‹ Les cures hélio-marines par les voyages en merChapitre 8 sur 27 · NS · texte numérisé non relu

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une chute brusque de la température, de la pression barométrique, et s’accompagnent d’un vent violent.

En réalité, ils ne sont nullement une contre-indication aux cures de pleine mer, du fait de leur rareté et de leur localisation.

En outre, ils ne se produisent qu’à certaines périodes de l’année, et de nos jours, grâce aux stations météorologiques et à la télégraphie sans fil, ils peuvent être décelés de nombreuses heures à l’avance, donc aisément évités par les navires.

Ainsi, l’exposé des qualités du climat de haute mer nous permettra d'apprécier les résultats thérapeutiques que nous sommes en droit d'attendre de ces cures marines.

Action tonique certaine sur l’organisme exercée par l'air pur et vivifiant du large, action sédative, non moins évidente du fait de la régularité et de l’équilibre des facteurs climatiques.

Et c’est pourquoi ces cures en haute mer, toniques par excellence, réveillant et stimulant l’organisme affaibli, excitant toutes les fonctions, permettront aux malades de bénéficier avec plus d’ampleur de tous les avantages des climats toniques (bords de mer et haute montagne), tout en évitant leurs inconvénients.

En plus les malades bénéficieront de l’action sédative du large, action plus puissante encore que celle exercée

par les climats continentaux (campagne, forêt ou plaine).

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L'Héliothérapie marine

Si l’intérêt de la cure d’air est considérable en pleine mer, la cure solaire présente une importance au moins égale.

Dès la plus haute antiquité, l’action de la lumière solaire sur l’organisme était déjà très recherchée. Il en était ainsi chez les Egyptiens, les Assyriens, les Grecs et les Romains.

L'histoire nous rapporte que Pline l'Ancien, par nature très adipeux, avait coutume de s’exposer au soleil après le repas de midi dans le but de se bien porer.

Au 1v° siècle de notre ère, le médecin Antillus, thérapeute génial, énumérait les maladies dans lesquelles l’irradiation solaire pouvait être utile et déjà il en préconisait l’emploi.

Après une période de silence et d’oubli, c’est-à-dire durant tout le Moyen Age, des biologistes français, Cauvin en 1815, Girard et Hauterive en 1819, furent les premiers à mettre nettement en évidence l’action de J’héliothérapie.

Puis apparurent les ouvrages des médecins tels que Bickli, Bernhardt et Rollier en Suisse qui confirmèrent

les faits précédents.

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