DE PAT ST ET
ed AR ge hr on ES Te SA
Ananassa sativa Lindl:
L'ananas est originaire de l'Amérique du Sud, mais après la découverte du Nouveau Monde il fut rapidement introduit dans l'Ancien. En 1583 il était déjà très com mun dans l'Inde, où il avait été apporté par les Portugais
4 P late est vivace par ses ue, qui donnent suc- “cessivement de nouveaux bouquets de feuilles épaisses et roides, concaves. De cha- *cun de ces bouquets part, é comme dans les Agaves, qui ont le même mode de M écétation, une inflores- Écence qui est un épi de . fleurs bleuâtres surmonté | d'une touffe de feuilles appelée la couronne. Le M« fruit » est l’ensemble des Le de l'épi confondues avec toutes les bractées, qui sont devenues égale- | ment succulentes (fig. 19).
Les premiers fruits cultivés semblent avoir été très | petits, de la grosseur d’une orange, et correspondaient à Peu près, comme dimen-
io à ce qu'on appelle
Va
ujourd'hui l'ananas de Eee qui est un peu cylinrique et peut n’avoir que dix centimètres de: longueur. … Munro, en 1835, a classé les variétés alors connues d’ananas d'après la présence ou l’absence d'épines sur es bords des feuilles, la couleur de ces feuilles, les dimensions et la forme des fruits, et la couleur de la rface et de la chair de ces fruits. Plus récemment, en 904, cette classification a été remaniée et complétée par M. Hume et Miller, qui admettent trois grandes catégoies, d’après encore la couleur de la surface et de la
etc. la variété la plus courante, et généralement consi
chair de la baie, mais aussi la Ra des yeux et 19 longueur des bractées. Ce sont : 1° le groupe Queen ; 20 le groupe Cayenne ; 3° le groupe d'Espagne. |
En Floride. 98 p. 100 des plants appartiennent à l'ananas d'Espagne (red Spanish), qui est le seul réussissanti là en plein champ ; les 2 p. 100 restants sont COMpOSÉSM d’abacaxi, de smooth Cayenne, de sugar leaf et de Porto-« Rico. La culture du smooth Cayenne n’est possible ques sous abri. | 0
Au Brésil, la principale variété est l'abacaxi (prononcés abacachi, qui est tout particulièrement le gros et bon. ananas de. Pernambouc. ; Re
En beaucoup de régions, à Costa-Rica, aux Hawaï
dérée comme. l'une des plus fines et de celles aussi. qui se conservent le mieux et se transportent le plus facile: ment, est le smooëli Cayenne, qui est, en même temps le giant Kew, el peut-être, d'après M. Ridley, le Kings pine des Anglais. Les feuilles, sans piquants où à pes près sur les bords, sont brillantes, vertes, longues ei larges ; le fruit, qui devient volumineux (parfois près de 4 kilos), est vert jaunâtre clair, cylindrique ; les bractéei sont souvent téintées de rouge. x. 1
Dans le groupe Queen rentrent la Reine d'or, la Reine: d'Egypte, les Ripley, tels que le Ripley de la Jamaïque Les feuilles de ces Queen (Ananassa ovalis de Miller) sont courtes, vert bleuâtre, armées de piquants épais et forts, espacés : le fruit est jaune et ovoïde. A Natal. on cultive, en même temps que le smooth Cayenne, le small Natal, qui est du groupe de ces Queen ct très voisin des Ripley ; son fruit est plus petit que. celui du smootl Cayenne. | $
Le,.sugar loaf etyle Porto-Rico que. nous -Avons cités plus haut appartiennent à la catégorie des ananas d' Es, pagne. Le sugar loaf est lAnanassa. pyramidalis Miller ; son gros fruil conique, qui peut. peser. d'apg
; ne UE ET Te
“LES RUITS 71
‘M. Ridley, de 6 à 10 kilos. sérait peu propre à la fabrication des conserves.
“ L'ananas de Maurice, également déjà cité serait peut- “être l'Ananassa serotina de Miller ; son fruit, à chair Jaune un peu ferme, est de saveur excessivement fine, mais il est un peu petit.
Le black Jamaica, où black Spanish, a des feuilles vert Sombre, teintées de bleu vers le centre, avec des ‘aiguillons en court crochet sur les bords ; son ÉPUEP ON peu pyramidal, vert sombre, légèrement Hnte de pourpre ou de noir, pèse, en moyenne, 2 kilos.
“ L'ananas est, au point de vue du sol, une plante très rustique, qui pousse parfaitement dans des terrains un peu arides, pourvu qu'on y apporte les engrais qui con- Wiennent. C'est le cas à la Floride, où la culture a lieu en térres siliceuses pauvres, à éléments grossiers, qu’on fertilise artificiellément. Dans ces terres, qui contiennent, par exemple, 97,35 de silice, 0,080 de chaux, 0,051 de magnésie, 0,011 de potasse, 0,043 d'acide phosphorique, 0,07 d'azote et 1,13 d'umus, il faut ajouter au minimum, par hectare, 910 kilos &: poudre d’os, 650 kilos de Sang desséché et 460 kilos ‘ie sulfate de potasse. Comme source d'acide phosphoriqui la poudre d'os et les scories ont donné surtout de bons résultats: comme sels de potasse, les meilleurs sont ceux qui sont dépourvus de Chlorures.
* C'est parce que l’ananas ne supporte pas l'humidité du sol que les bons terrains sont ceux qui, tout en ayant une certaine fertilité, Sont siliceux et à éléments gras- Siers, car ils sont bien aérés et laissent filtrer les eaux de pluie ; les argiles compactes et les sables fins ne con- Viennent pas. La plante doit être aussi bien ensoleillée : à l'ombre, ellle forme de grandes feuilles et fructifie mal.
… Les variétés d'ananas qui donnent des graines sont généralement de valeur médiocre : on n’a donc guère récours au semis, avec lequei, en outre, il faut attendre