SALLES 1, 2 ET
Jusqu'à la fin de juin, les deux premières salles de exposition française ne contenaient que des sculptures : d’abord une assemblée de bustes qui semblaient réunis en séance solennelle, sous la présidence du Prince Impérial, debout, au milieu d’eux, appuyé sur son escorte fidèle, un fort beau chien, ma foi! (œuvre de CARPEAUX).
A droite, à gauche avaient pris rang des têtes disparates qui n'avaient pas pour habitude de penser ensemble : la tête très-artistement comprise en terre cuite par CARRIER-BELLEUZE, d’un véritable artiste aussi, Théophile Gautier. (Pius loin nous trouverons son portrait par Bonnegrace.) La figure carrée, calme et forte, de l’apôtre du Saint-Simonisme, le père Enfantin, par Mizcer. A côté de lui Auguste Comte, le chef de l’école positiviste, par.A. Erex. Tout auprès Richard Cobden faisant vis-à-vis au À. P. Ventura, ancien général des théatins. Entre les deux, parmi plusieurs officiers supérieurs de l’armée, le général Bigot. Puis M. Lefuel architecte de l'empereur : ces quatre bustes, de tons si différents, font honneur au ciseau souple et impressionnable de M. Ozrva.
Puis, dans la salle suivante, deux groupes d'animaux sous verre :
L'un en plâtre, de MorGni£z : Coq défendant sa famille contre une fouine ; les poussins effarouchés se jettent au hasard sous aile de leur mère. Toutes les plumes légères et fines se détachent à merpre Cette volaille a des émotions qui sont à la hauteur d'un
rame.
L'autre en cire, par MÈNE : La prise du renard ; chasseur écossais, chiens et chevaux sont réunis avec ce goût d’amateur et d’artiste auquel on reconnait toutes les compositions de Mène. Nous le retrouverons dans les salles des bronzes d'art.
A l’autre bout de la salle :
La Science, plâtre bronzé, par Gumery. Une attitude sévère, digne, réfléchie qui rappelle un peu celle du Pensiero.