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APR GENE TORTUE IV AN SRE EU RTE

FEES ÉRULTS

180 à 240 grammes, très allongés, jaune citron, peu fibreux ; groupe Ananas, à fruits petits, orangé clair ou jaune citron, rayés de rose, fibreux comme le N° 11; groupe Bombay (Bombay, Mulgoba, Alphonse, Bennett. etc.), à fruits plus ou moins sphériques ; groupe Eléonore, voisin du précédent, mais à filaments fibreux plus gros (Eléonore, Abricot, etc.) : groupe Sandersha, qui ne Pr Comprend qu'une seule variété, celle de ce nom, à fruit M gros et allongé (parfois près de 1 kilo), jaune citron, avec | taches sombres, peu fibreux, à maturation tardive.

| Aux Antilles Françaises, la mangue divine est peu fibreuse, mais assez fortement térébenthinée ; peu fibreuse aussi est la mangue Freycinet.

Une manque Abricot analysée en Floride, et qui pesait Ê 266 grammes, était composée de 87,50 p. 100 de pulpe “ contenait 12,92 p. 100 de sucre.

Le plus souvent, les mangues, mûres et pelées, sont mangées comme les fruits ordinaires, par tranches ou macérées dans du vin ; on en fait aussi des marmelades en les aromatisant. Mais on peut également les faire cuire, ou les saler, ou les confire au vinaigre. Incomplètement mûres, elles rentrent dans la composition très complexe du chutney indien, en mélange avec du sucre, du poivre, du gingembre, des piments, du macis, des graines de moutarde, du tamarinier, etc. ; et c’est un condiment très apprécié. Avant maturité, on peut, en

on attribue des propriétés stomachiques. Bien mûres. elles peuvent donner, par distillation après fermentation, un alcoo! passable.

y Originaire de l’Inde et de Ceylan, le manguier ne sup- % porte pas le froid ; et une certaine somme de chaleur est | nécessaire pour que ses fruits mûrissent. On a essayé sans Succès de l’introduire aux COTES aux Canaries et 1 dans le sud de l'Italie.

râpant, lavant et tamisant, obtenir une fécule à laquelle:

Le sol de la plantation doit être profond, riche, assez

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humide et bien drainé ; on peut par l'irrigation remédier à linsuffisance des pluies. |

La multiplication est possible par semis ou par greffage. Le semis cest très fréquent : c'est le principal procédé encore usité, par exemple, en Californie. On casse .le noyau et on en sort la graine, qui germe alors plus rapidement. Ces graines ne se conservent guère plus d'un mois. En Californie, on les met dans des pots, en serre chaude. On: transplante au bout d’un an environ. Mais il est préférable, ici encore, de greffer ; et c’est la greffe par approche qui a toujours donné les meilleurs résultats. On se sert comme sujets de jeunes pieds obtenus de graines, et ayant au moins dix mois ; on approche les paniers dans lesquels ils ont été transplantés des branches des bonnes variétés qu’on veut creffer. Il importe de bien choisir les sujets, qui ne conviennent pas également pour toutes les variétés ; le N° 11 est, par exemple, excellent pour le Cambodiana. mais ne l’est pas autant pour le Pakiri et le Totafari.

Les espacements dépendent de la variété. On plante parfois à 6 mètres, mais ce sont des intervalles presque toujours trop faibles ; des distances de 12 à 15 mètres (parfois même, dit-on, de 18) sont souvent nécessaires.

Le rapport commence vers la cinquième année pour les francs de pied, et dès la deuxième ou troisième pour les greffes. |

Les fruits peuvent être cueillis avant maturité. Dans l'Inde, la récolte est faite quand la mangue a atteint une certaine grosseur mais est encore verte ; la maturation s'achève sur la paille, dans des Salles fermées.

Pour Fexportation, on enveloppe chaque fruit et on emballe dans des caisses à claire-voie, qu'on place en chambres froides. La mangue se conserverait plutôt mieux que l'avocat. Les caisses de Floride ont 60 centimètres de longueur sur 30 centimètres de largeur et autant de profondeur ; une cloison les divise intérieure

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ment en deux moitiés, dont chacune est à son tour subdivisée par deux planchettes ,en trois compartiments, et chaque compartiment reçoit huit fruits, placés de telle

. façon qu'ils ne puissent être ballottés.

Anacardium et Spondias.

Les Anacardium et les Spondias sont des Térébinthacées comme le manguier.

L'Anacardium occidentale Lin. (fig. 26), indigène en Amérique tropicale, est l’acajou à pomme des colonies françaises, le cajueiro du Brésil, le maranon de l'Amérique centrale, le mabida de Madagascar. Son véritable fruit, ou noix d’acajou, est un akène réniforme (castanha au Brésil) dont le péricarpe épais contient un liquide huileux caustique qui se colore à l’air et forme sur le linge des taches indélébiles ; la graine qu’il enveloppe, et qui est oléagineuse, est mangée crue ou grillée, et elle est de plus en plus exportée pour la confiserie. Mais la

partie qui vulgairement est plutôt considérée comme le

fruit, et qui est la pomme d'acajou (caju au Brésil), est, en réalité, le pédoncule de cet akène devenu charnu el succulent, et de la grosseur d'une poire. La chair en est juteuse, acide, acerbe avant maturité, seulement aigrelette à maturité complète. Après en avoir enlevé la peau,

on en fait des compotes. Le jus obtenu par pression, et

plus ou moins étendu d’eau, est un liquide rafraichissant, qui passe pour dépuratif. Au Brésil, on fait aussi avec ce pédoncule un vin d’acajou. Par distillation, on

prépare une éau-de-vie et un vinaigre de qualité

moyenne.

Le pommier d'acajou est très peu exigeant sur la nature du sol, mais un climat chaud lui est nécessaire.

Au Brésil il se plaît dans les terrains sablonneux du lit- . toral. On le sème sur place. | “ Le Semecarpus Anacardium Lin. fils (Anacardium … orientale Auct.).a une pomme qui a les mêmes propriétés

que la précédente, mais l'espèce est d’origine indienne. Parmi les Spondias, trois espèces surtout sont à men- : tionner. ay |

Le Spondias dulcis Forst. (Spondias cytherea Sonn.), 1 originaire de la Polynésie, d'où il s'est propagé dans #

Fig. 28.—Rameau avec fleurs et fruits d'Anacardium occidentale.

les autres pays tropicaux, est le vi ou evi de Tahiti, la pomme-cythère des colonies françaises, le caja manga du Brésil (où il est ainsi appelé parce que ses drupes, des la grosseur de citrons et disposées en grappes, ont la forme de petites mangues). La chair, de couleur jaunâtre: et fibreuse, est un peu térébenthinée, mais très par:

Gégr:

LES FRUITS

fumée let acide. Tout comme la mangue, la pomme-cythère

: est appréciée quand on y est habitué ; on la mange crue,

mais elle est surtout excellente pour les compotes et les

confitures. ÿ Le Spondius purpurea Lan. (Spondias Mombin Lin.), ‘

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Fig. 29. — Spondias purpurea. 0

d'origine ‘américaine, est aux Antilles Françaises le prunier d'Espagne, le prunier rouge, le mombin rouge, ELIAS A “aussi le prunier du Chili ; c'est le ciruelo de Costa-Rica. | i “Les fruits (fig. 29), plus petits que les précédents, sont | à “hovoïdes, pourpres, de saveur acidule, bons pour les confi- ‘4 tures et les marmelades. Al 1 | à

. Le Spondias lutea Lin. (Sp. Mombin ÉRA est un É ètre également originaire d'Amérique, mais a cependant 1 aussi en Afrique les apparences d’une plante spontanée. 4 Aux Antilles Françaises, c’est le mombin ou prune-Myrobolan ; en célonies anglaises, c’est le hog-plum ; au Bré-

Sil, c'est le taperyba, et aussi le cajazeiro, et le fruit est le cuja ; au Costa-Rica, c’est le j0bo. L'arbre est de plus grande taille que le précédent, à fleurs blanches et non « rouges, à fruits moins fortement ovoïdes (25 à 30 milli- | mètres sur 18 à 20, au lieu de 27 millimètres sur 9),

Jaunes. La chair est astringente et plus ou moins acidule, … excellente principalement pour la préparation de poissons rafraichissantes. :

Ces trois Spondias se multiplient facilement par boutu- ; rage. | | A Madagascar, on désigne parfois sous le nom de sakoa «

1G D ohdias dutsis. mais, en réalité, ce terme convient, ; plus spécialement à une autre Térébinthacée sauvage et. très commune dans l'Ouest, le Sclerocarya Caffra Sond.

L'abouguil d’Abyssinie est un Scledocarya du conti:

nent africain, le Scledocarya Birrea Hochst.

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Nephelium.

Les Nephelium sont des Sapindacées de l'Asie austro- orientale. Les trois espèces intéressantes comme arbres È fruitiers sont : le N. Litchi Camb., ou litchi ; le N. lappa- « ceum, où ramboutan, ou litchi NAN ÉtION Le È | gana Camb., ou longanier, ou œil de dragon.

La première espèce (fig. 30) est la plus connue ; ses 4 fruits desséchés sont vendus couramment à Marseille chez les marchands de produits exotiques. La partie comestible, comme dans les deux autres espèces, es à l’arille de la graine. É

Ces fruits du litchi (fig. 31) sont slobuleux où un péts 4 ovoïdes, de la grosseur d’une prune ; leur péricarpe | cab

LES FRUITS

crustacé et rouge, à surface tuberculeuse. L’arille est blanc, juteux et parfumé. Frais, il est délicieux; sa saveur ‘’affaiblit quelque peu dans les fruits que les Chinois xpédient en Europe après les avoir deséchés au four. Le ramboutan, d'origine plus méridionale que le lichti, r il est plutôt de la péninsule malaise que du sud de la hine, est à fruits un peu plus gros, mais moins appré-

Cliché Delyoue.

Fig. 30. — Nepelium Liülchi à Nampoa, près de Fort-Dauphin.

ciés ; leur surface est à tubercules plus longs, plus poin-

tus et plus mous (rambout, en malais, signifiant cheveux). L’arille, un peu ferme, est plus ou moins doux ou acide, suivant les variétés.

Dans le longanier, les fruits sont, au contraire, plus ER que ceux du litchi (12 à 18 millimètres, au lieu de 20 à: 25), et à :tubercules moins - prononcés. L'’arille, marqué, d’une tache au Lu Le mince, juteux et sucré, avec une-odeur un peu éthér | 1 Les litchis venus de graines ne rapportent que vers

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