‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 131 sur 174 · FRANCE. — XVI° SIÈCLE · texte numérisé non relu

FRANCE. — XVI° SIÈCLE

glise de Saint-Taurin d'Evreux; cette pièce serait parfaite si elle n'avait pas été, en 1830, l’objet d'une restauration trop visiblement considérable.

Sur un meuble de chêne une singulière rangée de moines, statuettes en marbre blanc au nombre de dix; ces moines ont, sous leurs draperies, admirablement rendues, et sous le capuchon qui enveloppe leur tête, des attitudes variées, naturelles, risées qui ne semblent pas appartenir à cette époque de Part.

La merveille de cette salle est dans la première vitrine de droite. Ce n’est rien moins qu’une statuette équestre en bronze de Jeanne d'Arc, travail du quinzième, appartenant à M. Carrand. Sous cette armure de soudard sans armes offensives, sur ce cheval trottier on reconnaîtrait difficilement l’héroïne de la légende s’il n’était écrit en toutes lettres sur le piédestal : La pucelle d’'Orliens. De l'avis des archéologues c’est cependant le portrait le plus authentique que nous possédions d’elle. I

Dans la vitrine qui suiton voit deux reliques vraiment nationales : le pourpoint de Philippe le B2l et celui de Charles IV son fils, alors enfant, donnés à la cathédrale de Chartres en 1304 en l’honneur de la victoire de Mons en Puelle, gagnée sur les Flamands.

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