‹ Les cures hélio-marines par les voyages en merChapitre 19 sur 27 · NET PE · texte numérisé non relu

NET PE

organiques de produits d’excrétion, et de germes de toutes espèces.

Autant d'éléments nuisibles pour le poumon sain et qui sont mortels pour le poumon malade. (On sait que le bacille de Koch livré à lui-même et à ses seules forces, est relativement moins dangereux que lorsqu'il est associé à d’autres microbes : staphylocoques, steptocoques, pneumocoques, en compagnie desquels il acquiert une virulence beaucoup plus considérable).

L’air doit être aussi riche que possible en oxygène : les effets des stations de cure sont d’autant plus rapides que l’air contient plus d’oxygène.

Si les organismes sains peuvent résister pendant quelque temps à un air pauvre en oxygène, les tuberculeux, dont le sang est déjà appauvri, dont les combustions sont ralenties et dont la nutrition se fait mal, ont besoin de tout l’oxygène disponible; grâce à lui, les matériaux alimentaires sont mieux décomposés par suite et mieux assimilés.

D'autre part, si la température importe peu, la tuberculose se développant sur toute la surface du globe, aussi bien chez les Nordiques que chez les Méridionaux (la température moyenne étant toutefois la mieux supportée des malades) l'instabilité thermique, les brusques transitions constituent des facteurs préjudiciables entre tous.

De même, si le degré de pression atmosphérique importe peu, il convient surtout de préserver les tuberculeux pulmonaires de ses oscillations rapides et fréquentes:

S'il faut également éviter les régions brumeuses, à

Page 1