‹ Les cultures colonialesChapitre 37 sur 64 · ARE CORNE NN AE EU PU D · texte numérisé non relu

ARE CORNE NN AE EU PU D

De OUT ve on Se

Toutes ces pasSsiflores, dont quelques-unes sont très répandues aujourd'hui dans l'Ancien monde, sont originaires de l'Amérique tropicale. Elles sont grimpantes, et munies de vrilles oppositifoliées. Elles sont toujours bien reconnaissables à leurs grandes fleurs (fig. 25)

diversement colorées, dont les pièces, de formes bizarres, leur ont valu le nom de « fleurs de la Passion ». !

On multiplie par boutures ou par marcottes. La fructi+ fication a lieu dès la première année, mais,. pour cer: taines espèces, en dehors de i Amérique, ik, peut être nécessaire de féconder artificiellement. dr)

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LES FRUITS

Averrhoa.

: On cultive deux espèces de ce genre, l’une et l'autre indiennes : l’'Averrhoa Carambola Lin., qui est le carambolier ; et l'Averrhoa Bilimbi Lir., qui est le bilimbi (tiriguro à Costa-Rica ; cornichon aux Antilles Françaises).

Ce sont des arbres de petite taille, à fruits cylindri-

aues-oblongs, qui présentent des côtes saillantes et aiguës dans l’Averrhoa Carambola, tandis que ces côtes

sont à peine indiquées dans l’autre espèce. Ces fruits sont très acides, riches en oxalates, et ne sont donc guère consommés tels quels : ils servent plutôt de condi-

ments, avec du sel et du vinaigre, ou entrent dans la

préparation de boissons rafraîchissantes, de confitures ou de tartes.

Les Averrhoa se plaisent surtout aux basses altitudes, et en sols un peu humides, quoique, au Brésil, ils fructüfient encore dans les régions tempérées de Minss Geraes. À Ceylan, on les sème en pots ; puis, quand les tiges ont plusieurs centimètres de hauteur, on les met sur couche. Lorsqu'ils ont 30 centimètres environ, on les plante à demeure. La HUPASCSRUR commence vers

la troisième année

Citrus.

En empruntant an certairi nombre de caractères à l’excellente classification des Citrus cultivés qu'a donnée en

1908 M. Trabut, nous pourrons distinguer de la façon suivante les principaux de ces Cülrus.

Nous mettrons tout d'abord à part le Citrus trifoliata Lin., de la Chine et du Japon, qui est un petit arbre épineux à feuilles trifolioliées caduaues, intéressant non

pour son fruit pubescent, qui n’est pas comestible, mais : parce qu'il commence à être utilisé comme porte-greffe. :

De Un F7 0 08

Fous nos autres Citrus /Eucitrus) sont à feuilles persistantes. mais : |

I. Les jeunes pousses ne sont pas pubescentes. 1° Les fleurs sont blanches :; le pétiole est ailé, ou, au Mons, margariné.

A. Le fruit est ordinairement subsphérique ; lé pétiole: est ailé.

a. L’embryon de la graine n'est pas vert :

a. Le fruit est à écorce lisse, non ou très peu amérce, à pulpe acide et sucrée, ou simplement sucrée.. C'est le Citrus Aurantium Lin. ou oranger doux.

a. Le fruit est à écorce rugueuse, très amère, à pulpe acide et amère. C'est le Citrus amara Link, ou bigaradier.

a”. Feuilles et fruits sont de très petites dimensions. C’est le Citrus pumila Hort., ou chinois.

b. L'embryon de la graine est vert : l'écorce est séparée facilement de la pulpe. C’est le Citrus

. habilis Lour., ou mandarinier.

B. Le fruit est ordinairement nettement plus long que

\ large ; le pétiole est margariné.

a. La pulpe n’est pas acide. C'est le Citrus Limettæ Risso, ou limettier doux.

b. La pulpe est acide.

D’, Le fruit est plus ou moins piriforme. très. parfumé. C'est le Citrus Bergamia Ris., ou bergamotier.

bp”. Le fruit n’est pas piriforme, et est à parfum moins suave. Le Style persiste souvent. C'est le Citrus Lima Macfad., ou limier acide.

2° Les fleurs sont teintées de rose ; le pétiole est rarement ailé.

A. Le fruit est volumineux. C'est le Citrus medica Lin., ou cédratier.

B. Le fruit est plus petit. C’est le Citrus Limonum Ris., ou citronnier, ou limonier. | II, Les jeunes pousses sont pubescentes. C'est le Citrus decumana Murr., ou pamplemoussier.

De tous ces Citrus, originaires de diverses contrées

… chaudes de l'Asie méridionale et orientale, les moins rus- / tiques sont le cédratier et le citronnier ; le mandarinier | et le bigaradier sont, au contraire, les plus résistants. C'est le bigaradier qui est cultivé en caisses, comme plante ornementale, dans Îles pays. plus septentrionaux. . L'oranger doux est plus délicat que cet oranger amer et Pque le mandarinier.

4 Gitrus Aurantium. =-“Desir0ids;-unipeu prolongés de

Le SN oetr t prie PNA Ni CORNE al Me É

jo à 5° C. au-dessous de 0° ne sont pas supportés par … l’oranger doux, qui exige, d’autre part une température

moyenne de 16° à 18°. Les sols ne doivent être ni trop

sablonneux ni trop argileux ; les meilleurs sont les terrains argilo-calcaires, sur lesquels on peut, pendant l'été, assurer l'irrigation.

En principe, l'oranger doux peut, comme tous les Citrus, être multiplié par le semis, qui, chez toutes ces

«spèces, redonne, en général, aSsez fidèlement, les carac-

tères du type ; le procédé le plus sûr, et couramment : smployé, est cependant le greffage, et, en particulier, lécussonnage, sur sujet choisi. Les semis restent Surtout utiles pour l'obtention des variétés nouvelles après fécondation artificielle. Pour la culture ordinaire, le bouturage et le marcottage sont possibles, mais ne semblent guère être recommandables. Comme porte-greffes, les meilleurs sont le bigaradier, qui pourtant ne donnerait pas partout de bons résultats, le Citrus de Floride, où « khatia de l'Inde, qui serait un hybride du citronnier et du pamplemoussier, et est très employè comme sujet en Floride, et le Citrus trifoliata. Ces porte-greffes doivent être de préférence des plantes de deux ans.

Il est nécessaire que les orangeries soient abritées. Les

intervalles entre les pieds varient entre 6 et 8 mètres. La

tsille n’est pas absolument nécessaire et peut n'être qu’un simplé émondage. En Californie cependant on praque la taille en gobelet ; les arbres sont maintenus très bas, le centre en est évidé, et il en résulte que le “éveloppement des branchés se fait en largeur, ces : ranches étant ainsi bien aérées.

Le rapport commence vers la cinquième à la né 0 J année ; et le rendement varie suivant les races et le.

-climat. Exceptionnellement il est vrai, des orangers

d'une trentaine d'années peuvent donner en Algérie un millier de fruits. En Californie, on admet que la produc- . tion moyenne d'un hectare est de 300 caisses, conte-.

Fe LES FRUITS | A pat age

nant elles-mêmes, en moyenne, de 126 à 200 oranges.

En Algérie, où la grande zone de culture est la partie htiorale jusque vers 500 mètres d'altitude, il est trois. époques de maturité, qui sont novembre-décembre, janvier-février, et février-mai.

La cueillette des fruits doit être faite avec soin et par un temps sec. On ne doit cueillir — en coupant le pédon-

Fig. 26. — Feuilles, fleurs et fruits de l'oranger. cule — que les fruits bien mûrs, car la maturation ne

continue pas après la récolte. Les cranges sont ensuite emimagasinées dans de grands hangars bien aérés, et en ne les emballe qu'au bout de 4 ou 5 jours. Le calibrage est fait à l’œil, ou avec des anneaux, ou au moyen âe machines. ; |

Le mode d'emballage dépend du pays, et aussi de la

L valeur de la sorte. On emballe en fossôttes, ou en Cais-

ses plus grandes, à parois pleines ou à claire-voie, ou en

barils, ou simplement en vracs.

. D ‘Espagne à Marseillle les halancelles Apn0E lent ordi-.

nairement les oranges en vrac, qu'on vide sur les quais

mêmes : d'Algérie les expéditions sont faites en caisses où surtout en tonneaux. |

D'Espagne et de Sicile à Hambourg, ce sont toujours des caisses. Ces caisses ou demi-caisses de Sicile sont hermétiquement closes, garnies intérieurement d'un papier, et légèrement bombées sur la face qui constitue le couvercle ; les caisses sont à deux ‘compartiments. Les caisses d'Espagne sont plates, à claire-voie et sans

voussure ; elles ne sont pas garnies de papier, mais M

chaque orange est enveloppée dans du papier fin. Il v a deux compartiments dans les caisses de Murcie et trois cans celles de Valence. Les caisses de Sicile ont toujours mêmes dimensions (70 centimètres sur 35 et sur 27) __et contiennent, suivant la grosseur des fruits, 160, 200, 300 ou 360 de ces fruits ; les demi-caisses en contiennent - 60, 80, 100 ou 150. En Espagne, on distingue, d’après le poids des oranges, les « ordinaires », les « larges », les « extra-larges » et les « bombos » ; et les caisses sont de grandeurs variables. Celles de Murcie sont généralenent plus grandes que celles de Valence ; les premières

contiennent 200 ou 300 « ordinaires », « larges » ou « extra-larges »:;: et les secondes 420 « ordinaires », « larges », « extra-larges » ou « bombos », et jusqu’à 1064

« larges » ou « extra-larges ».

En Californie, les caisses contiennent de 96 à 360 fruits, mais le plus souvent de 126 à 200. Ces caisses, pour le

sis dites Li nu RÉ,

transport, sont mises dans des chambres où la tempéra- …

jure-est de 7°7à 10°.

Du Natal on exporte en Angleterre en petites caisses de 50 à 90, ou bien en caisses plus grandes de 100 à 225. On préfère les caisses bien fermées, qui sont placées simplement en chambres bien ventilées, où la température varie entre 12° et 29° La Navwel seule, vendue plus cher, peut être transportée sous le régime plus onéreux

de la chambre froide. On a remarqué que les oranges

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LES FRUITS 97

; récoltées en collines supportent mieux le voyage ae celles de la côte.

Les caisses à claire-voie ont sur les caisses à parois pleines l'avantage de permettre l'aération du contenu ; l'acheteur peut, en outre, à l’arrivée, vérifier plus facitement l'état de ce contenu. Pour l'expéditeur, par contre, ces caisses ont l'inconvénient que, si les fruits ae l'une sont écrasés en cours de route, le jus coule sur ies autres et leur donne l'apparence d'emballages qui contiennent également des oranges détériorées.

Lorsque, soit en caissettes, soit en caisses plus gran: des, les oranges sont enveloppées chacune séparément d'un papier fin, cet enveloppage peut être fait à la machine, qui fonctionne à la main ou au moteur. Aux Etats-Unis, notamment, on se sert d'un appareil qui reçoit les fruits au sortir d’un trieur, sur une chaîne Sans fin garnie d’alvéoles de feutre et de caoutchouc. Le papier d'emballage provient d'un rouleau : il est imprimé, coupé aux dimensions voulues et enroulé autour du fruit. Celui-ci est maintenu entre un sommier fixe garni de feutre et un piston en caoutchouc ; le papier est tortillé d’un seul mouvement autour de l'orange. I] y a ainsi économie de papier, et la machine est réglable pour toutes les grosseurs de fruits. Elle enveloppe 72 oranges par minute.

Citrus Bigaradia. - Le bigaradier est surtout multiplié par graine, et il sert, nous l’avons vu, de portegreffe aux autres Citrus ; les meilleures variétés de l'espèce sont elles-mêmes conservées et propagées par greffage sur franc de pied. On plante à trois mètres seulement, et on maintient bas, pour la cueillette des fleurs Ou des fruits. Les fleurs. qui sont grandes et d'odeur très suave, sont distillées en présence de l'eau. Le distillat est l'essence de néroli supérieure, de meilleure qualité que celle des fleurs de l'oranger doux ; ce qui teste est l’eau de fleurs d'oranger. L'essence de petit:

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grain est obtenue par distillation des feuilles, des ‘4 rameaux et des fruits non développés. Découpée en lanières qu’on sèche au soleil, l'écorce des fruits est É l'écorce d'oranges amères: 4

Citrus sinensis. —— Les chinois, très cultivés, sur Je littoral méditerranéen, aux environs de Savone, sont“ multipliés par graines ou par greffage Sur Île bigaradier. M On plante à 4 ou 5 mètres. Les fruits cueillis verts sont" confits au sucre, après qu'on a enlevé une partie de leur“ peau. Pour l'exportation au loin, ces fruits sont mis“ dans des tonneaux remplis d'eau de mer, où ils conser- & vent leur fraicheur. 3

Citrus nobilis. — Le mandarinier n'a été introduit en Ë Algérie que vers 1850, mais sa culture s’y étend rapide d ment. La région de Blidah notamment est bien connue“ comme un grand centre de production. On sème ou ON creffe, et, dans ce dernier cas, le porte-greffe est encoren surtout le bigaradier. On plante à 4 ou 5 mètres. Une“ mandarinerie est de rendement supérieur à une OTans gerie. D’après M. Trabut, 300 mandariniers par hectare rapportent en Algérie 500.600 fruits en certaines années

Pour l'exportation, chaque fruit est papilloté, et mis. en* caisses ou en caissettes. En Algérie, les caisses sont den 420 et les caissettes de 25. Du Natal on exporte vers l'An sieterre en caisses de 120 à 200, ou en baquets de 18 à 20, su en petites caissettes de 10 à 12. Les mandarines se conservent moins bien que les oranges, et du Natal il faut les transporter en chambres froides (2° à 3°), et nom simplement en chambres ventilées. 4

Citrus Limonum. — Moins exigeant que l'oranger au point de vue du sol, mais plus délicat au point de vue du climat, le citronnier, dans la région méditerranéenné. française, n’est largement cultivé qu autour de Menton ct de Cabbé-Roquebrune, où la production annuelle : est d'environ 30 millions de fruits. En Italie, on le trouve depuis la Ligurie jusqu'en Calabre et en Sicile, mais

dl LES FRUITS.

est surtout en ces deux dernières contrées que sa culture est de première importance. En 1907, la récolte y éiait de 7 milliards environ de fruits ; et, sur 9 millions “ie citronniers qu'il y aurait dans toute l'Italie, on en compterait 7? millions en Sicile, 1 million en Calabre, 00.000 à Sorrente. Palerme est la grande ville d'expor- “tation des citrons ; pour l'extraction de l'essence, jies contrées les plus importantes sont celles de l’Etna, de Messine, de Palerme et de Syracuse.

C'est d'Italie que proviennent actuellement les deux “liers environ des citrons néceSsaires aux besoins des Etats-Unis ; l’autre tiers est fourni par la Californie, où l'industrie agrumière s'étend chaque jour et espère dans “un avenir prochain suffire à la consommation améri- | Caine. Lh: x Ë Les citronniers sont semés ou surtout greffés, et, en ce dernier cas, soit sur le citronnier franc, soit sur le bbigaradier. On abrite ou non, suivant les conditions climatiques ; cette précaution est généralement inutile en

; ; Sicile — où les plantations s'étendent depuis la côte

ude de 450 mètres — et est, au contraire, jugée nécessaire dans la presqu'île de Sorrente.

É + On plante aux distances de 3,50 à 6 mètres. A.la Guadeloupe, les intervalles recommandés sont de 5 mètres : ce qui représente 500 pieds à l’hectare. La taille, dit M. Trabut, est plus utile que pour l'oranger, parce que, Fi l'arbre porte plus de fruits quand il est livré à luiméme, il ne faut pas oublier que ces fruits nombreux

sont aux extrémités de branches qui ploient ou qui cas-

| attachés à l'arbre.

t Dès cinq ans un citronnier est en plein rapport. En Sicile, chaque pied bien entretenu donne de 800 à 1200 fruits, et exceptionnellement jusqu'à 2000. L'arbre est

Sent. Par la taille, les fruits sont plus uniformes et mieux

jusqu'aux vallées et aux collines de l'intérieur à l'alti-

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née ; il y a cependant des Ras de fructification plus. 4 Ont (à partir d'octobre à Syracuse, et à partir de février à Sorrente) On appelle, en Italie, limoni les À citrons de la récolte principale, maggiolini ou biancuzz 4 ceux qui mûrissent en avril et mai, bastardi ceux de forme un peu irrégulière qui mürissent en août, et bas- 4 :a«rdoni ceux dont la maturité a lieu en septembre. Un bon ouvrier récolte 5000 citrons par jour. Contrai- À rement à ce que nous avons dit pour les oranges, ies citrons peuvent être cueillis encore verts, et leur maiu- « ration continue après la récolte.- En Californie, ces M citrons verts sont passés un à un contre une brosse mécanique molle, rapidement actionnée ; puis on les trie 4 suivant dimensions et on les laisse mürir pendant six L. semaines dans des hangars bien aérés. Quand ils commencent à jaunir, on les enveloppe chacun séparément 4 et on les emballe. Tout ce travail est fait par des hommes et des femmes dont les mains sont gantées de gants de laine pour éviter toute détérioration du fruit. Comme pour les oranges, l'enveloppage peut être effectué avec È ñes machines. En Sicile, il ne semble pas nécessaire de“ prendre les mêmes précautions de maturation et d'exsu-m dation en magasin qu’en Amérique. Presque aussitôt" qu'ils sont cueillis et triés, les fruits sont emballés dans des caisses qui en contiennent généralement de 300 à 600, et qui sont faites avec des planchettes provenant des 1 ktats-Unis. En Californie, les caisses sont d'une conte-s rance de 562 à 575. î Les produits dérivés de l'industrie citricole sont le jus. Ge citron, le citrate de chaux et l’acide citrique, et l'est sence de citron. À L'essence de citron est retirée directement des écorces. par des procédés que nous décrirons dans un autre cha pitre. | ; 1 Le jus de citron (lime juice) est obtenu en pressant des. citrons pelés puis coupés en deux ; la pulpe qui reste

. pulpe peu abondante. L'écorce est confite par tnase

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après cette première expression est mélangée avec des écorces hachées d’où l'essence a été retirée et de nou- “eau pressée. Ce suc filtré, qui sert de base à diverses boissons, est conservé en bouteilles pasteurisées. Mais

Sa conservation cst encore plus sûre s’il a été concentré

Sur le feu, de facon à être réduit au dixième de son volume primitif. C'est alors l'agric cotlo des Italiens, tandis que le jus non concentré est l’'agrio crudo. On lexpédie en fûts ou en bouteilles.

La préparation du citrate de chaux avec le jus est bien connue. Jus et citrate peuvent être, d’ailleurs, obtenu: «uSsi bien avec les limes acides qu'avec les citrons, el ces limes sont fréquemment employées en Amérique.

D'après certaines évaluations, 100000 citrons donneraient 305 kilos de citrate ; d'après d’autres, un baril de 1400 à 1500 citrons donnerait 35 à 40 litres de jus cru, qui ‘ournissent 3 à 4 kilos de citrate.

Par distillation, les feuil.es de citronnier, tout comme celies de mandarinier, de bergamotier et de limettier, donnent des essences de pelit-grain.

Gitrus Bergamia. — L'’essence de bergamote est retirée de l'écorce des fruits. On muitiplie l'arbre par boutures, ou par greffage sur bigaradier.

Gitrus medica. — Le cédratier serait indigène des vallées de l'Himalaya ; on le propage par boutures. Les fruits sont à écorce très épaisse, verruqueuse, et à ; on confit aussi le fruit entier.

Citrus decumana. = C'est le pamplemoussier, ou encore le pompoléon où shaddock. Ses fruits globuieux ctteignent la grosseur d’un melon. On en confit l'écorce comme celle des cédrats. Depuis une vingtaine d'années toutefois les Américains, par les semis et la culture, ont obtenu des variétés améliorées, qu'on appelle plus spécialement pomelus où grape-fruits. La pulpe en est bien encore souvent un peu amère, mais on masque celte

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amertume en découpant le fruit en tranches qu'on saupoudre fortement de sucre. re On greffe l'arbre sur bigaradier ; les espacements sont ceux de l'oranger. |

Citrus Japonica Thun. — Ce Citrus, que nous n’avons was cité dans notre précédent tableau, est du même croupe que le mandarinier ; ses fruits rappellent ies mandarines, mais sont plus petits. C’est le vangasay de Madagascar, le vangassaye de la Réunion, le kuif num et le uit tram des Annamites. C’est le Citrus maduensis de Loureiro.

Persea gratissima Gaert.

L'avocatier est vraisemblablemeni originaire du Mexique, d’où il se serait répandu peu à. peu, depuis les temps les plus reculés, dans les autres contrées de "Amérique centrale ; et ce serait l’ancien terme ahuacall qui aurait donné par altération le terme espagnol aguucate ou ahuacate, les noms brésiliens abacateiro et abacate, et les noms français avocaltier et avocal. Aux l'tats-Unis, on a adopté le nom d'avocado. La dénomination anglaise d'alligator pear fait allusion à la peau rugueuse des fruits de certaines variétés.

L'espèce n'est pas essentiellement tropicale ; on peut voir quelques avocatiers dont les fruits müûrissent dans les jardins d'Hyères. |

Ces fruits (fig. 27) sont des drupes à noyau mince, mais ferme. Suivant les variétés, la graine remplit où ne remplit pas ce noyau. La forme générale du. fruit est celle d’une poire, mais suivant les variétés encore il est certains petits caractères différenciels assez nets. Dans .& Trapp de Californie, la peau esi lisse et épaisse, et le M fruit, qui est ovoide, a, vers le pédoncule, Sa base très arrondie, : la graine est libre dans la cavité. Chez Je Louwler, la peau est encore lisse, et même brillante, mais : mince, la chair est butyreuse, et la graine n'est pas |

comprimée. Dans le Gañter, où la peau est aussi mince et lisse, cette peau n’est pas brillante, la chair est plus aqueuse que butyreuse, et la graine est ‘comprimée. Dans le Chappelow, la base du fruit n’est plus arrondie comme dans toutes les variétés précédentes, mais “ plutôt conique, et le fruit est un peu allongé comme une banane ; la peau est mince et là graine remplit la à cavité. Le Pollock, qui est à À ‘ peau épaisse et dure, et qui pèsé jusqu'à 1 kilo et demi, a la forme d'une boutéille avec un col allongé. Enfin la peau est rugucuse et ordinairemerit cpaisse dans le Miller, qui est à base arrondie, à couleur vert sombre, dans le Walker, qui csSt à base conique, et de 10 centimètres environ de longSueur, dans le Lyon, qui a 15 centinètrés de ‘iongueur, ‘ét dans le Rico, à couleur jaune

1 kilo. Le Rico a un col plus marqué que le Walker et que le Lyon, dont la base pédonculaire est Simplement conique.

Cerlains de ces caractères

Fig. 27. — Fruit ouvert NAN EURE d’avocatier. ont queique importance au

point de vue commercial, et il

est nécessaire d'en tenir compile dans l'exportation. On évitera, par exemple, d’ expédier — quelle que soit leur qualité — les fruits à peau mince, qui seraient facilé: ment meurtris, ou ceux en forme de bouteille, dont le col se brise trop facilement. Les meilleures variétés né « sont pas nécessairement, non plus, celles dont les fruits sont les pl us gros : et. les variétés à gros fruits étant

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