SÉRAPÉUM DE MEMPHIS
De l'antique Memphis il ne reste plus rien. Les pierres de ses monuments et de ses maisons étant en pierres très friables, on en a fait de la chaux, et peu à peu la vieille cité des Pharaons s'est trouvée effacée de la surface de la terre.
Toutefois, un de nos consuls en Egypte, M. Mariette, ayant fait exécuter des fouilles sous le sol de Memphis, découvrit le Sérapéum de cette ville ou le temple de Sérapis, un des dieux égyptiens en grande vénération. Notre musée du Louvre a été enrichi de ses dépouilles, et notamment de statues qui montrent quelle était la perfection de l'art à cette époque. Les figures n'ont rien de la raideur d'autres de leurs ou- Trages, et prouvent que l'art progressait en Egypte. Sur d'autres monuments, arrachés aux entrailles du sol qui porta Memphis, on trouve des scènes de la vie égyptienne, représentées avec une richesse de détails qui en fait de vrais tableaux de mœurs. Ce sont des travaux agricoles, des scènes domestiques, des paiements de tributs et dédîmes, des offrandes aux dieux. Les importantes fouilles du Sérapéum ont jeté de grandes lumi.ères sur le culte de Sérapis, qui n'est autre que Apis mort, identifié avec Osiris ou le soleil.