ALLEMAGNE, — AUTRICHE
Les parfumeurs ont remplacé les princes qui, au moyen âge, établissaient sur les places publiques des fontaines de vin et d’hypocras. Ce n’est pas qu’on vienne s’abreuver à cette fontaine d’un nouveau genre, mais on y trempe son mouchoir, et queïques-uns, il faut l'avouer, s’en acquittent consciencieusement, faisant üne provision de parfum pour quinze jours au moins.
Trois ou quatre fontaines rivales, qui s'élèvent là tout autour, facilitent cette distribution générale, et ce qui parait générosité west que concurrence lorsqu'on va au fond des choses, et surtout lorsqu'on fait attention aux bouteilles qui sont tout à côté comme des tentations vivantes, et qui, celles-là, ne se donnent pas, mais se vendent au contraire fort cher.
Pour terminer la visite de l'exposition prussienne, il faut aller dans la dernière salle, celle consacrée à la librairie et à l'imprimerie ; on y verra de très-belles cartes ; ceux qui ont visité la Sicile trouveront un plan en relief de l’Etna; quant aux autres, ils jetteront avec plaisir un coup d’œil sur les images populaires, et surtout sur les gravures tirées des œuvres de KauLBACH, un des peintres qui personnifient le mieux l’art dans l’Allemagne moderne.