SCÈNE DIX-HÜITIÈME
MADAME DE LAUWBREINS.
Comment donc, Faony, je n’ai pas le droit de m’y opposer. (Elle remonte.)
LA COMTESSE
Qu’est-ce qu’elle va faire de drôle, Patapouf ?
ALEXANDRE
Ce qu’elle va faire de drôle ?
LA COMTESSE
Quand vous m’avez proposé de l’amener, vous m’avez dit que c’était pour m’amuser *.
ALEXANDRE
C’est vrai, qu’est-ce qu’elle pourrait bien faire? Ah! elle chante très-bien : « Rien n'est sacré pour un sapeur. » Est-ce que vous connaissez ?
LA COMTESSE
Pas du tout.
ALEXANDRE
Le v’ià qui lich' toute la bouteille...
Rien n'est sacré...
Patapouf chante ça divinement ; elle a une note à la fin...
LA COMTESSE
Demandez-lui donc de chanter.
ALEXANDRE
Impossible aujourd’hui. Elle n’est paè en voix, elle a passé la nuit au bal des canotiers.
< LA COMTESSE
Au bal des canotiers 1 Qu’est-ce que cela ?
ALEXANDRE
Il y en a un toutes les semaines; je vous y mènerai, si vous voulez.
* Alexandre, la Comlesse, madame de Lauwereins.
LA COMTESSE
Hein? (En riant.) Ah 1 oui, je veux bien. (Alexandre va & madame de Lanwereing *.)
MADAME DE LAUWEREINS.
Qu’est-ce qu’elle vous a demandé ?
ALEXANDRE
OÙ je vous avais rencontré pour la première fois.
MADAME DE LAUWEREINS.
Et vous lui avez répondu ?
ALEXANDRE
Que c’était à l’Âlcazar.
MADAME DE LAUWEREINS.
Par exemple...
ALEXANDRE
Je ne pouvais pas dire que c’était à l’ambassade d’Angleterre.
MADAME DE LAUWEREINS.
A la bonne heure 1 Mais est-ce qu’elle ne va pas faire quelque chose qui me fera rire ?. . ,
ALEXANDRE
Ah! vous avez envie...
Dam 1 je présume que si vous m’avez amenée ici... Est-ce qu’elle ne sait rien faire, cette femme qui arrive d’Écosse ?
ALEXANDRE
Si fait, si fait.
MADAME DE LAUWEREINS.
Quoi donc ?
ALEXANDRE
Elle danse la gigue d’une façon merveilleuse.
* La Coiiilegse, Alexandre, madame de Lauwci'Ciiis.