DÉS
connexion avec le labyrinthe par l'intermédiaire des noyaux des 3°, 4°, 5° et 6° paires.
D’autres voyaient dans cette affection un trouble du sens musculaire et proposaient un traitement par la rééducation de ce sens.
Parmi les nombreux facteurs invoqués, nous ne ferons que citer : la commotion cérébrale, l’ébranlement du liquide céphalo-rachidien, l’anémie encéphalique, le ballotement du cerveau dans la boîte cranienne, le choc splanchnique.
« Toutes ces théories pathogéniques, écrit le Dr Bohec, médecin-chef de Normandie, dans son mémoire sur le mal de mer, se réduisent en dernière anlyse à une excitation anormale du système neuro-végétatif, et en particulier du pneumogastrique. »
« Le metteur en scène est sans conteste le mouvement très complexe du navire, surtout le tangage, qui semble être le mouvement le plus vertigineux, dans l’arrêt soudain et inattendu, et le changement de direction du navire. »
Ces oscillations font subir à l’organisme des variations insolites et anormales de la pesanteur, en direction et en intensité; et ces modifications de la pesanteur dans la genèse du mal de mer, sont des facteurs physiques et énergétiques qui réalisent une sorte de rupture de l’état d'équilibre colloïdal, plus ou moins labile de l’organisme.
Et le Dr Bohec de conclure : « Le mal de mer est, au point de vue phisiologique, quelque chose de plus qu’un simple réflexe de défense, mais comme la signature
d’une crise aiguë d’hypervagotonie centrale et comme
le signal d’alarme d’un déséquilibre vago-sympathique.
Que proposer alors comme thérapeutique ?
Dans l’antiquité, il n’en était guère question; on considérait le mal de mer non pas comme une maladie à combattre, mais comme un auxiliaire précieux dans la cure des maladies.
Plus près de nous, les Anglais ne s’en sont guère préoccupés que ces dernières années. Bien qu'ils n’en soient pas exempts, ils le dédaignent et ne l’avouent jamais. Aussi sont-ils devenus les plus grands voyageurs et les plus audacieux colonisateurs du monde.
Aucune panacée thérapeutique n’existe contre le mal de mer. Certes les prescriptions pathogéniques, belladone et son alcaloïde l’atropine, la scopolamine, l’hyosciamine, la morphine, sont des éléments calmant l’état vagotonique du sujet; mais pour les prescrire, l'observation personnelle du médecin est absolument nécessaire, afin de classer les malades suivant l’état de leur système neuro-végétatif et endocrinien ainsi qué leur tension artérielle.
Ce qui est essentiel et le plus efficace, c’est d’obtenir lamarinage, cette habitude, cette accoutumance qu’acquièrent plus ou moins vite les marins professionnels -et même les passagers habitués aux voyages en mer.
D'autre part on sait que la cause efficiente déclenchant cette naupathie, réside dans les mouvements du bâtiment : il n’y a pas de mal de mer sans oscillations du navire.
Actuellement, nos grands paquebots, construits suivant les techniques modernes, sont les maîtres de la mer
et par leur structure préservent leurs passagers de ce