‹ Les curiosités de l'Exposition universelle de 1867Chapitre 83 sur 174 · GRÈCE · texte numérisé non relu

GRÈCE

« Du miel dans un pot, des raisins de Corinthe dans un bocal, un « peu d'huile, un su de vin, un peu de coton, un peu de garance, « une poignée de figues, un peu de vallonée, un cube de marbre, « et une vitrine où s’étalent quelques costumes grecs. »

C’est ainsi que M. Edmond About dépeignait le contingent fourni par la Grèce à l'Exposition universelle de Londres. Depuis cette époque, le roi Georges a succédé au roi Othon, mais l’agriculture et l'industrie nationale sont restées les mêmes. Si nous ajoutons au catalogue précité quelques citrons, quelques éponges, quelques tapis grossiers, quelques meubles aussi disgracieux qu'incom-

modes, nous aurons parfaitement fait connaître l’expositiongrecque de 1867. Les costumes de femme sont jolis, mais l’industrie quisse borne là est une pauvre industrie; la collection de livres et de journaux qu’on à réunis à cette exhibition ne fera pas faire un pas à Part typographique ; le seul objet curieux qu’on remarque est un spécimen de l’art byzantin : il consiste en deux petits cadres représentant en ravissantes miniatures sur bois des scènes de la Passion.

La Grèce a encore deux er dignes d’attention: sespoignards, ses épées aux fourreaux cerclés, à la lame damasquinée, ses riches vêtements albanais, où tout est velours etor; puis, noble et précieux héritage, les ruines de ses monuments, dont de belles ei fidèles photographies sont exposées tout près du salon des beauxarts.

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