‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 126 sur 174 · FRANCE. — ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

FRANCE. — ANTIQUITÉ

grandes convulsions dont notre planète a été le théâtre. Aujourd’'hui cette objection tombe devant notre morceau d'ivoire : l’homme a vu le Mammouth vivant, il nous en a transmis le portrait.

Il a été aussi contemporain du Grand Ours des Cavernes, dont on voit un squelette fossile très-complet au-dessus de la vitrine à gauche, et qu’il a reproduit aussi sur pierre.

. De cet autre morceau ‘d'os où parmi des chevaux se voit ébauchée une silhouette humaine ne peut-on pas induire que déjà à cette époque reculée le cheval était domestiqué ?

Les figures de rennes dont plusieurs autres fragments sont ornés ne peuvent-ils pas nous amener à penser que le climat de la France où ils ont été trouvés était autre qu'aujourd'hui ; qu’à l’époque où vivaient ces animaux, il était beaucoup plus froid et de tout point semblable à celui des régions glacées où le Renne se plait encore de nos jours ?

Le buste et les jambes d’une sorte de petit Dieu fétiche, sculptés dans l’ivoire, ne font-ils pas penser à une religion grossière, dont peut-être le beau poignard en os, quise voit tout près, et qui a pour poignée un renne couché, servait à sacrifier les victimes?

Certains objets en silex, comme les flèches et harpons trouvés dans les lacs de l'Aveyron, se signalent par une finesse et un faire remarquables; mais, selon toutes probabilités, ils appartiennent à une époque postérieure : l’homme avait alors le bronze, il savait fondre le métal pour en faire ses outils.

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