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tés donnent des tiges comestibles née. S sil n'y é À | pas eu de fécondation. Chez d’autres seulement, telles que celles d'Algérie et de Tunisie, cette fécondation est ou semble nécessaire. Il résulterait pourtant, en outre, d'observations faites par M. Leclerc du Sablon en France
que les figues qui, chez nous, sont par hasard fécondées
sont moins sucrées, mais plus grosses et de saveur mieux caractérisée que celles dont les ovules n'ont pas reçu le pollen. Enfin on admet, que dans les figuës de
Smyrne, pour lesquelles la caprification est ordinairement jugée indispensable, les réserves oléagineuses que
contiennent les graines, et qui font défaut dans les
figues des variétés non fécondées, puisque chez celles-ci.
les graines ne se forment pas, communiquent au fruit
désséché un parfum spécial. La conclusion de tous ces faits serait dès lors que, soit au point de vue de Ia
quantité, soit au point de vue de la qualité, la féconda-. À tion artificielle des figuiers est toujours utile. | En fait, la caprification n’est pas pratiquée en France,
où on se contente d’humecter parfois avec un peu d'huile
l'œil du fruit, tandis qu'elle l’est dans l'Afrique du Nord. Le pollen, en ce dernier cas, est fourni par le figuier sauvage, où caprifiguier, où figuier mdle, le dokkar des Arabes. Ci RE Les figues de ce caprifiguier contiennent des fleurs
mâles et des fleurs-galles : et ces dernières sont des fleurs femelles stériles qui diffèrent des fleurs femelles fertiles par la brièveté du style et par l’absence de papil- les stigmaliques. Ce sont des galles parce que dans leur .
ovairè vit un insecte hyménoptère, du genre Blastobhaga, qui va être l'agent de pollinisation. |
Voici en effet, ce qui se passe lorsque, au PP.
des variétés chez lesquelles la fécondation est nécessaire,
se trouvent des caprifiguiers.
Ces figuiers mâles, qui, pendant Je cours de nest portent trois générations de figues, ont en été es ose
Fe M ii Le *R È ; à É à sséez grosses, qui contiennent les fleurs mäles et les s fleurs-g alles ; et dans ces fieurs-galles sont les larves,
puis les mouches provenant des œufs qui ont été déposés
‘au printemps par les insectes softis des figues d'hiver.
È Lorsque, après l’évolution des larvés, les mouches, sorjant de ces fleurs, cherchent à quitter la figue, elles ren- .
contrent près de l’ouverture les fleurs mâles, qui les saupoudrent de leur pollen. Chargées de la poussière fécondante, elles vont maintenant à la recherche d'autres figues qui peuvent être des figues de variétés'cut tivées. En pénétrant dans ces réceptaclies, les Blästo-
phaga commettent une erreur, car ils n'y trouvent pas
les fleurs femelles spéciales du caprifiguier qui leur conviennent : mais ils n'en fécondent pas moins, par Île pollen qui les recouvre, les fleurs femelles qu'ils ren-
“contrent. Et-la maturation de la figue, qui sans ‘cette
erreur n'aurait pas eu lieu, s’accomplit.
Tel est le rôle que jouent les caprifiguiers dans les piantations de figuiers ; et c’esi parce que, Sans le comprendre, on s’est forcément aperçu de tout temps, par cmpirisme, qu'il était souvent indispensable, que la caprification remonte à une époque aussi ancienne.
Ce rapprochement entre les figues qui doivent être fécondées et les figues des arbres sauvages peut être réalisé de plusieurs manières, En Algérie, les Kabyles vont cueillir sur les caprifiguiers les figues non comestibles, et ils en font des chapelets qu'ils suspendent aux arbres. Ils apportent donc bien ainsi auprès des variétés cultivées, plus ou moins exclusivement femelles, ie pollen. fécondant, en même temps qué l’insecte chargé d’assurer la fécondation.
Un autre procédé consiste à greffer une branche de caprifiguier sur le figuier cultivé.
Les fruits destinés à la conservation doivent être très mûrs ; on les laisse même commencer à se, dessécher
de.
sur l'arbre, au point qu'il suffit de secouer les bran-
| Th
Le figues asus sont nues sur des claies qui 1
soni exposées au soleil le matin et rentrées le soir. On les retourne fréquemment. En Kabylie, ce travail est la principale occupation de l’été, en août et septembre. Les variétés choisies pour l'exportation sont toujours à fruits blancs : les figues noires entrent exclusivement dans la OT locale.
En Floride, les figues seraient, avant le séchage, passées aux vapeurs d'acide sulfureux, qui les blanchissent.
Une fois sèches, ces figues sont triées, puis mises dans des caisses ou dés couffins, où elles sont fortement pressées.
Lorsque, avant cette mise en caisses ou en couffins, elles sont laissées dans les magasins, elles peuvent être attaquées par une teigne qui pond ses œufs dans leur
intérieur ; et il naît plus tard des larves qui rongent la. |
pulpe. L’insecte est le Myelois ceratoniae. A Bougie, pour sen préserver, on immerge les fruits pendant trois ©u quatre secondes dans l’eau de mer bouillante : et cette précaution, en même temps qu'elle tue les œufs, ainsi que les divers microorganismes qui pourraient encore se trouver dans la pulpe, donne à la figue un meilleur aspect.
Une précaution recommandée, mais qui : n’est pas tou-
jours prise, c’est de procéder à un premier triage. avant
le séchage. "4 Depuis quelques années, en Autriche, on prépare du
« Feigenkaffee », ou « café de figues ». Des figues de Seconde qualité sont. torréfiées, puis réduites en. une
poudre qu’on emploie comme la chicorée.
Anona.
Les anones sont les fruits de diverses espèces. LANDE
Antilles et de l'Amérique du Sud, mais cultivés aujonr-