‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 47 sur 174 · TRAVAUX USUELS · texte numérisé non relu

TRAVAUX USUELS

De toutes les expositions que renferme cette galerie, la plus eurieuse, celle qui a le privilége d’attirer le plus de visiteurs, c’est incontestablement celle comprise dans la classe 95 et qui est consacrée aux travaux usuels. Sans doute, les machines sont fort iniéressantes, mais elles sont muettes, tandis que les ouvriers, les ouvrières surtout sont parlantes. Et puis, n’y a-t-il pas un grand intérêt à voir la matière première se transformer en objet dont nous nous servons tous les jours? C’est ce qu’a pensé la Commission, et sa tentative a été couronnée du plus heureux résultat.

Fabrication des chaussures.

Avez-vous besoin d’une paire de souliers ? 45 minutes et 10 fr. 50 vous suffiront pour l'obtenir en vous adressant à M. Latour. Voici d’abord celui qui taille la peau, qui coupe la semelle, grâce à un pliant en fer, c’est l'affaire d’un coup de ciseau. La machine à coudre se saisit aussitôt de. cette peau ou de cette étoffe; plus rapide que la parole, on la voit se promener dans tous les sens et assembler par des liens très-solides ce qui était désuni. Vite une autre ouvrière s'empare de ces deux objets destinés à ne faire qu’un; à l'aide de clous elle rassemble et fixe la peau à une première semelle, puis passe l’ouvrage à sa voisine qui doit le compléter. Celle-ci y ajoute une seconde semelle sur la première; à l’aide d’une machine elle la visse dans toute sa longueur. et abandonne son œuvre à une autre qui doit y mettre la dernière main. Celle-ci coupe les têtes de vis qui, tout en cuivre qu’elles sont, tombent aussi facilement que des broches de bois ; à l’aide d’une meule, elle égalise leur extrémité, et la chaussure se trouve finie, propre à contenter le client le plus exigeant.

Comme les extrêmes se touchent, tout à côté est une taillerie de diamants, moins complète que celle que nous avons décrite dans le Parc.

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