‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 130 sur 174 · QUATRIÈME SALLE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME SALLE

Reliquaires: — L’art byzantin apparaît encore dans les reliœuaires et évangiliaire du Trésor de Conques, dont l’un, nommé VA de Charlemagne en vermeil et orné de cabochons, est un curieux spécimen du dixième siècle; mais le gothique s’accuse de plus en plus dans le reliquaire philastère à 6 lobes du douzième siècle de la cathédrale de Reims, celui des Dames bénédictines du douzième siècle, le reliquaire dit de Sanson, du treizième siècle, et dans la châsse de Nesle la Riposte, de la même époque, à la cathédrale de Troyes.

Signalons la collection de M. Barry de Toulouse, collection curieuse, et croyons-nous unique, des poids des pays de langue romane, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.

+ Plus loin les sandales du célèbre monastèrerde Chelles, que leur forme rattache à la plus haute antiquité, peut-être au huitième siècle.

Des chartes et des manuscrits à miniatures, depuis le douzième jusqu’au seizième siècle, montrent les différentes écritures, la science des imagiers, et l’éclat des couleurs de l’époque. Le registre des actes de l’administration de Jacques Coëne, abbé de Marchiennes, de 1501 à 1542 (à M. le baron de Gommecourt), est digne de remarque.

Au treizième apparaissent les émauæ de Limoges, que nous verps: acquérir dans les périodes suivantes une si étonnante perection.

Deux crosses abbatiales en cristal de roche ; provenant de l’ancienne abbaye de Maubuisson.

Deux médailles grand module, l’une en or, l’autre en argent, frappées en mémoire de l’expulsion des Anglais, ne peuvent laïsser le visiteur indifférent.

Parmi les diptyques et triptyques des douzième, treizième, quatorzième et quinzième siècles, soit en émaux, soit en ivoire, deux pièces sont à étudier : un triptyque en ivoire, du douzième, au musée de Lyon ; ouvert, il représente à l’intéfieur le crucifiement ; fermé, il forme une statuette en ronde bosse de la Vierge tenant l'enfant Jésus; l’autre, diptyque en ivoire, du quatorzième, a trois registres séparés par des dais d’architecture, ciselés avec un art infini (à M. Bellaigue de Brugas). Ë

Une curieuse sculpture sur bois à M. Pabbé Jouen, d'Evreux C’est si nous ne nous trompons, un pommeau de selle, d’un côté est un chevalier armé de pied en cap combattant un lion, de l’autre, un noie sauvage sans armes, mais velu, combattant le même animal.

Une pièce à remarquer encore est la châsse de saint Loup à l’é-

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