‹ Les cultures colonialesChapitre 38 sur 64 · MP RS FRUITS · texte numérisé non relu

MP RS FRUITS

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souvent, d'autre part, celles qui sont le moins produclives, il y a plutôt avantage à cultiver, parmi les bonnes sortes, celles qui produisent des fruits moyens, d’un poids de 450 à 600 grammes. De bonnes variétés d'exportation, à tous égards, sont, par exemple, le Lyon, le Walker et le Miller ; les Ganter, Chappelow, Fowler ei Blake conviennent plutôt pour la consommation locale. Le Walker et le Lyon sont très productifs.

À chair très butyreuse dans les bonnes variétés, l’avocat peut être mangé comme hors-d’'œuvre, à la façon du beurre, assaisonné avec du sel ; on peut en faire des sandwichs. On le consomme aussi en tranches, avec du sucre, arrosé, au besoin, de vin de Madère ou de kirsch, ou encore en salade avec du sel et du vinaigre, soit seul, soit accompagné de tomates ou de concombres. On peut également, par battage, transformer la pulpe en une sorte de crème.

L'arbre est souvent multiplié par graines, qui, aux Etats-Unis, sont semées en été et en automne, dès qu'el-

les ont été sorties des fruits On hâte leur germination

en les mettant pendant deux à quatre semaines dans du sable humide, d'où on les transporte, quand la plantule commence à s’allonger, dans des pots plus grands ou en pépinières. Plus tard on transplanté, lorsque les pieds ont environ 80 centimètres. Cette transplantation doit être faite par temps pluvieux, car il faut éviter le dessèchement des racines. À Honolulu, c’est généralement en novembre et décembre

Le bouturage ne donne ordinairement pas de bons résultats ; et la meilleure méthode de propagation est le greffage,. et en particulier l’écussonnage, qui, contrairement à ce qu'on à cru longtemps, est très facile s'il est pratiqué avec les: précautions voulues. On procède comme pour l'oranger, en prenant comme sujets des plants d’un an environ.

Lés francs de pied sont cspacés de 3 à 5 mètres, et les …

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pieds roftés É 6 RTE les premiers commencent à AD porter en général vers six ans, les seconds dès la troi- $ sième ou la quatrième année. Aux Hawaï, on admet 1 comme récolte moyenne 500 fruits par an, et exception- ‘4 nellement 800 à 1200. En Californie cependant M. Pope-

… noe dit qu’il n’est pas rare d'obtenir 000 à 1000 fruits sur les variétés à gros fruits, et jusqu'à 4000 sur celles

à petits fruits. Une plantation peut durer très longne, mais il vaut mieux F% renouveler vers la vingtcinquième année,

POUTA) exportation. qui doit être faite en chambres froides après réfrigération préalable, on enveloppe chaque fruit dans du papier fin, et on emballe en caissettes d’une . Où de deux douzaines. Les fruits doivent bien remplir k l'intérieur de ces caissettes, sans interposition de chif- fons dé papier. La température doit être un peu moins basse que celle qui convient pour les fruits des climats . tempérés ; une réfrigération trop forte et trop prolongée. à provoque le noircissement de la pulpe.

Mangifera indica Lin.

Comme tant d'autres fruits tropicaux, la mangue est inégalement ‘appréciée des Européens. On l'a dit plaisam- . ment : « Il y à ceux qui ne l’aiment pas parce qu'elle sent la LA 0 et ceux qui en arrivent à aimer la térébenthine parce qu'elle rappelle la mangue ». das | 1 vérité est que la mangue présente quelques défauts ‘QUI … ne plaisent pas à tous, surtout lorsqu'on la goûte pour. la première fois : elle a un très gros noyau, et sa chair, quelque peu fibreuse, sent en outre la térébenthine. Mais | 1 la vérité est aussi que ces défauts s atténuent beaucoup dans les variétés améliorées, conservées par la greffe: Le noyau se réduit, les fibres diminuent, et l'odeur térébenthineuse s’affaiblit ou même disparait. On apprécie

mi eux alors la pulpe juteuse, fine et parfumée. ps

une variété à l'autre, les fruits peuvent être très dit < d PE Den ER ee AE AP REP a mt, L

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