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Re. qui sont des arbres ou des arbustes originaires des
ui
Sont accrus, sont devenus
alors un fruit -plus ou
lance ou chaque aréole . correspond à une de ces
d' que en coup de pays chauds. L'anona Cherimolia, du Pérou, est l'espèce qui s'avance le plus loin en dehors de la zone tropicale ; ses fruits mürissent encore en uelques endroits dans la région de Nice.
Les quatre principales espèces intéressantes sont l'A nbna muricata Lin., dont les fleurs ont six grands pétales, et l’Anona reticulata,
| l’Anona squamosa IL.
el l'Anona Cherimolia Mill; dont trois pétales seulement sont bien développés.
Dans toutes ces anones, le fruit est l’ensemble de tous les carpelles de la fleur, qui, à la maturité, se
des baies et se sont soudés. Cet ensemble forme
moins mamelonné ou aréolé dont chaque protuhé-
Fig. 20. — Anona squamosa.
baies, épaissie et. durcie !, Fruit entier; 2, portion de fruit
en section longitudinale: 3, fruit dans la partie supérieure en Coupe lransversale: 4, fleur. et superficielle.
L’Anona muricata est le corossolier des Antilies
. Françaises : ; c’est encore le cachiman épineux et, dans
les pays à langue espagnole, le guanabano. Le fruit,
«gros et ovoïde, peut peser plus d'un kilo : il est couvert
de pointes irrégulièrement coniques, recourbées et poin-
tues, ‘et est à pulpe blanche. butyreuse de saveur pere. un peu acide. C’est le sour sop de Floride.
L’Anona reticulata est le cachiman cœur de bœuf, ou 1 implement le cachiman des Antilles Françaises, l'anona
ATP Li" APR EL Nr
proprement dit de Costé Rica. Le fruit, de qe grosseur a ; poing, a un peu la forme d'un CŒur de bœuf et est à surface rougeâtre mais sans protubérances, chaque carpelle n'étant marqué extérieuréement que par une aréole. La pulpe est rose ou blanche suivant les variétés, parfumée, mais de saveur un peu résineuse. Ce fruit est souvent consommé cuit. Comme le précédent, il esi inégalement
estimé:
L'Anona squamosa (fig. 20) est la pomme- -cannelle et latte des colonies françaises, l’anona de Costa-Rica, Île
. custard-apple des Anglais, le fruta de conde du Brésil.
Le fruit est rond, glauque, de la grosseur d’une petite erange, et couvert de protubérances saillantes, arrondies et imbriquées, assez fortement ligneuses. La pulpe, qui renferme de nombreuses graines noires et brillantes cor: M respondant à ces protubérances, est blanche et Sucrée, crémeuse, non acide, malheureusement peu abondante. On la mange à la cuiller, après avoir fendu le fruit | longitudinalement.
L'Anona Cherimolia, des Andes du Pérou, où il crott jusqu'à 1500 mètres d'altitude, est le chérimoyer, où chérimolier : au Brésil, c’est. le fruta de condessa (fruit w de comtesse). Le fruit, un peu plus gros qu "une orange, est sphéro-conique ; sa surface, ferme, est seulement. bosselée, verdâtre puis noirâtre. La pulpe, qui contient des graines ovales et brunes, est blanche, crémeuse, à : odeur et saveur agréables.
Parmi les autres anones dont les fruits sont plus ou È “noins consommés, citons encore l'Anona mucosa, Jacq.. ou cachiman-crème des Antilles Françaises, l'Anona paludosa Aubl., qui est laraticum do brejo du Brésil et le. guimamé de Guyane, l’Anona FOIESCATE Mart., qui est. Varaticum de espinho du Brésil, à pulpe EI Ent) etc.
Les anones se plaisent en bons terrains un peu frais et, sont généralement multipliés par graines, qui lèvent faci- Jement:; on sème sur planches et on RATS ensuite. La
es commence, van les espèces ou les variéés, au bout de.deux à quatre ans. En Algérie cependant 1é chérimolier ne donnerait ses premiers fruits que vers
sit ans. La greffe vaudrait évidemment mieux que le
sémis, à résultats toujours incertains et capricieux. Cette greffe peut être faite, pour le chérimolier, soit sur le chérimolier lui-même, soit sur l’asiminier (Asimina trilobà Dun.), autre Anonacée de Pensylvanie qui donne encore de très bons fruits (gros et allongés) comestibles (anonillos). is
En Algérie, leS anones mûrissent en hiver ; en les cueillant une semaine environ avant leur maturité com-
.blète, lorsqu'elles sont encore vertes, on les expédie
facilement en caissettes. Ces fruits, pour être bons,
* doivent être mangés bien à point, ni verts ni passés.
Durio zibethinus Mur.
Cette Malvacée est un grand arbre de Malaisie et d'Indo-Chine. Il est surtout connu sous le nom de dourian ÿ
c'est le cay du rieng des Annamites. Le fruit est volumi-
neux, un peu oblong, de 20 à 30 centimètres de diamètre,
et est à surface en de fortes pointes aiguës : il est à
cinq loges, qui contiennent chacune 3 à 5 graines, plen-
gées dans une pulpe de couleur crème. Le péricarpe est
épais et verdâtre. À La pulpe exhale une odeur infecte d'ail et de cadavre en décomposition ; elle est néanmoins fort appréciée des
personnes qui ont su s’y habituer. Elle est sucrée. Pour
réduire l'odeur au minimum, il faut ne cueillir le fruit
“qu’au moment de la consommation.
Les civettes étant très friandes du dourian, on s’en sert comme appât lorsqu'on les chasse.
On sème sur place, dans une terre profonde, ou on
transplante les jeunes pieds qui proviennent de semis faits en BÉDIRIETE ; on laisse croître ensuite sans autres
pois.
Garcinia Mangostana Lin.
12e mangoustanier, de la famille des Clusiacées où Guttifères, est un arbre des mêmes régions à peu près . que le dourian (Malaisie et Indo-Chine). C'est le cay mang cut des Annamites. | Le ïruit (mangoustan) est globuieux, de la grosseur d’une petite orange, violacé rougeâtre à maturité, et couronné par un fort stigmate en À étoile, persistant (fig. 21). Le calice persiste également à la base. Intérieurement, il y à un nombre variable de loges, dans chacune desquelles est dl une graine qu'enveloppe une ; pulpe d’un blanc de neige, délicate et parfumée. C’est cette pulpe qui est comestible ; elle M n'est pas d’ailleurs un arille, 4 comme on l’a cru longtemps, - Se car M. J. de Cordemoy a dé-.
Fig. 21. — Garcinia Mangos- Montré récemment qu'elle ap- : % | lana. partient au péricarpe, dont A, fruit en section transversa- elle est la partie interne deve-. le; B, sommet du fruit avec E.
‘le stigmate persistant. nue très charnue. | Tous les fruits que nous. avons vus jusqu'alors arriver en France étaient plus ou moins altérés et immangeables ; expédiés en chambres froides, peut-être nous parviendraient-ils en meilleur 4 état. | | 4 Le mangoustanier est essentiellement tropical et se. plait dans les terrains bas et humides, mais bien drainés. En terrains élevés et secs, la croissance est beau-. coup moins rapide, et les fruits restent plus petits. 14 On multiplie par graines, par boutures ou par greffe. Par graines, le nombre des pieds qui ne réussissent pas.
4 L SL ai
et dépérissent après avoir. pin une dizaine de centi-
mètres est assez élevé. Lorsqu'on bouture, il faut avoir soin d'enlever sur la section de la branche qu’on plante le Suc gommo-résineux qui s’y concrète. Pour le greffage, le meilleur procédé — d’après M. Olivier, qui a fait ces essais en Amérique centrale, où l'arbre a été intro-
duit — serait d'unir par approche des plants de semis
Fig. 22. — Mammea americana.
Fruits, dont l’un (B) est ouvert transversalement
ce sept mois environ avec des pieds de Garcinia tinctoria de trois ans.
Le plein rapport ne commence guère avant vingt ans ; mais le mangoustanier vit très vieux et atteint 20 à 25 mètres en donnant de nombreux fruits. En Cochinchine, la floraison dure de novembre à mars et les fruits müûrissent de mai en septembre.
A la même famille que le Garcinia Mangostana appartient le Mammea americana Lin., qui en Amérique est
appelé mamey, ou, dans les colonies françaises, abrico- … tier, et au Brésil abrico de Para. Avec ses fleurs blan-
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ches trè: ès dOrantés on prépare une ligueur die « eau de créole » ou « crème de créole ». Les fruits (fig. 82) sont de
grosses baies, un peu ovoïdes, de 8 à 12 centimètres de .
diamètre, grisâtres. Leur pulpe, qui contient de une à
“ quatre graines assez grosses, est blanchâtre ou jau-.
‘à nâtre, de saveur douce. Ces fruits sont mangés crus ou, "4 de préférence, en compote, ou encore macérés par tran- - ches dans du vin sucré. 4
On propage le mamey par semis dans des terres légères un peu fraîches. Il commence à rapporter vers six ou sept ans
Carica Papaya Lin.
Le papayer, originaire de l'Amérique tropicale, mais
connu aujourd'hui dans tous les pays chauds, est un
arbre de 5 à 15 mètres de hauteur. Son tronc (fig. 23) zeste ordinairement simple, marqué par les cicatrices annulaires des feuilles tombées ; au sommet Seulement est une couronne de feuilles palmiséquées, glabres. Les inflorescences sont axillaires, mais de deux sortes : les ‘unes, mâles, sont des panicules longuement pédoneu
lées : les autres, femelles. sont des corymbhes courts.
Ces inflorescences sont généralement sur des pieds différents, mais peuvent cependant aussi être réunies sur le même individu. Et cette transformation de la dioecie en monoecie n’a pas lieu de trop surprendre, «si l'on songe à la facilité avec laquelle on peut faire apparaître artificiellement des fleurs femelles sur des pieds normalement mûles : il suffit d'étêter ces pieds mâles un
bien sont entièrement femelles ou bien donnent des inflorescences mâles, mais parmi lesquelles sont quelques fleurs femelles. M. Perrier de la Bâthie, à Madagascar, __a constaté que cette modification par traumatisme réussit
peu avant la floraison. Les nouvelles ramifications où
dans la proportion de 60 p. 100. Aux Hawaï on appeile à
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LES FRUITS D Moi
dongs papayers les pieds qui portent des fleurs mâles el des fruits à
Fig. 23. — Papayer à Madagascar.
Le papayer est le mamoeiro du Brésil, où le fruit es appelé mamao. C'est le cay thu du des Annamites. ‘| La papaye est une baie ovoïde, à côtes peu prononcées,
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de 20 à 30 centimètres de longueur ; son poids, dans cer taines variétés du Brésil, est de plusieurs kilos. La pulpe, jaune orangé, est sucrée, de saveur agréable $
elle contient de petites graines noires, arillées, plus ou
moins nombreuses selon les variétés, et qui ont presque
disparu dans les grosses papayes du Brésil.
On sait que ces fruits, comme toutes les parties de la plante, renferment un latex dont le principe actif, la papaïne, dédouble à la façon de la pepsine les substan-
ces albuminoïdes. La papaye est donc éminemment
RPtve
: - Verte, on la mange en salade, ou gratinée, ou en bei-
gnets : on en fait aussi des confitures. Mûre, on la mange Re le melon, au commencement ou à la fin du.
à è repas On peut également la confire en la débitant en : lanières, que l'on saupoudre de sucre et exposé au soleil pendant plusieurs jours. Par fermentation du jus on obtient une bonne eau-de-vie.
Le papayer est multiplié par graines. On sème en pépinière et on transplante les plantules, lorsqu'elles ont 20 centimètres, en terrain bien fumé, à des intervalles de 6 à 10 mètres. L'arbre pousse sur des terres même médiocres, mais les fruits ne sont vraiment bons que sur les sols un peu riches, bien drainés. La fructificek tion commence vers un an et demi, et, à partir de ce " moment, dans certains pays, du moins, comme les Antii- : les, est presque continue. La plante, du reste, s'épuise vite ; mais on peut, d'après M. Wester, rajeunir les pieds en coupant le tronc à 75 centimètres environ du sol. De la souche partent des rejets qui fructifient rapi- dement ; on n’en garde que 2 ou 3, pour avoir de plus beaux fruits. |
Aux Hawaï, on admet que de pieds monoïques durent
plus longtemps que les picds exclusivement femelles. ne D'autre part, d'après M. Wester encore, il est inutile, 4 É : Fà pour . certaines variétés, de conserver des pieds mâles …
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dans une plantation, car les fleurs mâles que portent ies pieds femelles suffisent pour la fécondation. Les pieds mâles, en augmentant outre mesure la fructification,
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: Fig. 21... —Carica Papaya. a:
1, fleurs mâles; 2, fruit ; 3, coupe de la fleur mâle ; 4, fleur femelle, Fa amèneraient plutôt un épuisement plus rapide de l'arbre ,
el une dégénérescence des graines qui doivent être 4 employées ultérieurement pour de nouveaux semis. 2
Passiflora
La pulpe comestible, juteuse, parfumée et acidule, des fruits de passiflores n'est pas le péricarpe, mais est ji formée par tous les arilles des nombreuses petites graines que ce péricarpe enveloppe. On fait avec cette … pulpe des boissons rafraîchissantes, ou bien encore on la mange dans le fruit même, qu'on a sectionné au som- W met, et .dans‘lequel on verse du vin blanc sucré où du madère. Le péricarpe, d'ailleurs, au moins dans cer- . faines espèces, peut être mangé confit. »
Le Passiflora quadrangularis Lin. ta tige quadrangu-
laire, est la barbadine des colonies françaises, le maracuja melao du Brésil, la granadilla real de Costa-Rica. Son fruit est ovoïde, de la grosseur d’un melon, de 20 à 25 centimètres de longueur sur 15 à 18 centimètres de largeur. La pulpe est mangée comme nous venons de le dire, et le péricarpe, assez épais, peut être confit.
Le Passiflora edulis Sims., à feuilles trilobées, est le maracuja mirim du Brésil, d'où il est. originaire. Son fruit, plus petit que le précédent, est de la grosseur d’un œuf de poule, presque g'obuleux. Ce serait la grenadille proprement dite, le même nom étant toutefois appliqué à d'autres espèces du même genre.
Le Passiflora laurifolia Lin. est la pomme-liane des Antilles Françaises. Son fruit est encore de la grosseur d’un œuf de poule, ou un peu plus gros. Dans la variété tinifolia, qui est le maritambou, ou Marie-tambour, des Antilles et de la Guyane. il est un peu plus petit.
D'après le Dr de Cordemoy, la grenadille de la Réuunion serait le Passiflora alata Ait
- Comme autres passiflores à fruits comestibles, mais
: de valeurs inévales, citons encore : le Passiflora capsu-
arts Lin., qui est. la. pomme. à rats des Antilles et. le maracuja branco du Brésil; le Passiflora suberosa L., qui porte le même nom que la précédente espèce aux Antilles et est le maracuja de certiçca du Brésil ; le Pas-
siflora rubra Lin., qui est le maracuja vermelho du.
Brésil : le Passiflora maliformis Lin., qui est la liane à agouti des Antilles Françaises : le: Passiflora serrata Lin., qui est la pomme à agouti des mêmes colonies ; je Passiflora foetida Lin., qui est le Mariegougeat des Antilles et le norbo de Costa-Rica ; :e Passiflora mem branacea' Benth, qui est la grenadilla bellissima: de
H/Costa-Rica. \ MEVINE LA SAGRÉ