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Weir Mitchell, mais on sait combien ces cures sont pénibles pour le malade et par le fait même, souvent mal acceptées.
D'ailleurs de nos jours, la variété dans le choix des navires ne permet-elle pas de réaliser toute la gamme dans cet isolement et ce repos ? Si le cargo qui ne prend qu’un nombre restreint de passagers, offre au malade une solitude presque absolue, sur nos grands paquebots modernes, au contraire, la vie est des plus agréable, les compagnies de navigation cherchant de plus en plus à satisfaire les passagers, en les aidant à échapper à la monotonie des longs jours passés entre ciel et eau.
Ainsi on ne pourra que recommander vivement ces voyages en mer, aux surmenés, aux déprimés, aux nerveux, non pas aux nerveux par nature qui bénéficieraient davantage d’un séjour à la montagne, mais à ces sujets irrités à la suite de dépression physique ou morale, de chagrin ou seulement de surmenage.
Loin des bruits de la cité, du tourbillon des affaires, loin des téléphones et des autobus, loin des ennemis, des amis même, ces séjours ne pourront être que fortement recommandés à tous ceux qui, de plus en plus nombreux, souffrent de ces troubles nerveux inhérents à l’homme d’aujourd’hui, par suite des exigences croissantes de sa vie de société et de travail.
« Il arrive souvent, écrivait avant la guerre le Dr H. Weber, médecin bien connu à Londres, qu’un voyage en mer relève à tel point la disposition générale du corps et de l’esprit, que bien des gens se voient à même de reprendre les devoirs d’une position et une activité cou-
tumière qu’ils s'étaient vus forcés d’interrompre, par
suite de circonstances de famille, déprimantes et désagrégeantes aussi. »
Inversement rien n’égale un séjour en mer comme préparation à une période éventuelle de surmenage, soit physique, soit intellectuelle, en raison de la situation optima dans laquelle il met l’organisme (R. Bernard).
Nous avons vu d’autre part qu’en plus de cette action sédative, le climat marin du large possède au plus haut degré les qualités toniques et vivifiantes de celui du littoral. En mer, les phénomènes vitaux sont considérablement augmentés; ils entraînent un accroissement des moyens de défense de l’organisme, qui se débarrasse plus rapidement des produits nuisibles; l’appétit est accru, la nutrition améliorée, un sommeil profond et réparateur toujours observé (Dr Loir).
Aussi ces cures héliomarines constituent-elles une thérapeutique excellente pour les convalescents, le plus souvent épuisés par de longues maladies (maladies infectieuses surtout); ces sujets en retireront des bénéfices importants.
Nulle part ailleurs, leur organisme affaibli, ne se reposera plus rapidement que sous l'influence tonique de l’atmosphère du large.
Pour les anémiques, les sujets atteints de chlorose, de pâleur, les avantages sont incontestables.
Une observation clinique, particulièrement convaincante, est rapportée par MM. Porcheron, médecin des hôpitaux du Havre, et Daufresne, Dr en pharmacie au Havre.