SCÈNE DIX-HUITIÈME
MADAME DE LAUWEREINS.
Comme c’est ça, mon Dieu !
Comme c’est cela donc, comme c’est bien celai (Eaire Franciau, apporUDt le thé.)
FRANCINE
Voici le thé, madame, le thé, le rhum, et les cigarettes. . .
LA COMTESSE
Mets donc cela ici, petite, et va-t’en. (Francine sort.) EsUce que vous voulez du thé, dites-moi. Bébé?
MADAME DE LAUWEREINS.
Oui, Fanny, donnez-moi...
LA COMTESSE
Avec du rhum?...
MADAME DE LAUWEREINS.
Avec du rhum, pas beaucoup! (Elle allnme sa cigarette.)
LA COMTESSE
Presque pas. (Elle sert le vicomte, puis regarde madame de Lanvrereins.) Mais qu’est-ce que vous faites, je vous prie ? comme vous êtes drôle, vous ne savez pas fumer!
MADAME DE LAUWEREINS.
Je ne sais pas...
LA COMTESSE
Je vous assure... (Elle allnme sa cigarette.) Regardez-moi, vous voyez...
MADAME DE LAUWEREINS.
Si elle croit que j’ai été dressée comme elle. (Elle tons.e irùslégèrement.)
LA COMTESSE, à Alexandre.
Pauvre Bébé! Elle ne sait donc pas fumer du tout...
ALEXANDRE
Le fait est que je la croyais plus forte...
MADAME DE LAUWEREINS.
Ça viendra, ça viendra.
LA COMTESSE, à Alexandre.
Et VOUS donc, est-ce que vous voulez un cigare, Alexandre, un gros cigare ?
ALEXANDRE
Merci bien ! moi, je ne fume jamais.
LA COMTESSE
La fumée ne vous gêne pas au moins, je vous prie.
ALEXANDRE
Pas du tout, les femmes m’ont habitué...
LA COMTESSE
A la bonne heure.
ALEXANDRE
Je suis ravi I moi, je suis ravi! (ll lonsse comme un enragé an milieu des deux femmes qui fument tout en toussant ; il embrasse la main de madame de Lanvereins.)
MADAME DE LAUWEREINS, se levant.
Eh bien ! Alexandre, qu’est-ce que vous faites.
ALEXANDRE
Je VOUS déguise.
MADAME DE LAUWEREINS.
Vous me déguisez trop.
ALEXANDRE
Oh ! oh! Bébé ! C’est du régent, ce mot-là.
LA COMTESSE
Mais venez donc un peu, Alexandre... Vous voulez bien, Bébé, me prêter Alexandre un moment, que je lui dise un mot.