ILE OE HALTE
Auprès de cette dernière salle, allez voir un cabinet uniquement consacré à l*ile de malte : un paysan, une paysanne maltais sont dehout dans leur simple costume; comme trait distinctif ils portent un chapelet et de ^osse^ épingles à Wa d'argent. Dans une idtrine une grande dame maltaise, curieux mélange d'Orientale et d'Eq^agnole. Des vases enterre de lialle ingénieusement sculptés, un plan de l'Ile» des photographies de ses principaux aspects, suffi» sent pour donner une idée ,ae ce petit ooin de teire si oé&ttbte
BMUX-ART&
L'exposition des beaux-arts, cette année, ne ressemble en rien à celle de 1855. En 1855 les beaux-arts étaient isolés dans une Annexe, il fallait s'y rendre exprès, et une fois entré il vous était impossible de soulager la fatigue des yeux. Cette année, quand cet émouiitiiniiit nérvitable que cau$e à la longae la vue des tableaux cemmenoera à irons gagner, tous «nrei u refuge nlunl dMs les galeriet Toiamm oà Ite pénètre par de aoaibreoaes teiMk
Ce n'est fias seulement cette amélioration matêrieÛeqvi différencie les deux expositions, celle de 1855 et celle d'aujourd'hui. Elles sont plus profondément dissemblables encore par leur caractère. On se souvient que TExposition précédente admettait des œuvres remontant presque aux premières années de ce siècle. C'était Pétalage solennel de toutes les richesses artistiques accumulées depuis près de trente ans. Les diverses nations, les diverses écoles s'y waient de oe ^'ellea araieai de plut céièbro 61 de plus aaiUam. Mlà, un singuliarmélange dedateSydesauaohronisBieSydrciipMt nrler ainsi. Les emurs dont on était revenu, las passions éteiatas, ^ les hitles assoupies se réveiliaieo^ et dans le pôle-mèle des ten- ^ dances passées, les tendances du |oiir devenaient insaisissables. Le romantique par exemple reprenait sa vieille querelle avec le classique. Ingres se redressait devant Eugène Delacroix. Le public dérouté par ces résurrections ne savait pas suivre du regard les progrès récemment accomplis et se méprenait sans cesse sur la signification de Tart moderne. Sans doute il fallait cette solennelle cuuTOGation de Pemm artistique de notre siècle pour prend» un point de déçart et mesurer ensuite l'espaee pareoum. Hais aens sommes arrivés maintenant à une période plus intéressante eanoÉs.
Qu'est dçvenu l'art depuis douze ans? à quel idéal nonreau aspire-t-il? quel profit a-t-il retiré de ce graaôd enseignement des expositions internationales ? Répondre h cette question est le privilège de l'ExposUion actuelle. Elle donne une iaée plus nette de la physionomie de l'art moderne, un pressentiment de son avenir. Elle accuse une réaction plus prononcée contre les systèmes de peinture qui étaient en rivalité sous 1*6 règne de Louis-Philippe, et qui
186 OALERIE DES BEÂUX-ÂRTS. — FRANGB.
dans les entraînements de la lutte exagéraient leur antithèse par \ des contrastes extrêmes. Les disputes sur la ligne et la couleur n'ont plus d'écho dans les galeries que nous allons parcourir ; il y a encore de la fantaisie, de l'archaïsme, une prédilection pour le réalisme ; mais les angles sont adoucis, et ce qui domine aujourd'hui, c'est une entente commune pour observer scrupuleusement la nature. En on mot moins de caprice, moins de hardiesse aussi, mais plus de conscience. t