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CAMPHRIER

et d’une plus ou moins grande quantité de camphre solide, s'étale à la surface de l’eau. Toutes les 24 heures, les copeaux sont renouvelés par la partie supérieure du tronc de cône, qu’on referme ensuité. L'appareil tel que nous venons de le décrire permet de traiter quotidiennement 181 kilos environ de copeaux, donnant 3“, 90 de camphre brut. Au bout de 10 joùrs, on laisse refroidir pendant 2% heures, et le camphre, qui devra ensuite être raffiné, est retiré des caisses.

Souvent les camphriers ne sont pas immédiatement abattus ; les copeaux, au fur et à mesure des besoins, sont détachés sur l’arbre laissé sur pied, et ce n'est qu'ultérieurement que le tronc s’abat de lui-même et qu'on en utilise toutes les parties restantes.

Les rendements de la distillation en huile et en camphre sont très variables à la fois suivant le soin apporté à l’opération, suivant le temps qui s’est écoulé entre cette opération et la coupe, et aussi suivant les parties de l’arbre employées. Alors que, en général, on n'obtient guère, au total, plus de 2 p. 100 de l'ensemble de ces parties, M. Moriya dit que, en opérant avec soin, on peut retirer en camphre : des petites branches, 2,21 ; des branches ordinaires, 2,70; de la partie supérieure du tronc, 3,84; de la partie mférieure, 4,23 ; de la partie supérieure de la souche, 5,49 ; de la partie inférieure de cette souche, 5,74 ; des racines, 4,46. Soit donc une moyenne d'ensemble de 4,22 p. 100.

Mais il est admis à Formose que le bois n’est riche en camphre que si l'arbre a déjà atteint un certain âge, et on ne cherche à exploiter que des’ pieds d’au moins 50 ans. Il - est évident dès lors que ces conditions ne conviennent plus lorsqu'il s’agit de plantations, car on n’entretiendra pas des arbres pendant un demi-siècle pour ne se livrer qu'au bout de ce temps à une première exploitation qui sera ladernière. Le camphre de plantation devra, par conséquent, être retiré des feuilles et des jeunes rameaux, dont le rendement

moyen, d'après des observations diverses, serait compris entre 4 et 1,50 p. 100, les rameaux lignifiés fournissant des rendements plus faibles.

Une objection a bien été faite : les camphriers résistentils à un effeuillage annuel? En dépit de quelques appréciations pessimistes, cet effeuillage, s’il est opéré méthodiquement, serait sans aucun inconvénient pour la vie de l’arbre. M. lommel, qui a fait des essais à la Station d’Amani, en Afrique Orientale Allemande, est même très précis : on doit couper un tiers de la frondaison, et, après la saison pluvieuse suivante, les arbres sont en état de subir un nouveau traitement analogue. Les individus sur lesquels M. Lommel à expérimenté étaient âgés de 3 ans 1/2 et de 4 ans 1/2.

Aux Etats-Unis, où nous avons vu qu’on propose de tailler bas, pour faciliter la cueillette, on estime qu’une première récolte peut être faite la cinquième ou la sixième année après le semis. La taille doit être pratiquée à la fin de chaque saison de croissance, car la quantité de camphre contenue dans les feuilles et les petites branches augmente à mesure que les feuilles approchent de la maturité. La taille accroît, d'ailleurs, le rendement ; l’insolation l’augmente également. Des haies de camphriers plantés à 4",50 sur 14%,80, et ayant une hauteur de 2",50, donneraient en deux coupes un total de 20 tonnes de matière première verte, par an et par hectare, soit de 200 à 295 kilos de cam-phre marchand.

Dans les États Fédérés Malais, M. Eaton conseille de commencer la taille à 3 ans ; on peut alors obtenir environ 12 tonnes par hectare en une seule coupe, soit 36 tonnes par an en trois tailles. Aux coupes suivantes, le rendement

en matière première sera moindre, mais correspondra à:

peu près à la même quantité de camphre, car ces coupes consisterontprincipalement en feuilles. En calculant d’après

ces seules feuilles, on établit qu'un hectare de camphriérs

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