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GIROFLIER

nales. Le calice et la corolle sont soudés basilairement avec les parois de l’ovaire en un long tube, rouge extérieurement. Les quatre lobes calicinaux sont triangulaires, épais, et persistants, également rouges; les quatre lobes

Fig. 18. — Rameau fleuri de giroflier.

corollaires sont orbiculaires, ponctués de blanc Jaunàtre. L'ovaire est infère et à deux loges.

Le fruit estune baie allongée rouge, surmontée des quatre lobes calicinaux charnus ; il contient une ou deux grosses graines ovoides, sans albumen, et à cotylédons un peu repliés.

L'arome diminue beaucoup après l'épanouissement floral ; et c’est pourquoi ce sont surtout les fleurs encore en bou-

ton qui, eueillies lorsqu'elles commencent à rougir, sont, après dessiccation, employées comme condiment et sont les clous de girofle du commerce. Ces clous contiennent, dans la proportion de 45 à 48 p. 100, l'essence de girofle,

Fig. 19. — Fleur et fruit de giroflier. a, bouton floral ; b, fleur ouverte; €, fleur dont les étamines ont été supprimées; d, fruit entier; e, fruit coupé longitudinalement; f, fruit coupé transversalement.

qui renferme 70 à 85 p. 100 d'eugénol et 2 à 3 p. 100 d'acéteugénol. Les pédicelles floraux, ou griffes de girofle, contiennent 5 à 6 p. 100 d'une essence moins fine. On récolte encore parfois, mais plus rarement, les fruits non complètement mürs, qui sont les anthofles, ou mères de girofles ; ces fruits, à pulpe aromatique, peuvent être confits.

Le giroflier se plait aux basses altitudes, en terrains argilo-sableux frais où l’eau ne stagne pas. Au Gabon, il réussit encore, dit M. Chevalier, dans des sols pauvres où ne poussent ni le cacaoyer ni le caféier.

Bien qu'on puisse multiplier par marcottes, le moyen le plus ordinaire de propagation est le semis.

Les graines doivent être très fraiches, car elles perdent très rapidement leurs facultés germinatives. A Zanzibar, les fruits cueillis mürs ou ramassés à terre sont mis pendant trois jours dans de l’eau fraiche, quotidiennement renouvelée. Leur pulpeest ainsi amollie, et il devient facile d'en dégager la graine, qui est alors enterrée à quelques centimètres de profondeur. Le terrain de la pépinière est tout d'abord abrité contre le soleil avec des feuilles de bananier ; mais ôn enlève celles-ci deux outrois semaines plus tard, quand la germination est commencée, et on les remplace par un petit toit formé de feuilles de palmier sèches, placé à un peu plus d'un mètre au-dessus du sol. A Ja fin de la seconde année, les arbres ont un mètre de hauteur environ; on les transplante à des intervalles de 9 mètres si la terre est bonne, et à 5°,50 à 7 mètres seulement si elle n'est que médiocre. 4 ou 5 ans plus tard, on obtient une première récolte ; les pieds ont à ce moment 6 à 8 mètres de hauteur.

La transplantation doit avoir lieu, comme toujours, au commencement de la saison pluvieuse. Il faut avoir grand

soin, pendant cette opération, de ne pas endommager les:

racines, qui sont très délicates et doivent donc être enlevéesavecuneMforte to EiLedertérre:

L'ombrage ne semble pas nécessaire à l'arbre bien développé, qui, après transplantation, a seulement besoin d’être protégé par des brise-vents.

La cueillette est opérée quand les boutons commencent à prendre une teinte rosée. À Zanzibar, elle a lieu de la fin de septembre jusqu'à mars. Le récolteur monte dans

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