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MONTAGNES ET FLEUVES

Les chaînes de montagnes connues sont : • Le grand et le petit Atlas, le premier se dirigeant vers le sud, et le second vers la côte occidentale ;

La chaîne libyque à l'ouest de l'Egypte,

Et la chaîne arabique ou Makattan, à l'est, qui enferment le pays des Pharaons et vont, vers le sud, se joindre :

Au Giebb-el-Heik-el-Masur — montagne du Temple peint;

Gebb-el-Addehcb, — mont d'Or,

Et Giebb-el-Komr — montagne de la Lune, dont on place le pic principal sous le 50* degré de longitude.

Viennent ensuite les chaînes de Lupata et Spina-Mundi, qui s'étendent du nord au sud en suivant la côte orientale.

Tout-à-fait au sud se trouvent les montagnes de Neige, de Magacega ou de Glace, du Chariot, de Nicuweveld, deKoper, indiquées pour la première fois par Palterson et Gordon; et de Zawartc, qui, toutes, s'étendent plus ou moins vers le cap de Bonne-Espérance, où Ton remarque surtout le pic de Gardafui.

Le Nil, -ce roi des ileuves, si célèbre dans l'histoire ancienne et la moderne, doit le premier fixer l'attention. Le bras occidental, nommé Bahr-el-Abiad, — fleuve Blanc, formé de plusieurs sources sorties des montagnes de la Lune, se réunit à Golfeïa, au nord de Schillouch, au Bahr-el-Azreck, fleuve Bleu, qui sort du pays des Agous. Ces deux bras réunis coulent ensuite, en formant plusieurs cataractes, depuis le 16" degré de longitude jusqu'au SO'^ à Battou-el-Bakara, où ils se séparent de nouveau en deux bras, dont l'un se dirige vers le nord-ouest, et se jette dans la Méditerranée, près de Rosette, tandis que le second, beaucoup plus considérable, va rejoindre la mer à Damiette.

Sur la route qu'il parcourt, le Nil traverse la Nubie, et entre ensuite dans l'Egypte, qu'il féconde.

Le Sénégal prend sa source dans le plateau élevé de Madingo, reçoit le Bafing, fleuve Noir, le Kokora, fleuve du Danger, et le Falémé, fleuve d'Or, se dirige vers le nord-ouest à travers de nombreux torrents, et se sépare en plusieurs bras, dont le plus considérable circule vers l'ouest jusqu'à Sérimpate, où il tourne brusquement vers le sud, et va se jeter dans l'Océan, près de Saint-Louis.

La Gambie, dont Mungo-Park place la source à vingt milles de celle du Sénégal, à Pincoi, ce qui fut confirmé à Afezlius par les habitants de la côte de Sierra-Leone, traverse Médina et plusieurs autres villes, au milieu des collines peu élevées couronnées de hautes forêts, puis descend dans une immense et fertile plaine, au milieu de laquelle est élevée la factorerie anglaise Pisania, et va se jeter dans l'océan Atlantique au-dessous du fort Saint-James, où elle acquiert une largeur de six lieues.

Le Rio-Grande prend sa source sur le plateau de Fallan, dans le royaume de Trembo, et se précipite, sous le nom de Dungo, ou Donso, Donzo d'après Golberry, en bruyantes cascades, à travers les montagnes des frontières de Sierra-Leone, dans le même océan Atlantique.

Le Niger, ou Djoliba, c'est-à-dire le grand Fleuve, que les Nègres

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nomment aussi Quora, qu'Hérodote, il y a deux mille ans, signalait déjà comme coulant de Touest à l'est, et dont on a plus tard nié l'existence , prend sa- source, d'après Mungo-Park, dans les environs de Sankari, au sud du plateau de Madingo, sous le IP degré de latitude nord, à peu près à la même hauteur que le Nil.

La source et l'embouchure de ce fleuve étaient restées inconnues, même après que l'infortuné Mungo-Park, le premier qui ait découvert . le Niger, eût, pour la seconde fois, en 1805, reconnu une partie de son cours. Ce fut aussi en 1830 seulement, que les deux frères John et Richard Lander, dont le second avait été au service de Clapperton dans son voyage en Afrique de 182S à 1828, réussirent à descendre ce fleuve jusqu'à son embouchure dans le golfe de Bénin. Déjà, en 1802, Richard Lander avait soupçonné cette embouchure du Niger, et Denham et Clapperton, d'après leurs renseignements et les rapports unanimes des habitants de ces contrées, avaient pensé que le fleuve qui passait à Tombouctou, le Djoliba, coulait ensuite au sud-est de cette ville, vers Niffe, puis vers le sud et le sud-ouest, et venait enfin se jeter dans le golfe de Bénin.

On présume que le Zaïre sort du lac Aquilunda, au sud de l'Equateur, sous le nom de Barbola, et que se réunissant ensuite au Bambré et au Bancaor, il forme la cataracte de Sundi , et va, sous le nom de Congo, se jeter dans la mer d'Ethiopie.

En descendant vers le sud, on trouve le Coanza, qui vient aussi, de l'intérieur des terres, se perdre dans la même mer d'Ethiopie.

Le plus grand des fleuves de l'Afrique méridionale est le majestueux Orange, à peine connu depuis cinquante ans. Gordon le découvrit le premier en 1777. Plus tard, Patterson, Truter, Somraerville, Lichtenstein, Campbelle et Thompson ont successivement exploré son cours. Il prend sa source à l'extrémité orientale de la haute chaîne de Bosjesmans, sur le sommet encore inconnu du plateau élevé, au nord des montagnes de Neige, qui sépare la Cafrerie des monts Bosjesmans , et qui renferme sans doute de nombreux pics. Quatre bras, sortant de quatre sources diflérentes et coulant de l'est à l'ouest, se réunissent au-dessous de l'Algoabai pour former l'Orange, qui est, dès cet endroit-là, aussi large que la Tamise, à Londres. Après avoir traversé de nombreuses gorges de rochers, qui apparaissent çà et là comme d'immenses gouffres, il passe à Pella, et, se dirigeant vers le sud, il finit par se perdre dans les sables avant d'atteindre la côte. Il est des voyageurs qui prétendent qu'il va jusqu'au cap Volta, où il se jette dans l'Océan.

Sur la côte orientale, les grands fleuves sont encore moins nombreux; le plus considérable est le Zambosa ou Guama, dont la source , inexplorée jusqu'à présent, est située dans les monts Lupata et dont

les quatre embouchures déchargent ses eaux dans le canal de Mozambique.

Plus au nord, on trouve le Coavo et le Guilimana.

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