‹ Les cures hélio-marines par les voyages en merChapitre 14 sur 27 · HR AR TE · texte numérisé non relu

HR AR TE

< Le médecin, dit Marion, doit surtout engager le malade à se distraire, à ne plus penser à son urétrite. »

Enfin les sujets atteints d’affection oto-rhino-laryngologiques peuvent également retirèr des avantages incontestables de ces séjours en mer.

Grâce au repos, à l’héliothérapie, à l’aération absolument aseptique, exempte à la fois de tous germes et de toutes poussières, le Dr Neveu pense que l’on pourrait faire bénéficier des voyages au large (après avoir, bien entendu posé comme contre-indications formelles, les suppurations aiguës de la caisse, de l'oreille et des Sinus) :

1° Les rhinites chroniques, atrophiques ou non. Le coup d’air marin, précise-t-il, apprendrait aux porteurs de ces affections, ce qui leur manque surtout : savoir respirer.

2° Les névrosés et les hyperesthésiés de la pituitaire (l'asthme des foins avons-nous dit, est enrayé au large).

3° Les opérés des fosses nasales, les vieux catharres du cavum, ainsi que les catarrhes laryngo-trachéaux.

Le larynx prétuberculeux.

Ajoutons enfin que la cure de silence, si utile dans plusieurs de ces affections, est plus facile à réaliser à bord d’un navire que partout ailleurs.

Mais il est bien évident que ces voyages en mer ne sauraient convenir à tous les individus, ainsi qu’à tous les états.

L'ampleur et la puissance d'action sur l'organisme de ces cures marines déterminant encore certains phé-

nomènes secondaires, sans importance ou même utiles

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pour les malades dont nous avons parlé, sont une cause de contre-indication formelle pour d’autres.

Dès les premiers jours d'embarquement, l’air pur et vif du large, provoque un appétit féroce chez tous les. passagers. Cette polyphagie, entraînant une augmentation considérable des « ingesta », survient au moment même où les besoins de l’organisme sont moins importants, du fait de la vie sédentaire et du peu d’exercice en mer. |

Au point de vue physiologique, en plus de la surcharge que subit l’appareil digestif, risquent de survenir des troubles en rapport avec l'insuffisance de l’élimination.

Ainsi s'explique la fréquence en mer, des maladies dites diathésiques : goutte, obésité, oxalémie, lithiase biliaire, gravelle...

Chez les goutteux, en particulier, les attaques sont beaucoup plus nombreuses.

Les maladies chroniques de l’estomac et de l'intestin s’aggravent : sans doute à cause de l’hyperactivité résultant pour tout l’appareil digestif.

Les hémorroïdaux supportent mal ces voyages en mer, les hépatiques aussi pour des raisons identiques.

On les interdira également aux cardiaques et aux artério-scléreux.

« On constate en mer, écrit Moltchanoff, une légère modification du côté de la tension sanguine : les mouvements du cœur sont plutôt ralentis et le pouls est un peu petit. »

Il en résulte une congestion passive dans tous les

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