient aans le courant d'une année. A la Jamaïque on estime

de 65 p. 100, tandis que les rejets des années suivantes présentent une fertilité de 85 p. 100. 3

Aux Canaries, le Musa Cavendishii est planté serré, et « cn récolte de 2000 à 2500 régimes par hectare chaque année. À la Barbade, la même espèce est plantée à 32,30 d'intervalles en tous sens ; il y a ainsi un peu plus de“ 1000 pieds par hectare. Si, dans la suite, il ÿ a deux e troncs qui fructifient par louffe chaque année, on peut obtenir une récolte annuelle &e 2000 régimes à peu près. $ Mais cest là le rendement théorique, et, en fait, en“ tenant compte ‘de toutes les causes de perte, y compris M le marchandage, on ne doit pas espérer plus de 1500 régimes É

Les bananes doivent être cueillies avant maturité com-* É rlète, et à un moment tel qu'elles commenceront seule- 4 ment à jaunir quand elles arriveront au lieu de ventes À Conakry, par exemple, la cueillette doit être faite trois À semaines environ avant la maturité normale.

T1 faut que la récolte soit opérée avec gr and soin. À ja” Jamaïque, l'extrémité du régime est coupée à 10 centi=" mètres environ au-dessus de la dernière main. Les bananes ne doivent jamais rester exposées au soleil ou à ia rluie. ‘

Pour bien garantir chaque régime, on l'enveloppe dans une légère feuille de coton, recouverte par deux ou trois épaisseurs de journaux ; on le place ensuite dans une. caissette à claire-voie, garnie de paille sur toutes les! faces. Avant de clouer, il est nécessaire de s ‘assurer que le tout est bien tassé, car les bananes qui seraient secouées pendant la traversée arriveraient abimées. Aux Ginaries, ces caissettes sont faites : sur. ES avec des

" Bohee reçues d'Angleterre, des Etats-Unis ou de Norvège.

.Uñe banane mûre ‘analysée par M. Baïland (et. qui pesait 68 grammes, dont 40 de pulpe) contenait : eau, n 72,40; matières extractives, 98, 93, dont 21,90 de sucre : k Matières grasses, 0,09 ; matières azotées, 1,44 ; cellulose,

1,22 ; cendres, 0,92.

n Pour, préparer. les bananes sèches, apparues depuis * quelques années dans le cemmerce, sans qu'on puisse dire qu’elles. ont, été accueillies avec grande faveur, on dessèche les fruits mûrs au soleil, ou dans des Dh tels que ceux que nous avons décrits pour la préparation dela farine. : ; | Wm . En général, lorsqu'on dessèche au soleil, on met les k bananes sur des treillis et on les laisse jusqu’à ce que la peau, commence à se ratatiner ; alors on enlève cette enveloppe, et on replace les fruits ainsi pelés au soleil jusqu'à ce que la surface devienne efflorescente.

Les bananes ainsi séchées sont brun noirâtre ; c'était

dumoins la couleur de toutes celles que nous avons vues | préparées de cette manière. Il paraïtrait que par la des- | siccation artificielle elles restent plus blanches. Quel qu'’ait été le procédé de séchage, les fruits sont | ensuite réunis en paquets, dans lesquels ils sont groupés dans le,;sens de leur longueur, et mis en boîtes. On les mange après cuisson, apprêtés, par exemple, comme les - pruneaux. | |

I} paraïtrait que. en He pays, on fait cuire les | . bananes à feu lent avant de les sécher et de les presser; kon obtient une sorte de pâte qui peut être conservée | assez longtemps.

- Un autre procédé de conservation des bananes, et qui bpeut donner, en effet, un produit supérieur aux bananes | sèches ordinaires, est celui dont M. Bernegau donne la formule. Des bananes Rien mûres cu débarrassées de

mises dans des boîtes qui sont Re de jus d’ ananas pur, obtenu par expression et filtrage. Ce jus agit sur les bananes pendant douze heures et développe leur.arome. On ajoute alors 100 grammes de sucre et 2 grammes d'acide citrique par kilogramme de fruits : . puis les boîtes

sont fermées et placées dans l’eau bouillante pendant 40 minutes.

li peut être intéressant encore de mentionner un mode

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de préparation usité, paraît-il, à Saint-Domingue. Les bananes sont découpées en tranches minces et saupou- 1

drées de sucre cristallisé ; on les expose ensuite au

soleil. Lorsque le sucre a bien pénétré dans la pulpe, les À

tranches sont retournées et saupoudrées de l’autre côté! Après quelques jours, ces tranches sont sèches ei se conservent longtemps. Les fruits doivent être bien mûrs ; 3 et les tranches ne doivent pas avoir plus d'un demi-# Ë centimètre d'épaisseur.

On a parfois pensé à préparer du sucre de banane " rien ne prouve l'intérêt réel de cette industrie.

En exprimant le suc de bananes et en le faisant fer-m menter pendant trois jours environ à l’air libre on obtient, d'autre part, un vin de banane.

Pour la fabrication de l’eau-de-vie, on part de ce vins ou directement du jus. M. Guérin notamment, au Gua-* témala, a démontré que, par fermentation du jus dans” des conditions spéciales, avec des ievures pures prises. sur le fruit même, on obtient un whisky supérieur au whisky de maïs, et qui vicillit plus rapidement, en un an.

au lieu de cinq. Le rendement peut être calculé à raison de 4 litres 1/2 par régime.

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