‹ (Les) Cultures industrielles en AlgérieChapitre 4 sur 26 · CAROUBES CAROUBES CAROUBES · texte numérisé non relu

CAROUBES CAROUBES CAROUBES

ÉLÉMENTS DOSÉS sèches sèches fraîches

— sans graines avec graines avec graines

Eau 0/0 1.40 i 00 13.00

Matières azotées. ..... 2.10 2.50 2.30

Azote corresp. . (0.332) (0.40} (0.35)

Saccharose '. 21.46 19.00 16.69

Glucose 19.62 17.00 14.94

Amidon 4.60 9.60 8.43

Cellulose 19.50 23.40 20.58

Matières grasses . 25 . 50 0.44,

Matières extratives . . .

Indéterminées 31 . 07 27 . 00 23 . 74

On remarquera la quantité totale de sucre contenue dans 100 kilos de fruits — 41 p. 100 — dont on peut faire au moins 20 litres d'alcool absolu.

Mais cet alcool a une odeur aromatique particulière

que certaines méthodes pourraient peut-être atténuer, notamment le séchage méthodique des fruits pour les soustraire à une première fermentation.

La caroube a un rôle alimentaire précieux pour l'alimentation du bétail, mais l'industrie ne s'est pas encore assez préoccupée de cette richesse saccharine.

Malheureusement le nombre des caroubiers est relativement restreint et la caroube manque souvent sur les marchés.

Figuier de Barbarie {Opuntia Ficus indica). — Les fruits de cette grande Cactée épineuse ou inerme, mûrissent en plein été, fin juillet et courant d'août. La pulpe contient beaucoup de pépins, mais aussi, en pleine naturité, un jus très sucré. M. Balland a trouvé 128 grammes de sucre par litre de jus.

On retire de ce fruit un alcool délicat, mais ce n'est pas une opération économique : la cueillette est chère et il est difficile de se procurer une certaine quantité de figues en une seule fois.

D'autre part, le Figuier de Barbarie est devenu fort rare depuis quelques années et sa fructification ne serait pas de nature à alimenter la plus petite industrie.

Sorgho sucré (Sorghum saccharatum). — Il y a environ 40 ans, le Sorgho comraançait à prendre une part assez importante dans l'agriculture des plaines. Traité au point de vue sucrier, le Sorgho exigeait une culture soignée dans des terres alluvionnaires de première qualité, puis des irrigations.

On estimait à environ 80.000 kilos le poids brut de tiges récoltées dans un hectare de bonne culture.

L'analyse du jus sucré de ces tiges, #n culture expérimentale, permet d'établir ainsi la moyenne de la teneur en sucre du Sorgho sucré :

Saccharose. . 12 p. 100

Glucose 2p. 100

La proportion de sucre cristalisable peut être évaluée à 7 p. Ï00.

Mais ces résultats sont extrêmement variables à cause de la dégénérescence rapide de la variété de Sorgho à sucre qui exige le renouvellement constant de la semence, puis la nature des terrains plus au moins ohlorurés agit sur la quantité de sucre crislaJ^able à retirer d'un hectare de Sorgho.

L Cette question abandonnée depuis longtemps semble sans avenir.

PLANTES CEREAUFERES

Distillerie et féeulerle

L'Algérie est un pays d'exportation de céréales et d'autre part ces dernières sont la principale base d'alimentation de la population indigène.

Le marché algérien des céréales est sous la dépendance des cours européens, de Marseille ou de Dunkerque, qui se maintiennent à un chiffre assez élevé pour que l'industrie n'ait aucun intérêt à transformer les grains en alcool : on sait qu'en dehors d'autres difficultés économiques, la législation spéciale crée un obstacle insurmontable à la distillerie.

Les blés durs de l'Algérie sont très riches en gluten : les fabriques de pâtes alimentaires les apprécient et la semoulerie les considère comme un élément de première qualité.

L'orge plus cultivée que le blé par les indigènes parce qu'elle sert à leur alimentation et à celle du bétail, est un article important d'exportation, notamment pour les brasseries du Nord de la France qui recherchent les qualités à grains pleins et de belle couleur claire.

Le Maïs a une culture très limitée : c'est un article d'e'xportation. Le Bechna et les Fèves servent à la consommation locale, ces dernières graines sont l'objet de quelques exportations.

En résumé les céréales n'ont aucune place indiquée dans l'industrie algérienne, de la distillerie et de la

féculerie, sauf les blés durs utilisés en partie pour la fabrication des pâtes alimentaires.

L'exportation des céréales constitue un commerce relativement considérable auquel l'indigène contribue pour la plus large part. Bn effet, la moyenne annuelle des exportations des grains, blé, orge, maïs, etc,, peut-être évaluée à près de deux millions de quintaux métriques.

La récolte oscille entre 13 millions et 20 millions de quintaux suivant les années.

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