PERSE. — CHINE. JAPON. — AMÉRIQUE
laines, que nous sommes accoutomés à voir chez les marchands de curiosités de la rue Vivienne.
Peut-être Dourrait-on citer cependant des cornes de rhinocéros, d'un merveilleux travail, de remarquables portraits de femmes, un Joli miroir en acier poli sur pliant en laque, et un tableau représentaDt une promenade sur l'eau, dont les personnages se découpent en relief 4iur un autre plan (|ue le paysage.
A la CSiîne appartient une curieuse vitrine ae livres oii Ton peut voir le texte officiel du traité de 1859 , des numéros du Moniteur de Pékin , et le Yking^ livre dont l'écriture primitive remonte à . 1500 ans avant notre ère.
Il y a là des impressions du Thibet, à peintures et enluminures mêlées au texte, des choix de poésies, des traités bizarres, comme celui-ci : « 12 stratagèmes comparables à des murs en fer, entourés de fossés d'eau bouillante, pour la défensu des villes. »
On y découvre enfin des romans intitulés V Épouse accomplie^ VÈpmae dPoutre'Umbe. Les littérateurs chinois, on le voit, cultivent le roman comme les nôtres, mais, 8*il fkut s*en rapporter au titre, nous sommes en droit de penser que les mères chmoises n^ont pas besoin d'en interdire la lecture à leurs filles.
Le royaume deSi .M nous présente seul quelques nouveautés, des instruments de musique enferme de pavillon, d'autres imitant des barques et portant une table analogue à celle de nos //armonica, des flûtes en bambou ressemblant au Si/rmx antique; plus loin des ustensiles de ménage, des petits canons d'acier ciselé et une collection de masques . horribles à voir, destinés sans doute aux guerriers indigènes; la foule s'arrête longuement devant un pavillon qui renferme deux modèles de Gneririera siamois à cheval, en grand costume et tenant en main d'immenses lances vernissées. On regarde aussi beaucoup des Chaires de bouddhistes à forme élégante, un nécessaire imitant la forme d'une pintade et une coiffure d'actrice ressemblant à un dôme pointu. Dans un coin deux figures curieuses représentent à ne pas s'y méprendre la Misère et la Faim.
En somme, l'exposition asiatique n'apçorte au concours international qu^m contmffent à peu près* insignifiant, et qui n'atteste aucun effort particmier tenté en vue de cette grande lutte pacifique. ,
ftALERICS AMÉRICAINES.
ÉTATS-UKIS, BRESIL, RÉPUBUQU£â, £TG.
Quoique les guerres civiles aient détourné trop longtemps l'Amérique des occupations industrielles, aient paralysé ses efforts et empoc hé ses préparatifs pour l'Exposition, elle ne s'est pas moins fait représenter au Champ de Mars, et dans tout ce qu'elle a.en-
1S6 OàLBBIES DES PiU>IHJn» INDDSnUfiUL-- AHÉBIQUE.
Toyé se retrouve bien le caractère aventureux et incomplet de ses populations. L'Américain tient encore au sauvage d'un côté, tandis qae de rMr» il lovdM aux eonfins é& la civilisation la plus rafû- JM : ton étal «odal, prodait d'viie édotion fafttm, porte à la fids la traee des institutions les plus aTanefoi et des usages les phis barbares. A côté de ses wagons qui ne comptent qiraiie sevle classe, où la plus franche démocratie est pratiquée , vous poiives voir le revolver que l'Américain porte toujours avec lui pour sa défense personnelle. Même lacune dans son industrie , sî incomplète, SI nulle sous certains points, si progressive sous certains autres, notamment sous celui des machines, dans lequel il devance PEuropéen tt lui fournit des modèles. Aidez voir dans la galerie des annexes, tout à edtôde la porte Suifren, oette magnifique Locomottve ^faHradffiinliosdetàisles visiteurS) non moins poursafoice qae povr sa beaioté. Pour en revenir à l'intérieur du Palais, TexpositioQ américaine se divise en quatre parties bien distinctes : les États-Unis, le Brésil, les lies Hawaî et les républiques de l'Amérique du Sudy bien différentes eomme bubuts et oomne productions.
Les États-Unis n'ont guère que leurs mines, dont ils ont envoyé plusieurs beaux spécimens , leurs pelleteries, dont on peut contempler la source dans l'Ours blojic empaillé, ce voyageur qui se oonne aoz banquises des mers polaires et poursuit sa proie sur les champs de glace les plus éitendnis. Les prodoits de leur indotvie eont peu nombreux, mais caraetézi8tîn«ies : cM un Ganaa imitar qui a servi dans la demiève^iierre ; c^estnne Planisphèra, avae un mécanisme très-ingénieux, faisant mouvoir à la fois la terre, la lune, le soleil et plusieurs autres astres; ce sont divers instruments à Pusage des dentistes , dont les Américains ont perfectionné Part, non sans besoin ; ce sont des Pianos dont on a parlé beaucoup plus Kju'ils ne le méritaient : ils ont une sonorité très-grande, mais la qualité et régalitè du son laissent beaucoup à désirer. Ces pianos jouissent d'une réputation universelle, surtout depuis qu'ils <«t obtenn àLondres la grande médaille d'honneur. Leur prétendttosnpénniifté,dit-oD, tient à denx poiftotimeinents, l'un mû leur per- BMtfttftit de résister aux variations atmosphériques (il s^ag^ d'an iNorage de£onte dansTint^eur du piano); Tautre, ^ donnerait • aux registres une plus grande égalité que dans les pianos européens. Est-ce vrai? Si nous recherchons les choses curieuses, il faut nous arrêter à un système d'horloge antique qui indique simultanément les heures sur les cadrans les plus éloignés, et enfin donner un coup d'œil à 1 Orfèvrerie, où le ^énie national n'a pas moins laissé son empreinte ; deux des principales pièces sont des bateaux à vapeur «n argent aveeSousleurs agrès, et d'one longueur de 50 oe&timètras. A se tNdt iie.deviM>4Hni pas le peuple eirisz la maefaîne est presque divinisée?
Les awgiet<«tiiitéi«t à visiter l^esfasiUott des Étils-U eù
AMÉRIQUE. — ANGLETEEIRE. 127
Ton s'est beaucoup occupé d'eux. Ils n*y yerront pas^lXiais il» y liront par le toucher, des Bibles et des Encyclopédies composées exprès pour eux en caractères gaufrés. Nous connaissons bien en France aussi ces impressions en relief; mais ici le caractère employé est ]e caractère romain ordinaire et non pas le système particulier de points que l'on emploie en France pour le même usage.
Les HËPUBLiQUEb américaines ont plutôt envoyé les produits de leur sol que ceux de leur industrie , et les ontezposM âmdes salles dont la d£q[)Ositicm, l'onementatioti, rappellMit la végétation tropicale de leur elimat.
L'Uruguay avec ses Costumes iê {Momûhoiy excitera toujours un vif intérêt parmi les visiteurs. L'un représente un lacenr de bœufs, monté sur un cheval, un lacet à la main et se disposant à s'emparer de quel<jues-uns des ruminants gui paissent en liberté dans ces prairies solitaires ; ici c'est un cavalier arrêté et interrogeant une jeune fille; plus loin, un gentiliiomme ayant derrière lui sa femme enveloppée d'une mantille noire* celle-ci est simplement assise MT la crovpe du dicTal et non à cae^ complètement , comme le faisaient M dames du moyen âge, qui eofiduisaieut ainâ leurs dbetaliers aux tournois. Ghes tons ces habitants de rtJruguay il y a quelque ckose qui a plus de cadiet encore que leurs vestea brodées, leurs pant:\lons blancs et leurs éperons , c'est l'expression de , leurs yeux et leur épaisse barbe noire, ûaus ces ^es il y a Àla fois de l'Espagnol et du brigand.
Les lies Hawaï ont un élégant petit cabinet pour l'exposition de leurs produits. Enfin l'Amérique se termine par un assemblage complet des Bois précieux du Brésil, disposés^ dans une salle dont les parois et le plafond irn^ent asses bien par leurs peintures et par le demi-jour (jui y pénètre à peine, les teèts fierges uù cittiaaeut les objets qm y sont «^arts*
aNOiETCBUE.
Quoique la rivalité de la France et de T Angleterre soit placée sur un terrain spécial qui est plutôt de la compétence des hommes du métier que des simples curieux, l'exposition de ce peuple industrieux et commerçant par excellence ne mérite pas moins vue sAriêuse attention. rfeonomiste se demande comment uUe peut ^ donner ses produits à plus bas prix quand ses ouvriers sont mieux * • payés que les nôtres, le visiteur prend plaisir à regarder son mobilier, son orfèvrerie, tous les objets enfin où le luxe et la fantaisie «e déploient, et où Londres essaye de faire concurrence à Paris.
On sait de quelle réputation jouit la métallurgie anglaise et quelle est la richesse de ses mines. Aussi , sans être spécialiste, passe-t-on avec une sorte do respect au milieu des échantillons de houille de Gardiil, des spécimens de fer du comté de Dudiey, des
fils de fer et .de laiton exposés par M. Everitt de Birmingham, des pièces de fonte et d'acier envoyées par les usines de Sheffield.
Les dames cherchent en curieuses les célèbres aigaillfs de Birmingham ou de Londres. Elles ne passent pas non phis indifférentes devant les instruments de ménage fabriqués à Wolverhampton, ni devant le matériel de chauffage, ces fourneaux économiques luisants, coquets, qui dénotent un goût prononcé pour le confort domestique.
Le confortable règne partout dans ce royaume ; s'il se montre dans la vie intérieure, il se révèle aussi dans la vie du dehors; les
objets de voyage, par exemple les sacs, sont des modèles de prévoyance ; on reconnaît bien là ces rjentlemen qui ont l'habitude de' parcourir le monde et d'y porter toutes leurs aises.
Une des merveilles de l'Exposition au point de vue métallurgique, c'est la ^^rande chaudière en platine faite d'un seul morceau,
âui a une valeur de 62500 francs. Dans la même vitrine se voit un ngot du même métal, pesant 100 kilos et v lant 85000 francs. Un autre objet digne de remarque, c'est un collier de tUamainU oitslraliem composé de topazes blanches de la plus belle transparence.
On sait la réputation des cotons, des draps, des dentelle^, des guipures de Nottingham et des mousselines brodées d'Irlande et d'Écosse; ceux que ces objets intéressent les trouveront dans la ffalerie des vêtements, ainsi que les soieries qui sont belles sans doute, mais que laissent bien loin derrière elles celles fabriquées à Lyon.
Les étalages anglais.
Ce oui frappe dans les exhibitions des Anglais, c'est le métier qu'ils ront faire à Part, c^est le sentiment pratique avec lequel ils
comprennent le pa^ti qu'on en peut" tirer pour les étalages; ils l'utilisent partout où il leur faut quelque great attraction, ils lui fonl faire comme une par.ide devant les spectacles les plus ingrats de l'industrie. Les dentistes figurent des sujets de tableaux avectles rangées de dents; les vétérinaires, des arabesques avec des fors à cheval; les pharmaciens, d'élégants monuments avec leurs flacons finement ouvragés; les parfumeurs, des statues de savon; les fabricants de bougie, des candélabres avec leurs blocs de cire gigantesques.
Cette habitude caractéristique déborde jusque sur la façade an-
f plaise du Grand Vestibule. Là, parmi des merveilles d^étalage où 'Angleterre semble avoir mis en rang ce qu'elle a de mieux pour disputer à la France les premiers regards, vous voyez se dresser un monument goihique aux cloche Ions bariolés de vives couleurs. Il porte cette simple indication : c Mmchester. » Vous croyez y trouver un modèle d'architecture; mais approchez-vous; cette cha-
Selle sort d'une filature! elle n'est qu'un spécimen des fils de coton e Wims et die. Ses colonnettes sont laites en assises de bobines
ANGLETERRE. — MOBIUBR. — ORFÈVRERIE. 1S9
empilées, ses voûtes, ses retombées, ses nervures ne sont que des enroulements de fils bleus, rouges, verts, jaunes. C'est là plus qu'un chef-d'œuvre do patience. Ces arrangements qui mercantilisent l'art, qui eu font le serviteur de la réclame, sont tout un trait de mœurs.
Mais comme correctif Fart , l'art véritablo est aux deux cdt6s de cette exhibition, représenté par de magnifiques groupes d'argent, sortis des ateliers de Hancock and son. Par là nous en* trons dans l'orfèvrerie.
Orfèvrerie anglaise.
Il est dédié à Shakspeare, le premier des groupes que nous remarquons dans les vitrines de Hankock and son. Gela se devine à la figure du poète élevé par une sorte d'apothéose au-dessus des divers personnages de ses tragédies, Hamiet, Ophélie, etc. L'autre est évidemment consacré aux victoires anglaises ; c'est un trophée de drapeaux gardés par trois cavaliers anglais de différentes époques, 1661, 1742, 1855. Est-ce une omission, est-ce une délicatesse internationale de l'exposant qui lui a fait taire la date de Waterloo !
L'orfèvrerie anglaise a envahi par ses vitrines le Grand Vestibule. Là s'étalent les coupes (racing cups) données en prix dans les courses et conquises par les jockeys anglais; celle aussi gagnée par les volontaires dans le concours international de tir. I^ous en recommandons la devise: c defence not défiance i. '
Ce qu'il faut voir encore, c'est le magioifiaue pavillon occupé dans ut ^[alerie III par Hunt et Rosskell ; là le bouclier offert en 1857 à Sir James Outram, général des armées anglaises dans rinde par ses compagnons d'armes ; là aussi un combat de cerfs où l'artiste parait avoir triomphé des plus effrayantes difficultés de ciselure.
Le Cygne argent.
'Où est le cygne? telle est la question qu'on entend le plus souvent dans la galerie anj?laise, et quand on est en présence du superbe animal qui nage sur des flots argentés et qui étale ses ailes emplumées, tous les souhaits sont pour le vou* bouger. Car il bouge à ses heures. Il ondule son long cou, il cherche dans les ' vafzrues quelques poissons innocents et précieux comme- lui, il en fait sa proie et les avale tout simplement. Le plus beau spectacle est encore celui des spectateurs, les yeux pétillent dans cette foule avec un éclat que tous les reflets de l'or ou de l'argent ne rendront jamais.
Mobilier anglais.
Les Anglais n'ont pas craint de rivaliser, pour le mobilier» avec l'exposition française; ils ont posté en avant-garde, sur le Grand
130 qATiffilW DES PRODUITS ïNm&msLaL
Vestibule, comme pour les opposer aux uom» de Eoiââfen q( 4e Lmoine, ceux de Crace et de Gillow.
Les visiteurs qui ne jugent du goût anglais qvo par ces deux installations à qui revient la lo roe tâche de soutenir les premiers feux de la critique, se font l'idce peut-être exagérée que nos voisins d'Outre*MaACliA ont la main lourde dans leurs deaùnsr; — ijQ'ils a'embaivmeQt à la recherebe d'un style qui lenr manque ; — qu*Us n'onl li aobriM ni aîiD|klicit6daii8 Ik eombiBaboa de leofi» ornements.
Ce qu'on Toit dès Tabord, en effet, ce sont de lourds dressoirs, plus chargés encore de couleurs que de sculptures; un piano d'un goût douteux, aux lignes indécises, aux mélanges discordants de bois mal accouplés. — Mais la critique, dans ces termes sévères, ne doit pas être généralisée. Pénétrez plus avant.
Les Anglais oiit qucl<^ue pas plus loin un très-bel ensemble, de quoi effacer cette première impression; Bans le magnifique cafté
ri*oceiipont MM. TroUope and so», on notera nue aimotre en noyer, cinq panneaux avec une glaoe au milieu: ce meuble est incrusté de filets de dhers bois, et cette lois ralliance des cQuleiiraeil combinée avec une sagesse très-heuieuse. A côté se trouve un bar but à pavillons contenant chacun entre quatre colonnettes une urne en bronze. Ce bahn t a par son st^k et ses inscriptions latines quel* ques prétentions poétiques.
Kn face est l'exposition de MM. Wright et Mansfield. Ils ont une armoire en citronnier assez délicatement ornce qu'ils doixucnt comme un s^écimeu du style anglais au dix-huitième siècle.
laeitroimier seinbleétreunboisdej^rédileetioQ pcnf leefilbricmts de ce pajs. Us en tirent du moins un ]^rti remarquable, d'excellents effets. C'est là surtout que se réfugient la simplicité et Télégance. Tout en sacrifiant à la mode du jour, le style pompéien» MM. Heal and son sont parvenus à donner une physionomie exempte de bizarrerie à plusieurs meubles du môme bois. Ce .sont: une armoire, un lavabo, un lit, une ^lace forme psyché flanquée de deux panneaux; tout ce mobilier a le même caractère: quelques filets
féodal, mi -religieux, de MM* mkud and «ou. Ncnie (lafieriona oe
meuUe.dttie une sacristie.
Les curieux qui a*ofit pas une sympathie marquée pour ces retours au moyen âge, se pressent plus volontiers devant la table ronde de MM. Filner and son. Ceci est une invention moderne; c'est plutôt le mécanisme que la forme qui fait le mérite de ce meuble. Une difficulté vaincue était celle-ci : Agrandir à volonté une table ronde sans l'ouvrir pour y placer des allonges, cette éternelle et unique ressource utilisée par nos pères en pareil cas. les aUoBges son! emculams et extériennea. Voilà Vimprowami.
âKOURBRRE. MOBILIBR. — GÉRÂMIOUB. 131
EnSn les Àiiglais oat dâ très^beaux lits de cuivra ouvragé de
Tapiasesia anglaise.
Le public n^accorde pas une grande attention aux ti^ia anglais, qui sont relégués, on ne tait pum quoi, dans la galerie de» matiè^ res Meulières. Cependant la mbrieatiqn des tapisseries est pour les Anglais une prétention, àcenp sûr un espoir pour l'avenir. Il faut les entendre parler de leur t tapestry, • tapis imprimés à Halifax, de leurs t Axminster > fabriqués à Wilton, de leurs t Jacquard », dits Bruxelles^ dont les principales manufactures sont à Kidderminster. Pour tous ces produits, comme pour les étoffes peintes, comme pour les porcelaines, comme pour les cristaux, l'art décoratif s'affirme en Angleterre. Il se dit entré dans une voie pro-
f ressivô ; et partout une môme cause est assignée : l'inHuence des ' eelea on?rièree.
Porcelaines anglaises^
La céxaiDi(|tte anglaise, très-renoannée parmi uouSl, tient gran* dément son rang. EÎie est surtout représentée par la fabrique de Minton and co qui couvre de ses proauits varies un largo espace riverain du Grand Vestibule. La fabrique Minton and co, à Stokesur-Trent, produit de tout, des faïences d'art, et des faïences communes, du biscuit de porcelaine, des services de table (notons en passant un service exécuté pour la duchesse d'Hamilton)^ et toni à côté des cuTeltes et des pots à eau, des porcelaines peultes avec luxe et des eoupes en émaux noirs. La réQ;>utation de leurs porce^ laines 9st d^être légères et transparentes, on les dit encore bon marché ; mais de beaucoup nous préférons leurs faïences ; elles sont originales, elles sont artistiques, elles ont un cachet nouveau. La porcelaine anglaise au contraire, telle nous l'avons vue il y a douze ans, telle nous la retrouvons : pas de changement ; la vieillesse la gagne ; toujours les mêmes dorures et les mêmes festons.
Une autre fabrique importante e^t celle de Wedgwood and sons. Des fieurines antiques en biscuit blanc se détacfiant comme étti bas^reiiefii sur un fond le plus souvent clair blenfttre. telles sont les ^Euneuses porce^aHMS de fVèdgwpod. L'antique cémrité de cette maison ne perd rien à l'Exposition. BUn sj fait remarquer aussi par de belles peintures sur faïence.
Si là encore, pour le çoût décoratif, les Anglais, comme ils le disent, sont en progrès, ils l'attribuent à l'éducation donnée par les écoles d^art ms. ouvriers dans les districts manufacturiers*
XiA crislalkm aayiaUe*
Elles sont trèa-7ariées, les œuvres de la crislallerie de Londree ou de BînnîDgbam. A cèté des lustres de James Green, des candé-
Diyiiizea by CjOOgle
132 GALERIES DES PI^ODUITS INDaSTRIELS.
labres en style grec de Dobson, vous voyez des articles de gobeletterie pour usage de table manufacturés par MM. Chance, également fabricants de verres pour phares. A côté des verres et des carafes à gaufrures treillagées, encore de James Green, car il occupe un vaste emplacement, vous voyez dans l'étalage de John Miilarand ce» d'Edimbourg, des cristaux d'art, des flacons surtout; tel de ces flacons, au ventre plat, est ciselé comme une orfèvrerie. L'artiste qui taille des sujets antioues sur celte fragile matière, s'inspire d^excellentes traditions, u contribue à donner aux An-
Î^lais le droit de se dire c en progrès pour l'application de l'art à a décoration des cristaux. »
Bfioiiterie anglaise.
La bijouterie anglaise se révèle par des combinaisons heureuses de pierreries qui ont un crand cachet d'élégance et de distinction. Bien des convoitises, bien des péchés mignons d'envie, bien des tentations féminines s'éveillent à la vue resplendissante de ces colliers chatoyants de mille feux, de ces parures si riches de diamants et de perle. Il y a dans ce genre un diadème et des bijoux éblouissants exposés par la comtesse de Dudley. Remarquez aussi deux costumes des p'^inces &terhasy; le tissu en est tout brodé de perles ; deux coffrets arpioriés appartenant au prince Alfred!.
Modèle du palais des arts et des sciences.
Ce palais doit être érigé à South-Kensington, sous la direction d'une commission provisoire présidée par le prince de Galles. Voici à qneWe destination oq le réserve : à des Congrès scientifiques et artistiques, nationaux et internationaux; à des concerts, à des distributions solennelles de prix, à des réunions de sociétés qui auront pour but d'encourager les sciences et lés arts, à des expositions d^agriculture, d'art et d'industrie: rien que cela! Le modèle a été fait par M^M. Jackson et fils.
Combat entre nn lion et un tigre.
{The struggle,)
Ces féroces combattants sont empaillés et, pour plus de sûreté, mis sous verre, rassurez-vous. Tout ensanglantés de leur lutte, ils
se tiennent embrassés dans un mutuel déchirement, sur le corps gisant d'une victime qu'ils se disputent. Cette scène d'histoire naturelle dramatique vaut un très-grand succès au naturaliste.