‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 114 sur 174 · ITALIE, — ROME · texte numérisé non relu

ITALIE, — ROME

Les Derniers jours de Napoléon Ier, par VELA L'expression du visage paraît frapper vivement la foule toujours sensible aux effets dramatiques.

Tout à côté une œuvre moins sérieuse, mais digne encore d’attention, également de VELA, le Printemps, naissant parmi les fleurs.

Plus loin, un groupe colossal en plâtre, toujours du même maitre, Christophe Colomb et l'Amérique.

Mais la pensée revient toujours à son Napoléon mourant.

Autour d'un David gigantesque en fonte, reproduit de Michel- Ange, tour de force industriel exécuté par Papi, on a formé un carré de statues, toutes charmantes. Le géant (que devait être Goliath en face d’un pareil David?) le géant est gardé « par les Grâces. » À ses pieds l’Innocence qui dort de son plus calme sommeil; puis deux figures mutines, éveillées, délicieusement enfantines : l'Amour mendiant, un véritable amour celui-là, bien vivant, quêteur hypocrite riant sous cape. A côté de lui, un Petit Pécheur, le bonnet sur l'oreille, son poisson à la main. Ces deux statuettes sont de CAMPI.

Lucifer, par l'énergie farouche que lui a donnée Conrri, fait nettement contraste avec toute cette nursery naïve.

Charlotte Corday, par MiczioreTTi, et tant d’autres œuvres qu’on voudrait toutes citer, remplissent cette rue si mal baptisée rue de Russie. Il faut la visiter, nous renonçons à la décrire.

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