LE PAEG. — QUART ORIENTAL. — TUNIS
douceurs du Kief et à cette vague contemplation familière aux Orientaux; les Bain^^ gui répondent à certaines prescriptions religieuses, et où Ton devise, en buvant le café, des nouveUes du jonr.
L'exposition turque nous fait donc assister aux scènes les plus* caractéristiques de la vie musulmane; c'est là son côté sérieux et son principal élément d'intérêt.
b Uosqna turc.
Le Eio9f» est un de ces pavillons d'été {Kanali) comme on en • construisait autrefois sur les rives du Bosphore, et où les pachas viennent respirer la fraîcheur de la mer, en suivant du regard les blanches voiles des Caiks,
Ce pavillon d'une longueur de six mètres environ et bâti dans la forme rectangulaire qu^iffectionnent les Orientaux est un modèle de style turc ancien; ses toits fortement projetés, ses revêtements extérieurs en briques émaillées, ses doubles fenêtres aux légers treillis, aux frôles colonnettes. aux fines arabesques d'or, lui impriment un cachet particulier a*élégance et de coquetterie.
A part deux cabinets treillagés ouvrant sur un petit vestibule, en arrière du perron, le pavillon forme un salon unique, entom de riches divans {mindeduk»)- Vis-à-vis la porte d'entrée un bassin et une fontaine carrée en porcelaine blanche, d'où s'élance un jet d*eau légèrement parfumée; sir les murs à fond d'or des peintures représentant des papillons et des Ûeurs aux tiges entrelacées. Les enlacements d'arabesques, au plafond, sont éblouissants, et dans la partie supérieure de la muraille d'étroites ogives, aux vitraux voilés d'une guipure de plâtre, produisent de ravissants eUets de lumière.
Les bains tores.
Les Boîfis, situés en face du kiosque, forment avec lui un con* traste frappant; c'est la pauvreté à côté de l'opulence, l'asile de la plèbe musulmane auprès de la demeure d'un pacha.
Ce petit édifice, surmonté de deux coupoles, irr/^gulièrement bâti et peint en deux tons différents, est une réduction assez exacte des bains publics ordinaires; la reproduction toutefois est moins fidèle au deaans, et cela tient sans doute aux dimensions trop exiguës du bâtiment.
On y retrouve bien les trois salles indispensables, le vestiaire^ VétuvB et la pièce intermédiaire où le baigneur s'habitue par degrés à une température excessive ^ull ne pourrait supporter sans transition ; mais l'intérieur des bains turcs est loin d'être toujours aussi simple: on y rencontre souvent plus de confort et d'élégance. Les entre*coionnement8 de la salle d'attente forment par exemple
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