ANGLETERRE. — INDES ANGLAISES
Les iiianos anglais
occupent une grande salle que domine magnifiquement un orgue colorié de Bryceson, ilauqué de petites orgues de Bevington et de Glïeual and sou.
Librairie et imprimerie anglaises.
L'Angleterre se fait remarquer par ses éditions de luxe ; on voit que nos voisins ont beaucoup ds guinées à leur disposition. Je ne
la blâme pas, au reste, parce qiren retour elle fournit au pauvre
Îiour 10 centimes ua ou vrage de 38^ paçes in-32 ! Et ses journaux! es avez- vous comptés? Un par idée. Il en a été enregistré 1657 dans l'année terminée au 30 juin lS6k. Ce qui alimente surtout le commerce de librairie de l'autre côté du détroit sont les publications religieuses. On ne peut les éuumérer. La ^m/tsA andForeign Bible Soaety a publié le livre saint dans toutes les langues connues. On s'arrête aussi avec intérêt devant la Bible offerte au prince de Galles.
EXPOSITION INDICNNE.
L'exposition indienne est une des curiosités non-seulemeut de l'exposition anglaise, mais del'exposition tout entière, et les trois ou quatre salles qui y sont affectées comptent parmi les plus intéressantes du Champ de Mars. En vain les livres, les gravures, les récits des voyageurs nous ont familiarisés svec cette civilisation orientale si différente de la nôtre. Dans ce pays du soleil et des castes aristocratiques, tout (du moins tout ce qu'on voit), tout est or, soie ou velours. Regardez ces toffes dont 1 1 richesse semble un rêve, ces selles magnifiquement chamarrées, ces gazes bro léesd'or et d'argent, ces vases en or repoussé, sur lesquels est mollement étendue une déesse indienne, ces jovaux de Golconde, ces bijoux qui ont un caractère si étrange, et aont le travail témoigne d'une
Ïtatîence aussi grande que celui des diâles. Les Mille vne Nuits, es féeries de POpéra n'avaient jamais éveillé dans l'esprit des désirs aussi insensés que la vue d'un pareil luxe peut en faire naître.
Voici un atneublement de Bombay en ébène sculpté et découpé à jour, qui n'est effacé que par les rares produits artistiques que nous
Î)Osséaons en ce genre, car la richesse a to jours été effacée j)ar 'art. On ne saurait compter les sculptures en ivoire, les statuettes et les pagodes; mais il faut remarquer les peintures sur verre, où les costumes indiens sont repro luits avec une si grande fidélité, et les pbotofi'raphies représentant certains monuments de Flnde, notamment la pagode ae Bancakr et le temfle âe Bobeneewar.